Bonjour,
Pouvant prendre seulement connaissance de votre contribution ce jour, Je pense que votre point de vue est effectivement à éclairer : But de la rencontre du 7 mars ou l’OZP devrait-être représenté par Marie-Gabrielle Philipp - rapidement cependant la spécificité du travail social s’il est bien de travailler avec les individus ( et non "sur") est d’aider chacun de ceux qui nécessitent leur intervention par l’aide professionnelle individuelle à les accompagner à l’entr’aide par le groupe ( famille, classe, Travail, association...) et à vivre la solidarité dans la communauté prise au sens opératoire : Quartier, Village, Communauté culturelle, ethnique...
C’est justement une pratique trop "étriquée" du TS en France qui amène les signataires de l’APPEL à repositionner le travail social dans ses diverses dimensions et en lien avec le Développement Social Local dans des Projets de Développement Solidaire de Territoire..
L’ANAS Association nationale des Assistants Sociaux à bien compris le sens de l’APPEL et y répond de la manière suivante sur le site :http://www.irdsu.net/Travail-Social-Communautaire-une:
L’Association Nationale des Assistants de Service Social (ANAS) se félicite de cette initiative et partage le souhait de voir se développer les conditions d’un travail d’intérêt collectif de qualité avec les usagers. Ceci d’autant plus que les assistants de service social sont souvent en première ligne des projets et initiatives de l’intervention sociale d’intérêt collectif (ISIC).
Un appel « pour mieux vivre ensemble, promouvoir le travail social et le développement communautaire »(1) est lancé par un groupe de responsables et militants engagés dans le développement social.
Les auteurs se proposent d’organiser une journée nationale le 7 mars 2007 et se donnent comme objectifs de :
– Développer les valeurs républicaines et la notion de communauté dans l’intervention sociale,
– Définir les concepts de développement social et de travail social communautaire
– Favoriser la prise en compte de ces dimensions dans la formation initiale et tout au long de la vie des travailleurs sociaux. (2)
L’Association Nationale des Assistants de Service Social (ANAS) se félicite de cette initiative et partage le souhait de voir se développer les conditions d’un travail d’intérêt collectif de qualité avec les usagers. Ceci d’autant plus que les assistants de service social sont souvent en première ligne des projets et initiatives de l’intervention sociale d’intérêt collectif (ISIC).
L’Intervention Sociale d’Intéret Collectif en France
En effet le travail social communautaire, le travail social avec des groupes et le développement social local ne sont pas des méthodologies récentes. Elles sont nées avec la professionnalisation des assistants sociaux lors du mouvement des « résidences sociales », ancêtres des actuels centres sociaux, au tout début du XXème siècle. Elles se sont développées comme réponse à l’exode rural et à la croissance urbaine dans les années 1960 - 1970.
C’est ainsi que l’enseignement des méthodes de travail social communautaire et du service social de groupe ont été inscrits dans le programme d’études des assistants sociaux français depuis 1962.
Le Conseil Supérieur du Travail Social a publié en 1987 un rapport et des recommandations sur ces méthodes qu’il a renommé « Intervention Sociale d’Intérêt Collectif ». Ce document fait une analyse historique et sémantique du travail social communautaire, action sociale collective et développement social local, suivi d’une étude du dispositif législatif et réglementaire de l’époque. Un rapport complémentaire, publié dans la Revue FORUM (3), a produit des propositions spécifiques pour la formation des travailleurs sociaux.
L’intervention sociale d’intérêt collectif se définit comme l’action des travailleurs sociaux auprès de personnes constituées en groupe, sur un territoire ou dans une institution, ayant pour objectif de :
– Créer des réponses collectives à des problèmes collectifs
– Faciliter l’accès aux ressources existantes et/ou créer des nouvelles
– Développer l’autonomie personnelle et sociale par la participation citoyenne à la vie sociale locale
L’ISIC comprend les différents niveaux d’intervention en travail social : du travail auprès de petits groupes jusqu’au développement social local. Regrouper ces différentes dimensions dans une même définition a comme avantages de mettre l’accent sur le processus (passage d’un niveau vers les autres), sur la participation indispensable des personnes et la centration sur leurs propres capacités et dynamismes.
Les contradictions actuelles
Or, aujourd’hui par rapport à la mise en œuvre des interventions sociales d’intérêt collectif, nous pouvons relever plusieurs éléments contradictoires :
Il existe un discours politique qui donne injonction aux travailleurs sociaux de développer des approches collectives de travail avec la population, les préconisations du rapport de l’IGAS en sont un exemple récent (4). En même temps, la priorité donné aux dispositifs qui parcellisent l’action sociale, l’intervention individuelle conçue comme une prestation de service et non comme une aide à la personne, l’accroissement des tâches administratives et bureaucratiques de gestion des prestations, fait que les conditions de travail des assistants sociaux se dégradent. L’élaboration et le pilotage de projets d’intervention collective deviennent alors de plus en plus difficile.
Aujourd’hui, de très nombreuses interventions d’intérêt collectif sont mises en place par des travailleurs sociaux convaincus de leur intérêt et du fait qu’elles constituent une réponse adaptée et efficace aux problèmes sociaux des usagers. L’effort et la détermination des professionnels restent très peu soutenus par les orientations, les missions et les moyens institutionnels des employeurs.
Les développements des différentes politiques urbaines depuis une vingtaine d’années, ont mis l’accent sur des procédures organisationnelles globales, les injonctions descendantes et sur la répartition entre les associations de la manne des subventions de l’Etat. Dans ce contexte, la place des personnes et des groupes est inexistante, leur parole est peu sollicitée, cela ne favorise pas la prise de responsabilités et d’initiatives sur le plan local.
La formation des professionnels
Alors que le travail social de groupe et communautaire étaient enseignés depuis 1962, le nouveau référentiel professionnel et de formation de 2004 (5) a notablement renforcé l’enseignement et la pratique de l’ISIC. En effet, la formation à chaque méthode principale (ISAP et ISIC) occupe un nombre d’heures d’enseignement équivalent. De plus, l’ISIC fait l’objet d’une obligation de stage et de la présentation écrite d’une pratique de travail collectif dans le Dossier des Pratiques Professionnelles à fournir pour le Diplôme d’Etat. De ce fait, l’intervention sociale d’intérêt collectif a acquis une place à part entière dans la reconnaissance officielle de cette forme d’intervention constitutive de la profession. Il est à noter que le Ministère a ainsi suivi à la lettre les préconisations du rapport du CSTS de 1988 (6).
Ce nouveau référentiel représente une évolution réelle de la formation, car il obligera aussi les sites qualifiants offrant des stages à favoriser cette méthode de travail et à former les professionnels chargés de l’encadrement des stagiaires.
En attendant le développement de l’ISIC facilité par cette réforme, les professionnels en exercice ont besoin de formation continue dans ce domaine et de soutien à la mise en place de projets d’intervention sous forme de consultations ou de supervisions.
Les enjeux
Dans une société où le modèle dominant tend à favoriser l’individualisme et la compétition, l’intervention sociale d’intérêt collectif avance à contre-courant. En effet, elle se fonde sur des valeurs de solidarité, de coopération et de collaboration entre les personnes, elle croit en leurs capacités, leurs potentialités et leurs forces individuelles et collectives.
Les problèmes sociaux liés à l’exclusion et la précarité sont principalement dus à des situations contextuelles et sociétales (chômage, emploi précaire, relégation culturelle et sociale, discriminations), ils frappent plus durement les personnes les plus vulnérables. Ils les enferment souvent dans une responsabilisation de leur sort et une culpabilisation individuelle.
L’intervention sociale d’aide à la personne, indispensable bien souvent pour accéder aux droits, serait efficacement complétée par l’intervention sociale d’intérêt collectif permettant aux personnes de retrouver confiance en soi, reconnaissance, utilité sociale et de développer leur pouvoir d’agir sur leur vie.
Pour cela il est nécessaire de développer l’ISIC dans tous les espaces territoriaux et institutionnels. Par conséquent, il est indispensable pour les travailleurs sociaux d’avoir des conditions de travail stimulant et soutenant la créativité, l’innovation et l’investissement des professionnels.
Cela représenterait un véritable retour aux sources pour la profession des assistants de service social.
Janvier 2007
Pour le bureau de l’ANAS Laurent Puech et Cristina de Robertis
(1) appel à télécharger en bas de cette page et sur le site internet Inter Réseau DSU dn cliquant sur ce lien
(2) Des extraits de ce texte ont été publiés dans les ASH du 29.12.06
(3) Comité de Liaison des Centres de Formation Permanente et Supérieure en Travail social, FORUM N° 43 , Mars 1988, Paris
(4) IGAS - Intervention sociale, un travail de proximité - La documentation française, Paris, 2006 « Faire du développement des modes d’intervention collective une priorité, que ce soit le travail communautaire comme le travail en groupe ». S’appuyant sur des exemples choisis, le rapport préconise de dépasser le tête-à-tête travailleur - usager et diversifier les formes de prise en charge en favorisant la complémentarité entre travail individuel et travail de groupe. Il faut développer le travail de groupe y compris avec les usagers les plus en difficultés. Regrettant l’écart qui existe entre les décideurs qui prônent le travail collectif et la rareté de la pratique notamment dans le service social départemental, le rapport propose de « faire du développement des capacités collectives un enjeu fort du travail social ».
(5) Décret n° 2004 - 533 du 11 juin 2004 et Arrêté du 29 juin 2004
(6) A savoir : - Les formations initiales forment « à deux grandes logiques d’intervention auprès des citoyens : l’intervention sociale individualisée et l’intervention sociale d’intérêt collectif, - La formation à l’ISIC ne relève pas d’une option proposée aux étudiants, elle fait partie intégrante du programme... - Obligation d’effectuer des stages pratiques avec un objectif d’apprentissage des méthodes et actions requises par l’ISIC. - Exiger un rapport permettant de vérifier la capacité de l’étudiant à maîtriser les divers niveaux d’observation, de réflexion et d’action propres à une intervention sociale d’intérêt collectif. »
Introduit par José Dhers
Bonjour,
toutes mes excuses pour mes critiques de la semaine dernière. En effet, mes critiques ne devaient pas s’adresser à vous mais aux auteurs de l’article sur le site du "café pédagogique" ... mais, reprendre tels quels les articles donnant la position des candidats, démultiplie par effet cumulatif la visibilité des "grands" candidats ... Votre rôle n’est-il pas d’avoir aussi une lecture critique de cette revue de presse voire d’en faire une synthèse qui relativise cet effet déformant des médias ...
très cordialement,
Mouloud
comment faire pour vous contacter ?J’ai un fils de 14ans très intelligent mais en grande difficulté scolaire
J’ai lu l’appel à réflexion pour l’action de l’IRDSU, mais n’ayant pas lu les deux ouvrages auxquels ils se réfèrent mon point de vue risque d’être un peu faussé...
Je pense que la notion de "développement communautaire" n’est pas clair, s’il s’agit de faire de l’action sociale une action portée collectivement par les habitants pour ma part cela me paraît intéressant et interpelle bien sûr les habitudes et cultures professionnelles des travailleurs sociaux mais bien évidemment aussi les finalités des politiques publiques. Le collectif d’un quartier, d’un village n’est pas nécessairement communautaire au sens de l’ethnicité, et s’il l’est du fait de la ségrégation spatiale le collectif peut se créer sur des bases autres.
Par ailleurs je ne partage pas cette vision dramatique de l’individualisme destructeur du lien social, par contre je conçois que les acteurs des politiques publiques s’interrogent de cette manière sur le sens de leur travail. Pauvreté et précarité produisent à la fois du repli sur soi et des réseaux de solidarité souvent ignorés du champ institutionnel et des politiques sociales. Il faudrait aussi se mettre d’accord sur le sens de la citoyenneté, ce n’est pas un état en soi, et l’on sait que les publics cibles du travail social sont loin de pouvoir exercer leurs droits, à commencer par le droit de vote, droit politique qui fonde la citoyenneté de mon point de vue...
Bref, passionnant et utile débats à avoir, mais je n’ai vraiment pas le temps d’y réfléchir plus avant.
...Il est assez incroyable de constater que les travailleurs sociaux, dont la spécificité première était de travailler sur l’individu, là où tous les autres pro des quartiers travaillaient sur le collectif, et bien ceux là défendent dans ce texte la nécessité urgente de reconsidérer l’espace collectif au moment où toutes les autres composantes ont devoir de penser de plus en plus individuel !
Mais que se passe-t-il dans notre société pour en arriver à de telles contradictions ?
Quelques réflexions sur l’appel de l’IRDU :
Le diagnostic, de connaître l’existence d’une « question ethnique pour « comprendre notre société »
On peut s’étonner que pour des « travailleurs sociaux « donc une catégorie de personnes et un ensemble d’institutions ( ?) bien au fait des réalités locaces, sociétales il ait fallu l’explosion des exclus de la reconnaissance (« jeunes des banlieues » en majorité fils de familles maghrébines et noires et aussi héritiers des stigmates de la colonie » ), jeunes désespérés qui protestent contre la place qui leur a été assignée à eux et à leurs parents, le déni d’existence qui leur est fait quotidiennement en dépit des droits de citoyenneté qui sont les leurs en tant que Français, des laissés pour compte du principe de l’égalité des chances- et ce depusi 1960 début des « émeutes urbaines »), donc en cette année 2005 des faits et des événements violents alors que nombre de travaux ont analysé et montré les processus et les mécanismes d’ethinicisation à l’œuvre dans notre société et notamment aussi à l’Ecole, que des voix se sont levées pour les dénoncer, pour qu’enfin soit réaffirmée dans ce texte l’existence d’une « fracture urbaine, sociale et ethnique, culturelle religieuse » qui justifie un « changement de cap ».
L’émeute aura au moins provoqué un retour sur soi salutaire ! Non plus « eux « et « nous » mais un « Nous » à construire !
Donc saluons d’abord cet appel à un changement de société, à des changements concrets et réels qui se défient des incantations aux principes républicains, qui posent de véritables pierres à la construction d’une société plus démocratique ; une société de libertés qui tend vers l’égalité des chances et ne laisse pas sur le bord du chemin les plus démunis...
Le texte s’en prend à une critique à présent obligée et bien établie du modèle républicain et oppose (rappelle), là encore opposition attendue, l’existence de corps intemédiaires entre l’individu et l’Etat, le citoyen et l’ Etat, les citoyens qui forment la communauté nationale et l’Etat - la communauté nationale étant, la seule comunauté acceptable (car abstraite) et que reconnaisse la République . Le « modèle » , le soi- disant modèle républicain intangible rejette « les communautés » ou associations fondées sur des affinités, des appartenances ethniques,culturelles et religieuse. Le texte sous-entend et pose comme acquis que les valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité laïcité, universalité) ne contribuent plus à modifier les pratiques ségrégatives, stigmatisantes que les dominants ou « plus favorisés » (y compris les institutions) développent à l’égard des dominés.
Il s’agirait en fait d’élaborer un modèle mixte tout à la fois communautaire et individualiste si l’on se réfère aux objectifs déclarés : « développer les valeurs républicaines, la notion de communauté dans l’intervention sociale »
Néanmoins il n’est pas sûr qu’il ne faille point rester vigilants sur le rôle et le poids décisif que joueront les appartenances ( alors acceptons provisoirement le terme « appartenances communautaires ») s’il désigne là le résultat d’une configuration d’ « appartenances » - ce ne sont pas toujours souvent les m^mes qui sont mobilisées par les individus pour agir) par rapport à tel ou tel projet porté collectivement, et ce à défaut de l’avoir expérimenté. Sans doute se sentira t-on davantage citoyen et impliqué dans la vie et la transformation des situations ; « le lien social » ne sera plus de l’ordre de l’abstraction mais du « vécu » dans une telle perspective.
Certes « citoyenneté et appartenances ne sont pas contradictoires », encore faudrait-il que les droits politiques qui sont aussi sous tendus par la notion de citoyenneté soient reconnus à ceux qui ne sont pas des nationaux et qui vivent et travaillent parfois depuis de nombreuses a nnées dans la société française. Le texte nous paraît flou sur ce point Comment accrître la capacité d’intervention si elle n’est pas non plus aussi politique dans une démocratie ?.
Il semble que dans cet appel soit privilégiées « les communautés de vie » donc différents types d’associations, fondées sur des liens qui se forment au niveau du local, sur un (des) même territoire(s) où auraient à voir et à agir ensemble des individus, parce qu’ils y vivent et y mettent en commun leurs ressources (intellectuelles affectives...) pour prendre en charge démocratiquement c-’à -d par le dialogue et le débat leur avenir commun.
Ce appel prône comme solution le « dévelopement communautaire », plus qu’un concept ou une notion, qu’une politique avec des dispositifs originaux tels ceux développés et mis en oeuvre au Canada, aux Etats -Unis (CDC depuis 1967 aux USA) , de façon pragmatique mais toujours évalués.
Là, le texte laisse entendre qu’il est peut-être inutile de réinventer la roue mais de transposer en l’expérimentant dans nos contextes territoriaux en France (ZUP, ZUS, banlieues etc ), tous très divers et ayant leurs spécificités propres en dépit des nombreuses similarités qu’ils partagent, ajoutons à condition néanmoins de tenir compte des différences de culture, d’histoire entre les pays anglo-saxons et au sens large européens.
On sait par ailleurs alors qu’en France les réponses aux questions d’exclusion et de « diversité » ou de « minorités ethniques » ou « minorités visibles « (terme canadien) sont centralisées et fondées sur l’intervention de l’Etat, elles s’enracinent aux USA dans les initiatives des habitants et les dynamiques locales (sauf pour la question ethnique où l’Etat joue le rôle principal d’impulsion d’affirmativ action ). Y devient le principal moteur de l’action le sentiment de solidarité communautaire. Ainsi on peut se demander si porté à son terme le principe de communauté affinitaire quelconque même s’il est « fondé « sur le partage d’un territoire ne risque pas de constituer un danger celui de mener à un enfermement relationnel ? ou un séparatisme social ? Toutefois l’IRDU semble avoir perçu ces risques puisque dans ses objectifs, elle évoque de « définir les concepts de développement social local et de travail social communautaire ». Alors vient une autre question. Comment ? par l’expérimentation et l’évaluation ? par des discours théoriques, par la contruction d’une théorie fondée sur les résultats de l’expérimentation ? et pour cela en s’inspirant des expériences étrangères et françaises méconnues parce que mal diffusées et en France encore trop peu analysées et disponibles
Il parle aussi d’"ingénierie » ? qu’est-ce à dire ? un emboitement de dispositifs articulés et coordonnés : les uns mis en place et expérimentés par les acteurs locaux, les autres promus par les différentes collectivités (niveau commune, région Etat). Là aussi ne faut-il pas repartir et réfléchir en termes d’interactions, d’interconnections que certaines conditions et un ensemble de conditions, certains « liens » à différents niveaux (personne interpersonnel ?? institutionnel) contribuent à créer età maintenir ouverts ? Dans ce type de configuration, quel sens prend la notion de pilotage ? et celle d’ évaluation ? qui se concerte avec qui ? quel partage du pouvoir dans la décision et l’action ?
Un peu bureaucratique et opaque cette notion d’ « ingénirie » !
L’expression « utilisation intelligente du lien communautaire » nous inquiète.Quel est tout à coup ce surplomb non indentifié et identifiaible ainsi désigné ? L’Etat ? les différentes collectivités territoriales ? les seuls travailleurs sociaux ?? A eux la charge ou la mission de « renforcer le capital socialdes habitants » ? N’y faut-il pas des actions croisées et la parole, enfin entendue qu’expriment au départ des habitants eux-m^me ?
Comment accroître la capacité de pouvoir des gens dans leur vie (empowerment) et quelles en sont les conditions, voilà la seule et vraie question ! Comment rendre capable sans immédiatement assujetir à sa vision (la première phase de la Politique de la Ville a montré le slimites de ce que l’on désiagnait par la participation et l’initiative des habitants) ? comment construire un compromis autour du quartier ? comment faire vivre la démocartie , la délibération, l’intérêt général à l’heure de la mondialisation, d’un sentiment général de précarité et d’incertitude partagées, de défiance vis à vis des politiques.
Il reste donc beaucoup d’éléments à préciser et à débattre au cours des rencontres à venir que nous espérons fructueuses et éclairantes pour tous.
Enfin, la partie « perspectives » de l’appel veut « réconcilier travail social classique avec actions relevant de la politique de la ville... » et appelle à « la création d’un groupe de recherche action inter-réseaux . »
Nous n’y pouvons qu’y souscrire et l’encourager.
MG. Philipp le 1/2/07
Bien, bien, bien.
Vous avez oublié l’idée n°51 :
"Voter pour un(e) candidat(e) qui réduira la pauvreté au lieu de faire des discours sur la fracture sociale"
Bonjour,
Je souhaiterai rappeler au parti socialiste et à Ségolène :-) que le cycle 2 est constitué de la GS du CP et du CE1. Personne ne peut plus ignorer que la GS est une année fondamentale pour la réussite de tous les enfants en cycle II. Allez, Ségolène encore un effort : des effectifs limités en Cycle II !
Monsieur de Robien pourrait-il prendre le temps de distribuer des clés aux enseignants du primaire :-), cela lui permettrait d’en garder une pour lui et de relire les programmes et les documents d’accompagnement de la maternelle au cycle 3 ;-).
Quelle belle leçon d’enseignement de la littérature dans "les beaux quartiers" !!!
Je pense Monsieur qu’il y a bien longtemps que vous n’avez pas mis les pieds dans une classe d’un collège de ZEP.
Un petit conseil : allez y faire un tour, mettez-y en pratique vos sages paroles et faites nous un retour après expérimentation.
Bon courage et à très bientôt
Bonjour
Vos critiques sont à adresser aux auteurs des articles qui sont ici reproduits.
En ce qui concerne notre revue de presse quotidienne, nous reproduisons tous les articles donnant la position des candidats à propos de l’éducation prioritaire et tous les commentaires de la presse à ce propos.
Si vous avez des informations que nous n’avons pas relevées, envoyez-les nous : vous pouvez être assuré qu’elles seront reproduites dans cette revue de presse pluraliste : sa lecture depuis plusieurs mois montre qu’il n’y a pas de parti pris politicien.
Très cordialement,
Alain Bourgarel
Qu’il faille faire quelque chose de nouveau pour des jeunes en perdition, je suis bien d’accord avec vous. Il faudrait que François Bayrou nous donne des détails : est-ce que ces "établissements d’éducation" seront des internats ? Qui recruteront-ils comme élèves ? Quels âges auront ceux-ci ? Que fera-t-on dans ces établissements ? Qui y enseignera ? Quels autres éducateurs y travailleront ? Etc.
Je trouve qu’on ne peut faire une telle annonce sans préciser de quoi il s’agit. Aussi j’espère que François Bayrou va détailler cela dans les prochaines semaines, sinon, il n’est pas sérieux.
Bonjour,
je suis déçu par l’analyse très subjective, partielle voire partiale que vous faites dans tout ce numéro, des propositions des candidats à l’élection présidentielle.
D’abord, je constate que la place consacrée à chacun des candidats est très inégale. Est-ce l’effet du mirroir déformant des sondages ou de celui des médias ?
Ensuite, vous ne prenez même pas la peine de relever le caractère ultra-libéral de la vision de N. Sarkosy qui veut supprimer les ZEP, ni le flou de la position de Mme S. Royal lorsqu’elle parle de redécoupage de la carte scolaire. Vous n’ignorez pourtant pas les risques de dérive et d’aggravation des ségrégations sociales contenus dans cette proposition de laisser le choix entre plusieurs établissements aux familles, ni de noter l’absence de prévision de financement. Quant à M. Bayrou, pouvez-vous m’expliquer quels sont les financements prévus et pour faire quoi exactement, en termes clairs ?
En revanche, s’agissant de M. H. Besancenot, vous le traitez carrément de "blairiste", quant à Mme M. G. Buffet, vous l’exécutez sans même avoir lu ses propositions qui sont d’ailleurs celles des collectifs anti-libéraux. Et c’est totalement faux de dire qu’aucun moyen de financement n’est prévu, il aurait suffit de lire le paragraphe suivant votre extrait :
"L’avenir de notre école ne dépend pas que des moyens, mais sans sans eux, rien ne sera possible : je propose d’augmenter le budget de l’Education nationale en portant la part de l’Etat à 7% du PIB. Recruter et former sur cinq ans 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement. A partir d’une programmation pluriannuelle des postes qui soit accompagnée de pré-recrutements rémunérés, encourageant l’orientation d’un nombre important d’étudiants vers les concours de l’enseignement. Les métiers de l’éducation ont subi depuis plusieurs décennies une importante dévalorisation, notamment au plan des rémunérations. Il faut réhabiliter ces métiers y compris financièrement."
Très cordialement,
Mouloud Haddak
Je suis d’accord avec F.Bayrou quand il propose des écoles spécialisées pour certains jeunes en difficulté car moi-même je m’en occupe dans un LP situé en Zep en Martinique et je trouve que tout ce qu’on fait ,c’est mettre un sparadrap sur une jambe en bois,cest faire du saupoudrage alors que ces jeunes ont réellement besoin d’une prise en charge individualisée avec une écoute et une attention très particulière où tout le monde tient le même langage,avec des objectifs communs,un programme "sur mesure"des intervenants spécialistes tous les jours.Cela les aidera à se connaître,à se soigner,à trouver une voie au lieu de se regrouper,de se droguer,de boire...de retourner toute cette violence qui est en eux contre eux-mêmes.Cela permettra aux enseignants de LP de faire travailler les autres élèves qui le désirent car ils se plaignent souvent du comportement de X ou Y qui les empêchent d’écouter.
Moi, je pense qu’une façon d’apporter un soutien à votre action, c’est ... d’en faire autant !
Je suis directeur d’école en ZEP Ambition Réussite et mon blog existe depuis un an ... et n’est pas encore fermé !
Alors, n’hésitez pas ... défoulez vous !
Archie Bald ("militant" de la chose éducative en ZEP depuis 25 ans)