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Journée des adhérents 2009. Débat sur l’assouplissement de la carte scolaire

27 novembre 2009 Version imprimable de cet article Version imprimable

Journée annuelle des adhérents de l’OZP
Paris, 11 novembre 2009

 

Au programme de la journée étaient prévus notamment 3 débats sur des thèmes particulièrement actuels, dont celui-ci :

Les premiers effets de l’assouplissement de la carte scolaire sur les établissements en éducation prioritaire

 

Introduction. Le titre même du débat souligne clairement le lien étroit existant entre la politique d’éducation prioritaire, qui repose sur une différenciation positive territoriale, et la mesure d’assouplissement, qui en sens contraire risque d’aboutir à un renforcement de la ségrégation dans certains quartiers.
C’est pourquoi l’OZP, dès l’annonce de la proposition de l’assouplissement pendant la campagne présidentielle, a accordé une large place à cette mesure sur son site.

 

Ci-dessous le résumé des principales interventions faites lors de ce court débat

- Après le rapport de la Cour des compte sur l’effet de ghettoïsation de l’assouplissement de la carte scolaire, rapport qui a un ton direct inhabituel pour cette institution et qui a eu un grand retentissement, se pose à nouveau la question du sort des établissements dégradés ou délaissés par les familles.

- Lors de l’entrevue du 09.11.09 avec l’OZP, le cabinet du ministre a réaffirmé sa volonté de maintenir le nombre de postes dans les réseaux Ambition réussite.
24 collèges ont fermé ou vont fermer. La solution, pour le ministère, est de disperser les élèves de ces collèges fermés puis démolis dans des établissements proches.

- Une concertation est indispensable avec les collectivités territoriales responsables. Il faudrait parvenir à établir des diagnostics partagés. N’oublions pas que ce sont les conseils généraux qui financent la construction et l’entretien des collèges et qui déterminent leur sectorisation. De même, ce sont les communes qui éventuellement modifient la carte scolaire des écoles élémentaires et maternelles.

- Ces procédures s’étalent dans la durée. Il faut 5 ans pour construire un établissement.

- La tendance actuelle qui risque d’amener à la suppression complète de la carte marque une nouvelle forme de déréglementation du système éducatif et l’abandon de l’ambition de réussite collective de l’Ecole.

- On voit bien les effets pervers de l’assouplissement actuel et beaucoup de commentateurs les dénoncent, mais il est beaucoup moins aisé de trouver une solution satisfaisante à cette question de la mixité scolaire. L’ancien système, que personne ou presque ne défend, était lui-même injuste et favorisait ceux qui connaissaient (ou qui avaient) les moyens de contourner les règles.

- Des propositions, comme celles du SGEN-cfdt, ou de la Ligue de l’enseignement ou de Pascal Bouchard ("Ecole cherche ministre", ESF, 2007), ont été faites autour de la constitution de bassins éducatifs de formation.

- La mixité scolaire c’est comme le busing (dont le cabinet du ministre reconnaissait le peu de succès) ou la politique d’extraction des "élèves méritants" des quartiers : cela fonctionne toujours à sens unique. Or le problème essentiel n’est pas tant de développer la mixité scolaire en centre ville que de la maintenir un tant soit peu dans les quartiers en voie de ghettoïsation.

- La solution à long terme, selon la formule chère à l’OZP, ce serait de "donner le meilleur de l’éducation nationale" dans les écoles et collèges en éducation prioritaire.

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