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Les 3 voies de "discrimination positive" pour l’accès aux Grandes écoles. La comparaison avec les Etats-Unis (article)

30 juillet 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

Accès à l’enseignement supérieur : quel succès pour les politiques de discrimination positive ?
par Mehdi Thomas ALLAL
Maître de conférences, Sciences Po Paris

[...] Actuellement, trois méthodes sont utilisées pour l’accès aux formations d’excellence françaises, largement expérimentales, sans que le juge constitutionnel ou administratif n’en ait véritablement défini le cadre juridique [2] :

1) Tout d’abord, il existe une forme d’accompagnement à l’accès à l’enseignement supérieur en vue d’offrir un "capital social et culturel nécessaire à la réussite" [3]. L’école de l’ESSEC a lancé le premier programme d’accompagnement en 2002, appelé "Une grande école, pourquoi pas moi ?" ; l’ESSEC donne l’opportunité aux lycéens de suivre des tutorats et de participer à des "sorties culturelles" organisées par les étudiants [4]. Cet accompagnement vise donc à "l’apprentissage de certaines codes sociaux" et "l’amélioration de l’expression orale" nécessaire pour le succès aux grandes écoles. [5]

2) La création d’une voie parallèle pour l’entrée dans une grande école constitue le deuxième type de méthode utilisée. Sciences Po a ainsi instauré en 2001 le programme des Conventions d’éducation prioritaire (CEP), une voie spécifique hors concours pour les meilleurs élèves des lycées de ZEP.

3) Il existe enfin un troisième type de "discrimination positive" : la création d’une formation spécifique, dédiée à certains élèves recrutés sur critères sociaux comme au lycée Henri IV où une classe préparatoire spécifique (CPES) durant un an permettait aux élèves méritants provenant de milieux sociaux défavorisés de maximiser leurs chances de succès aux concours d’entrée dans les grandes écoles, on peut également citer l’exemple de l’ENA, qui a mis en place une classe préparatoire intégrée (CP’ENA), à l’instar d’autres écoles du service public, pour amener une quinzaine de jeunes chaque année à décrocher les plus hauts concours de la fonction publique.

Extrait de huffingtonpost.fr : Accès à l’enseignement supérieur : quel succès pour les politiques de discrimination positive ?

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