Débat sur les ZEP de Saône-et-Loire

12 février 2005

Extrait du « Journal de Saône-et-Loire » du 11.02.05 : Les inquiétudes de Claude Chermain

L’éventualité de nouvelles suppressions de postes sur le territoire de la commune associée de Saint-Pantaléon a nécessité de la part de Claude Chermain d’alerter l’Inspecteur d’Académie, M. Claude Lardy, dans un courrier rédigé il y a quelques jours, pour attirer une attention particulière sur la situation de Saint-Pantaléon et plus particulièrement de son habitat collectif.

Cette suppression qui devrait prendre effet à la prochaine rentrée de septembre sur des postes d’instituteurs du groupe scolaires de Victor Hugo risquerait selon C. Chermain de rendre la tâche des élus entre autres, de plus en plus difficile sur cette partie de l’agglomération autunoise qui souffre déjà de fortes ségrégations, toujours selon M. Chermain.

Soulignant par ailleurs l’ensemble des paramètres sociaux, économiques et cosmopolites sur le territoire, classé en ZEP, Claude Chermain a mis en exergue le rôle primordial de l’école publique, qui de ce fait, doit s’en trouver renforcé, un rôle plus que nécessaire.

Rappelant les difficultés des élèves au quotidien en classes de primaires, y compris la prise en compte des parents du parcours éducatif de leurs enfants, Claude Chermain a suggéré face à ce contexte, le maintien des postes, dans le cadre de la politique « des classes de cours préparatoires à effectifs réduit et à encadrement pédagogique renforcé » prônée par le ministère de l’éducation nationale.

Suite à la requête de Claude Chermain, Claude Largy a donc répondu il y a peu, sur le devenir d’une situation incertaine à Saint-Pan. Ayant pris bonne note sur l’état des faits, ce dernier a exprimé ses intentions : « J’ai décidé, pour l’ensemble des écoles en ZEP du département en raison de la prise en charge particulière qu’il convient de mettre en place pour l’accueil des enfants en difficulté, d’adopter des conditions d’encadrement plus favorables que dans les autres écoles. Ainsi, à la rentrée prochaine, la moyenne ZEP dans les écoles de 8 classes et plus devrait être de l’ordre de 21 élèves. Elle serait de 18 à Victor Hugo si toutes les classes étaient maintenues, c’est pourquoi, dans un souci d’équité et en appliquant ce principe de discrimination positive en faveur des ZEP, après avoir consulté le comité technique paritaire départemental, le 1er février 2005, je proposerai la fermeture de la 8e classe de l’école (moyenne après fermeture 20, 85) au conseil départemental de l’Éducation Nationale qui se réunira le 28 février prochain ».

M. Largy de conclure, que sa décision sera prise qu’au terme de ces deux consultations.

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