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Plus de maîtres que de classes (PMQC) : le site "L’école de Julie" intervient à nouveau sur ce "dispositif qui interroge"

22 juin 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Ca fait maintenant 2 ans que je suis PMQC (Plus de Maitres Que de Classes) dans mon école. Ce dispositif fait partie des nouveautés liées à la Refondation de l’Ecole, et est prioritairement implanté en REP

PMQC, un dispositif qui questionne !
Concrètement, je suis maitre surnuméraire, et j’interviens de la GS au CM2 en maths et français selon plusieurs modalités : prise en charge de groupes de besoins, de groupes hétérogènes, et surtout travail au sein de la classe, à 2 enseignants (coenseignement).

J’avais fait un petit bilan de notre première année dans cet article. Ce qui a beaucoup changé est la proportion de coenseignement, qui s’est inversée cette année. Je ne suis plus très souvent dans ma salle !

PMQC, un dispositif qui questionne !
Cette semaine, le dispositif a été mis en avant par l’OZP, qui a réuni les organisations syndicales pour faire le point sur le dispositif, et par le Café pédagogique qui en a profité pour m’interroger sur mon vécu. Vous pouvez lire mon témoignage ici
Celui-ci a soulevé pour une lectrice d’autres questions, et nos échanges me semblaient intéressants à partager, complémentaires à l’article du café.

Comme tout ce que je propose, ce témoignage est très personnel et subjectif, il révèle une réalité parmi beaucoup d’autres. Et je suis beaucoup moins bavarde qu’il n’y parait !

[...] Le PMQC va permettre de tisser des liens entre les enseignants sur ces pratiques et gestes particuliers. Lorsque je vais travailler la production d’écrit avec l’enseignante de CE1, je vais souvent parler de ce qui est fait et comment avec l’enseignante de CP par exemple. Les "bonnes pratiques" de l’une pourront être réinjectées dans la classe de l’autre. Lors des temps informels, les discussions portent beaucoup plus sur la vraie pratique de classe, et les échanges ne se limitent pas à la dyade PMQC/maitre de classe.

Je crois qu’effectivement, c’est le regard interne au sein des classes qui permet de faire bouger ces lignes. Car on parle du "vrai" travail.

Concernant le dispositif PMQC, il apparaît que les lignes bougent également dans le travail des conseillers pédagogiques. En effet, ceux-ci sont le plus souvent confrontés aux problématiques individuelles des débutants, et n’ont que peu de contact avec les équipes d’école. Avec le dispositif et le suivi qu’il nécessite, les CPC sont davantage entrés dans les écoles, et ont dû répondre aux demandes de personnels plus expérimentés et dans une dynamique d’autoformation en équipe, donc parfois plus exigeants dans leurs attentes.

Concernant le rôle du directeur, l’institution attend de lui un travail de gestion du dispositif, de coordination. Ce rôle est parfois tenu par le PMQC lui-même, car comme vous le rappeliez, le directeur est lui-même chargé de classe. Le PMQC n’est pas tout à fait un enseignant comme les autres, et il est déchargé de bien des contraintes liées à la responsabilité d’une classe.
Patrick Picard proposait d’ailleurs que ce soit le directeur qui prenne le poste de maitre supplémentaire, alliant ainsi pédagogique et administratif, dans la meilleure connaissance possible de son école. Mais cette proposition n’a pas été retenue, et cette possibilité a été interdite à certains directeurs la demandant ; la contrepartie est en effet que le maitre supplémentaire n’exerce alors qu’à temps partiel. [...]

Extrait de ecoledejulie.fr du 21.06.15 : PMQC : un dispositif qui interroge

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