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Le projet de transfert de la médecine scolaire aux départements divise les syndicats de personnels de santé

19 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Les médecins de l’éducation acceptent la décentralisation

" Si le gouvernement persiste dans sa volonté de décentralisation et qu’un transfert vers les départements permet de sauver notre métier et de valoriser notre expertise, nous ne nous y opposerons pas". Dnas un communiqué du 17 février, le bureau national du Snmsu Unsa, le syndicat Unsa des médecins scolaires, accepte la procédure de décentralisation de la médecine scolaire envisagé par le gouvernement.

"La Cour des comptes envisage de recommander la création d’un service de santé scolaire en académies sous la direction d’un inspecteur, avec une « réflexion sur le partage des rôles et des tâches entre médecins et infirmiers ». La Cour des comptes propose la fusion du corps des MEN avec celui des médecins de santé publique dans un corps interministériel, les MEN restant rattachés au ministère chargé de l’éducation nationale. C’est bien cette organisation fonctionnelle que le SNMSU défend depuis de nombreuses années", écrit le Snmsu Unsa.

De son coté l’Unsa Education estime que " la place des personnels et notamment infirmiers au sein des établissements scolaires et leur travail en réseau sur les écoles sont essentiels" et que "en décentralisant ces personnels de santé, on prend le risque d’une politique départementale qui remette en cause l’approche pluri-professionnelle auprès de tous les élèves". Mais le syndicat estime aussi qu’il " faut également travailler à une meilleure articulation avec la politique de santé publique en lien et en partenariat avec les autres acteurs de proximité".

Ces prises de position s’opposent à celles du syndicat Fsu des infirmières. Elles soulignent que la question des bilans de santé est instrumentalisée pour décentraliser la médecine scolaire. "Notre rôle ce n’est pas le dépistage", nous avait dit Saphia Guereschi, secrétaire générale du Snics Fsu, le 10 février. "C’est d’accueillir les enfants dans les établissements. On reçoit les élèves. On les écoute on essaie de trouver la raison de leur sortie de classe", nous dit-elle. "Ainsi on participe à l’amélioration du climat scolaire". Les 7600 infirmières revendiquent ainsi 18 millions de consultation chaque année, un nombre qui va croissant. Pour elles, le projet gouvernemental ramène la santé scolaire à avant 1982. A l’époque le service de santé scolaire avait été réformé pour répondre à ses insuffisances et notamment la montée des besoins des jeunes. Les infirmières craignent qu’avec leur transfert aux départements elles quittent les établissements pour accompagner les médecins scolaires et les médecins des PMI dans les bilans de santé obligatoire au détriment de leur rôle éducatif.

Unsa Education

Le gouvernement envisage de décentraliser la médecine scolaire

Extrait de cafepedagogique.net du 18.02.20

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