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Pour le site Educpros, Marc Douaire, président de l’OZP, réaffirme sa satisfaction devant le bilan national des RAR et sa critique du programme Clair

19 janvier 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

Marc Douaire, président de l’OZP (Observatoire des zones prioritaires) se réjouit notamment de la reconnaissance du travail des acteurs dans le bilan des RAR. Une réaction recueillie juste avant l’annonce du remplacement des RAR, qui visent à améliorer les résultats scolaires, par le programme CLAIR (Collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite), ciblé sur la lutte contre la délinquance...

[...]

"Ce bilan est une bonne nouvelle dans un contexte clair-obscur pour l’éducation prioritaire, dont Nicolas Sarkozy avait même exigé le dépôt de bilan annonçant qu’il souhaitait passer de la politique des zones prioritaires à la politique des élèves prioritaires. L’idéologie se casse les dents sur la réalité. Ce bilan vient conforter l’existence des RAR [Réseaux ambition réussite] et fournit des perspectives positives de continuité pour les années à venir. Il reste beaucoup à améliorer, mais, en matière d’inégalité scolaire et sociale, il faut sortir de l’égalité des chances et donner du sens à l’égalité des droits.
Lors de l’annonce de la mise en place du programme CLAIR [Collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite], nous avions craint que le ministère de l’Éducation nationale ne passe à autre chose en zappant cette évaluation au terme des quatre années de mise en place des RAR. […]

Que peut apporter le programme CLAIR ?

Le programme CLAIR est censé s’articuler autour de trois axes : l’innovation, l’instauration d’un « préfet des études » et la possibilité pour les chefs d’établissement de recruter leurs équipes pour les stabiliser. L’innovation figure déjà dans la loi Fillon de 2005. Le « préfet des études » n’est qu’une formule, car le conseil pédagogique existe dans les collèges. Et, dans les établissements concernés, il n’y a pas de longue file d’attente de professeurs volontaires. Tout ce que peut faire le chef d’établissement dans la réalité, c’est émettre un avis favorable au maintien des enseignants qui souhaitent rester, ce qui est déjà possible.
De plus, le programme CLAIR se concentre sur le collège et le lycée, or l’enquête PISA montre que l’on devrait mettre le paquet sur la maternelle et l’élémentaire. C’est entre 2 et 8 ans que cela se passe. Alors qu’on sait qu’il faut favoriser l’accueil des enfants de 2 ans dans l’éducation prioritaire, ils ne sont que 13 % à être scolarisés en Seine-Saint-Denis.

Extrait de educpros.fr du 18.01.11 : Marc Douaire (président de l’Observatoire des zones prioritaires) : « Dans un contexte clair-obscur pour l’éducation prioritaire, l’idéologie se casse les dents sur la réalité »

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