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Quelle place tiennent l’éducation prioritaire, Eclair et les dispositifs d’égalité des chances dans les 30 propositions de l’UMP ?

15 novembre 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

SOMMAIRE

CONSTAT

CE QUE NOUS AVONS DEJA FAIT
1. Le recentrage sur la maîtrise des savoirs fondamentaux
2. La personnalisation de l’enseignement et des parcours
3. La réforme du lycée, pour garantir l’égalité des chances
4. La lutte contre la violence scolaire et la réinsertion scolaire des élèves perturbateurs
5. La revalorisation des enseignants
6. Un enseignement supérieur ambitieux au service des projets des étudiants

LES PROPOSITIONS DU PS EN MATIERE DE REFORME DU SYSTEME
EDUCATIF

NOS PROPOSITIONS
1. Une priorité : L’acquisition des savoirs fondamentaux pour tous les élèves du primaire
2. La personnalisation de l’enseignement pour la réussite de chaque élève
3. Revaloriser la place et l’autorité des professeurs dans la société
4. Conduire tous les étudiants vers la réussite et l’insertion professionnelle
5. Faire de la recherche un atout pour la France

Extrait du site de l’UMP : Dossier convention éducation (36 p.)

 

EXTRAITS CONCERNANT L’EDUCATION PRIORITAIRE ET ECLAIR OU DES DISPOSITIFS PROCHES

Page 2
L’UMP est convaincu que les réformes en cours fondées sur la personnalisation, l’autonomie et la revalorisation du statut des enseignants servent cet objectif prioritaire. Nous devons ainsi prolonger les efforts et l’action menée par le Gouvernement depuis 2007.

Page 6
- L’accompagnement éducatif a bénéficié à 172 169 élèves d’écoles élémentaires publiques de l’éducation prioritaire, avec 60,7% des heures consacrées à l’aide au travail scolaire.

Pages 7 et 8
L’innovation au coeur du programme ECLAIR
Depuis la rentrée 2011, le programme CLAIR (collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) s’élargit aux écoles et collèges « Ambition réussite » et devient le programme ECLAIR. Le programme ECLAIR propose désormais à 2 100 écoles et plus de 300 collèges et lycées rencontrant des difficultés, une solution éducative fondée sur une pédagogie adaptée, une vie scolaire renforcée et des équipes stables et motivées. Ce cadre facilite le développement d’innovations et d’expérimentations dans les champs pédagogiques, éducatifs et des ressources
humaines. Il donne plus d’autonomie aux équipes éducatives pour s’adapter au contexte local. L’ensemble des innovations mises en oeuvre doit garantir la maîtrise des apprentissages fondamentaux pour tous les élèves.

L’internat d’excellence : une chance de plus pour réussir
Treize nouveaux internats d’excellence ont ouvert à la rentrée 2011, portant leur nombre à vingt-six. Ils offrent désormais plus de 10 000 places aux élèves méritants. Avec les places labellisées dans les internats existants, toutes les académies proposent dorénavant ce dispositif.
L’internat d’excellence offre des conditions de réussite favorables à des collégiens, des lycéens et à des étudiants qui n’en bénéficient pas dans leur quotidien.

La lutte contre le décrochage scolaire s’intensifie
Voir les derniers chiffres donnés par Luc Chatel le 13.11.11

Page 11
La formation des nouveaux enseignants à la tenue de classe
Il s’agit de former les enseignants afin qu’ils puissent prévenir et désamorcer les situations délicates au sein de leur classe. Il se décline sous trois formes :
• un module de formation qui s’adresse prioritairement aux enseignants stagiaires et aux personnels des établissements du programme ECLAIR,

Page 16
L’élargissement de l’accès aux formations d’excellence pour les jeunes issus de milieux modestes
- L’objectif de 30 % de boursiers en classes préparatoires aux grandes écoles a été fixé par le Président de la République. Les boursiers représentent désormais 24,5 % des admis dans les écoles d’ingénieurs (contre 16 % en 2007) et 23,2 % dans celles de management.
- La montée en puissance des Cordées de la réussite, fondées sur le partenariat entre établissements d’enseignement secondaire et supérieur, le développement des admissions parallèles et de l’alternance (le cap des 110 000 apprentis inscrits dans l’enseignement supérieur a été franchi en 2010, contre seulement 53 564 en 2001), la valorisation de la voie technologique et la réflexion sur l’évolution des épreuves des concours ouvre aujourd’hui de nouvelles perspectives en matière d’accès aux formations d’excellence par les jeunes issus de milieux défavorisés.

 

NOS PROPOSITIONS

page 22 et 23
PROPOSITION 1 : Encourager la création de jardins d’éveil pour les enfants de 2 à 3 ans
Conformément à l’engagement du Président de la République, 200 000 offres d’accueil du jeune enfant seront créées d’ici 2012 pour répondre aux besoins des familles. Dans ce cadre, une expérimentation portant sur 8000 places de jardin d’éveil a été lancée.
Structure intermédiaire entre la famille, la crèche ou l’assistante maternelle et l’école maternelle, le jardin d’éveil doit faciliter l’éveil progressif de l’enfant en favorisant son développement, en l’aidant à acquérir puis maîtriser le langage, en l’aidant à découvrir son environnement à partir de nouvelles expériences et en le préparant à son entrée à la maternelle.
Afin de favoriser l’optimisation des moyens, le jardin d’éveil pourra être implanté dans des locaux communaux, ou être adossé à un établissement ou service d’accueil existant.
Le personnel recruté pour les jardins d’éveil devra être du personnel qualifié petite enfance.
La commune et la communauté de communes seront les principaux porteurs de projet, mais dans certains cas, il pourra s’agir d’une entreprise, d’une association à but non lucratif ou encore d’un établissement public.

PROPOSITION 2 : Rendre l’assiduité obligatoire pour les élèves inscrits à l’école maternelle
L’école maternelle française scolarise aujourd’hui les enfants de 3 à 6 ans à plus de 99% depuis
les années 90. C’est une réussite de notre système éducatif que nous devons conforter, parce que la maternelle est un lieu fondamental des premiers apprentissages de l’enfant : entre un enfant qui maitriserait 600 mots de vocabulaire à l’entrée en CP et un autre enfant qui n’en maitriserait que 150, l’écart est structurant et très difficilement compensable par la suite. C’est pourquoi, nous proposons de consacrer la maternelle comme un véritable moment d’apprentissage en rendant l’assiduité obligatoire.
Le PS propose de rendre obligatoire la scolarisation, avec l’obligation pour les familles d’inscrire leur enfant à la maternelle. Nous sommes pour la liberté, pour le choix des familles.
En revanche, lorsqu’un enfant est inscrit à l’école, il est fondamental qu’il soit présent en classe, suive les enseignements et soit assidu.
A l’aune de cette nouvelle conception de la maternelle, les programmes et les emplois du temps devront être réaménagés, notamment pour prendre en compte l’évolution de l’enfant entre la première et la dernière année de maternelle.

page 24
PROPOSITION 4 : Rendre publiques les évaluations-bilan existantes des écoles primaires
et des collèges

Il faut que soient rendues publiques les évaluations bilans de CE1, CM2, 5ème comme les résultats du Diplôme National du Brevet en fin de 3ème, afin de montrer la valeur ajoutée de
chaque école et de chaque collège, à l’exemple des indicateurs de résultats des lycées.
Dans ce cadre, un contrat d’objectif pourrait être passé avec le directeur de l’école afin de responsabiliser chaque école primaire sur ses résultats en matière de maîtrise des
fondamentaux.
L’objectif est que l’école se réorganise pour que 100% des élèves arrivent au collège en maîtrisant les fondamentaux (lire, écrire, compter).
Ces évaluations doivent servir, pour les professeurs, à mesurer les acquis des élèves et donc à analyser l’efficacité de leurs pratiques et pour le grand public à connaître la performance de l’École.
Actuellement, au primaire, les élèves de classe de CE1 et de CM2 sont évalués en français et en mathématiques. Ces évaluations situent les acquis de chaque élève par rapport aux objectifs
définis dans les programmes. Une synthèse nationale est effectuée et contribue au pilotage du système éducatif.

Pages 25 et 26
PROPOSITION 6 : Expérimenter des établissements scolaires par classes (6-5ème, 4-
3ème…) plutôt que par quartiers et mettre en réseau ces établissements

Nous proposons d’expérimenter des établissements scolaires par classe plutôt que par quartier.
Il s’agit d’instaurer une vraie mixité sociale à l’école. Par exemple, dans une agglomération avec deux collèges, plutôt que d’avoir un établissement pour les élèves du centre-ville avec tous les niveaux (6ème à 3ème) et un collège pour les élèves du quartier populaire avec tous les niveaux (6ème à 3ème), on pourrait mettre en place des établissements par classes ; un établissement regroupant tous les élèves de 6ème-5ème de l’agglomération, un autre tous les élèves de 4ème-3ème. Ce système de regroupement des élèves par tranche d’âge permet d’ailleurs une plus grande sécurité pour les élèves les plus jeunes et facilite le travail de
surveillance.

PROPOSITION 7 : Associer davantage les parents à la scolarité de leur enfant
L’implication des parents et la coopération entre les enseignants et les parents sont des facteurs essentiels de réussite scolaire.
Pour répondre à cet objectif, plusieurs initiatives ont été lancées :
Le dispositif la "mallette des parents", expérimenté depuis 2008 dans l’académie de Créteil, et étendue à 1 300 collèges à la rentrée 2010, permet aujourd’hui d’accompagner les parents dans leur rôle et de soutenir leur implication, en rendant plus compréhensibles le sens et les enjeux de la scolarité, le fonctionnement de l’institution scolaire et ses attentes vis-à-vis des parents, membres de la communauté éducative.
Les parents sont informés du dispositif lors de la réunion de rentrée et par une information dans le carnet de liaison. Les établissements peuvent aussi les contacter individuellement, par courrier ou téléphone. Ce dispositif a permis de nouer et renforcer les liens avec les parents, pour construire un partenariat entre l’institution scolaire et les parents de collégiens de sixième. Il contribue à la prévention de l’absentéisme et de la violence à l’école.
D’autre part, le programme « Ouvrir l’école aux parents pour réussir l’intégration » mis en place par Claude Guéant et destiné à des parents d’élèves, étrangers ou immigrés d’origine extracommunautaire, actuellement mis en place dans l’Académie de Paris doit se généraliser.
Ce programme permet, en effet, aux parents de mieux suivre le cursus scolaire de leur enfant et est l’occasion de mieux s’approprier les différents aspects, souvent complexes, du métier de "parent d’élève à la française" ou d’entrer plus facilement en contact avec l’école. A raison de deux heures deux fois par semaine, les parents volontaires s’initient au français, apprennent le fonctionnement de l’école, le sens des activités dans les différentes disciplines ou la lecture du
bulletin trimestriel. Les parents apprécient d’entrer dans l’école, de se familiariser, de l’intérieur, avec ses codes, ses acteurs. Directeurs d’école, chefs d’établissement, équipes pédagogiques et de vie scolaire y voient le moyen de mieux côtoyer et connaître tous les parents d’élèves, surtout ceux qui, jusque-là, restaient à distance de l’univers scolaire. Il faut donc encourager ce programme à se généraliser.
La remise de guide de rentrée aux parents d’enfants entrant en maternelle et en CP existe et pourrait être généralisée à l’ensemble des classes du primaire.

PROPOSITION 8 : Encourager l’expérimentation des bonnes pratiques et leur diffusion
Les enseignants sont souvent seuls face à leurs classes, sans retour sur les meilleures méthodes : il faut désormais donner aux enseignants les outils pour réussir. Dans l’apprentissage, il y a des méthodes qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. Il y a toujours des débats homériques entre méthodes globales, syllabiques, semi-globales… Ce qu’il
faut, c’est prendre les méthodes qui font leurs preuves et les appliquer.
Dans cet esprit, il faut généraliser les expérimentations en cours des nouvelles pédagogies d’acquisition des fondamentaux, comme la stimulation langagière de la méthode PARLER ou encore les pédagogies innovantes d’acquisition des mathématiques.
Aujourd’hui les écoles et les établissements du programme ECLAIR mettent en place des expérimentations pédagogiques notamment dans le champ de l’organisation de travaux interdisciplinaires et la conduite de projets ou l’organisation du temps scolaire par exemple.

Pages 27 et 28
PROPOSITION 10 : Dans un cadre national, faire bien davantage confiance aux établissements et leur donner plus de responsabilités
Le programme ECLAIR qui se fonde sur des innovations en matière de gestion des ressources humaines et sur des expérimentations pédagogiques et éducatives a, depuis 2010, pour objectif
de réduire l’écart de performances scolaires de ces établissements, avec celles d’autres collèges et lycées.
S’il est évident que l’Etat doit conserver la maîtrise complète des programmes et des diplômes, il est indispensable que les chefs d’établissement disposent de davantage de marges de manoeuvre pour adapter au mieux l’enseignement au profil des élèves.
Cette autonomie pédagogique pourrait être consacrée aux approfondissements des programmes (le socle commun de connaissance restant la base commune), à l’organisation du travail des
enseignants et à la possibilité d’aménager autrement les horaires des élèves, sur les modes privilégiés de groupement des élèves (groupes de compétence par exemple) sur une utilisation plus grande des postes à profil particulier.
Le renforcement de l’autonomie des établissements doit signifier la possibilité pour le chef d’établissement (principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, de recruter librement son équipe enseignante et d’administration, en fonction du projet de son établissement. Une telle évolution doit naturellement s’accompagner d’une formation à la GRH des chefs d’établissement et un renforcement de l’équipe de direction.
Une réflexion doit aussi s’engager sur une évaluation du chef d’établissement en fonction des résultats qu’il obtient.

PROPOSITION 11 : Passer du collège unique au collège pour tous, avec une plus grande personnalisation des parcours.
Mis en place en 1975 avec la réforme HABY, le collège unique a permis une grande avancée, celle de la démocratisation : en 1980, 58 % des enfants d’ouvriers entrés en 6ème accédaient à la 3ème ; ils sont 96,5 % vingt ans plus tard.
Cependant cette massification a engendré des difficultés à partir des années 80 du fait notamment de l’hétérogénéité des nouveaux collégiens.
S’il ne s’agit pas de remettre en cause le collège pour tous, il faut cependant l’adapter aux nouveaux besoins des élèves qui sont plus diversifiés qu’auparavant.
Dans le cadre de la réforme du collège, une diversification des voies serait permise, afin que chaque enfant puisse s’orienter dès l’âge de 14 ans vers une voie de réussite qui lui correspond, tout en gardant une possibilité de réorientation ultérieure, à tout moment, car le collège doit
préparer à toutes les voies. Le développement des programmes de découverte des métiers doit permettre aux élèves, dès 14 ans, de prendre connaissance de l’éventail des choix professionnels existants. L’offre d’enseignement serait ainsi diversifiée à partir de la 4ème. [...]

PROPOSITION 12 : Donner un statut juridique aux établissements de premier degré et à leur directeur.
Cette mesure consiste donc à doter l’école, actuellement dépourvue de la personnalité morale à la différence des collèges et des lycées, d’un statut juridique qui en permette une gestion pédagogique moderne et efficace. Elle permettrait de créer un véritable statut d’emploi pour les
directeurs d’Etablissements Publics d’Enseignement Primaire.
Les écoles de petite taille pourraient être regroupées pour former un seul établissement, éclaté, et permettre ainsi une émulation pédagogique et une mutualisation des moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice des élèves.

Pages 29 et 30
PROPOSITION 15 : Renforcer le Pacte de Carrière avec les enseignants
- Mettre en place une évaluation des enseignants par le chef d’établissement, en lien avec l’inspecteur pédagogique régional.
Les enseignants ne devraient plus subir une évaluation purement quantitative, qui ne vise qu’à vérifier leur bon respect du programme national et leur aptitude à le finir dans les temps.
Elle devrait s’appuyer sur une dimension qualitative, qui mesurerait leur capacité à faire progresser les élèves.
Dans les grands établissements, un responsable disciplinaire (un « chef de département » pour chaque ensemble disciplinaire), désigné parmi les enseignants pourrait animer l’équipe de professeurs de sa discipline et participer à leur évaluation. Il pourrait notamment accompagner
les jeunes enseignants au début de leur parcours. Il serait le responsable du travail en équipe au sein de la discipline.
- Renforcer le soutien pédagogique des jeunes enseignants lors de leur entrée dans le métier[...]
- Revoir les obligations de service des enseignants
Il faut réfléchir à un nouveau statut des enseignants qui permette d’intégrer dans les missions des enseignants non seulement les cours mais l’accompagnement : tutorat, orientation, concertation. Cette redéfinition des missions pourrait aboutir à la création d’un nouveau corps
qui concernerait les candidats à l’actuel CAPES et qui serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat.

 

Note du Quotidien des ZEP (QdZ)
Ce document comprend essentiellement deux grandes parties :
1 - Constat et bilan de "ce que nous avons déjà fait" (pages 4-21)
2 - Nos propositions (pages 22-36)

La première partie reprend de façon synthétique les trois grands axes de l’action gouvernementale en faveur de "l’égalité des chances" (mais cette expression n’est utilisée par l’UMP qu’à propos des lycées et universités) : le programme Eclair, les internats d’excellence (une priorité présidentielle, comme on le sait), l’ouverture sociale des universités et grandes écoles, ces deux derniers axes confirmant le volet promotion (ou exfiltration) d’élèves méritants des quartiers populaires.
Relevons aussi que l’important chapitre sur "la lutte contre la violence scolaire" ne fait aucune référence au programme Eclair, à une exception près qui concerne la formation des enseignants.

Au chapitre des propositions, notons les points suivants :
- la priorité est accordée, si l’on en juge par le nombre de propositions, aux niveaux supérieurs du système éducatif (lycée, université et recherche) par rapport aux autres niveaux, alors que de nombreux observateurs recommandent de faire porter l’effort sur l’école maternelle et l’élémentaire ; cette priorité était déjà évidente dans le volet éducatif du plan banlieues ;
- s’agissant de la préscolarisation, la proposition n° 1, assez développée, remet à l’honneur les jardins d’éveil dont un récent rapport a souligné le semi-échec.
La proposition 2 se démarque de celle du PS en rendant obligatoire seulement l’assiduité à l’école maternelle pour les élèves inscrits. Aucune allusion n’est faite cependant aux motifs budgétaires bien réels qui sont à l’origine de cette limitation.
- pour le collège, l’UMP propose "d’expérimenter des établissements par classes plutôt que par quartiers" et de mettre en réseau ces établissements, ce qui, soulignons-le, suppose la remise en cause de la carte actuelle des Eclair qui repose essentiellement sur les ex-RAR ;
- un certain flou est en effet perceptible en ce qui concerne la prolongation en l’état du programme Eclair. Et, dans les grands établissements, la création d’une fonction de "chef de département" pour animer et participer à l’évaluation des professeurs de sa discipline semble partiellement empiéter sur celle de "préfet des études" ;
- par contre l’accent est mis mis sur la généralisation "à terme" des grands axes de ce qu’Eclair est censé expérimenter : l’autonomie des établissements (qui devrait être étendue aux écoles), la possibilité pour le chef d’établissement (et plus tard le directeur d’école) "de recruter librement son équipe enseignante et d’administration" ;
- enfin, le thème de la "diversification des parcours" consacre le souhait de mettre fin au collège unique, comme le thème de "la mixité sociale" justifie à nouveau le renforcement de l’assouplissement de la carte scolaire par la publication des "évaluations-bilan" des écoles et des collèges.

 

Lire la reprise de cette analyse par le "Café pédagogique" du 15.11.11

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