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Confinement. L’Agence d’information des quartiers lance sur les réseaux sociaux une campagne de sensibilisation destinée aux jeunes des quartiers prioritaires (Cget)

28 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

[Continuité pédagogique]

Guillaume Villemot, fondateur de l’agence d’information des quartiers, lance une
campagne de sensibilisation des jeunes

Forte densité de population, logements étroits, propagation des fake news, mais aussi défiance envers les autorités et les médias traditionnels et, à certains endroits, pression des trafics illicites… Les quartiers de la politique de la ville, où vivent près de cinq millions d’habitants, se plient plus lentement qu’ailleurs aux mesures de confinement pour lutter contre la propagation du Covid-19. À la demande du ministère chargé de la Ville, L’@gence2, agence d’information et de formation des quartiers, a lancé, le 24 mars dernier, une campagne sur les réseaux sociaux pour toucher les plus jeunes. Guillaume Villemot, son fondateur, nous explique cette démarche.

Pourquoi lancer une campagne #JeResteChezMoi spécifique pour les jeunes des quartiers, en plus des messages grands publics que diffuse le Gouvernement sur le coronavirus ?
Les règles de confinement sont très difficiles à mettre en place dans les quartiers prioritaires pour des raisons objectives, comme les grandes fratries enfermées dans de trop petits logements ou entourées d’un parent isolé qui, bien souvent, doit aussi se rendre sur son lieu de travail ou télétravailler.

Dans de multiples lieux des quartiers populaires, lors des premiers jours de confinement, on a vu les familles et les jeunes, surtout, continuer à sortir ou jouer au foot, faire le marché et vivre comme si de rien n’était. Aujourd’hui, les risques de contamination sont devenus majeurs dans ces lieux de vie.

Bien sûr, des initiatives ont été prises, de façon individuelle, par des collectivités et leurs médiateurs sociaux ou par des associations. Mais, maintenant, il faut passer la vitesse supérieure !

Quel est votre objectif ?
Nous voulons toucher tous les jeunes des quartiers prioritaires, en métropole et outre-mer. Tout d’abord, nous mettons en avant l’importance et la véracité de la nécessité du confinement et des gestes barrières.

Ensuite, nos messages s’attacheront à lutter contre les fake news du type « Ce n’est pas vrai ; c’est pour qu’on ne sorte pas », « On peut faire ses courses en famille », « On peut continuer à se checker quand on se croise », etc.

Comment se décline votre campagne ?
Il s’agit de petits messages vidéo, courts et face à la caméra. Pour cette prise de parole directe, nous avons sollicité des personnalités influentes qui sont issus de tous les univers : la culture, le sport, les médias… Par exemple, Grand Corps malade et Kerry James pour les artistes, Sarah Ourahmoune pour les sportifs ou Sébastien Folin et Mémona Hintermann, qui lance un appel en créole de La Réunion, pour les journalistes.

Ces influenceurs sont des référents, qui reflètent toute la richesse et l’intelligence de la diversité, dans leurs métiers, leurs origines, leurs âges. Chacun chez soi, depuis leur domicile, ils témoignent de l’importance du confinement pour la santé des jeunes des quartiers et de leurs proches, comme pour le reste de la population.

Cette campagne va durer dix jours. Nous la réalisons avec l’appui de TF1 et du Service militaire adapté (SMA). Elle est diffusée dans des espaces consultés par les jeunes, donc exclusivement sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram ou encore Youtube.

Découvrir les premières vidéos :

Extrait de cget.fr du

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