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L’ouverture d’établissements privés en ZEP revient dans le débat

11 juin 2007

Extrait du « Figaro » du 09.06.07 : Les écoles catholiques ne craignent pas la fin de la sectorisation

Quelque 700 congressistes de l’enseignement catholique étaient réunis hier à Paris pour une journée nationale.

La suppression de la carte scolaire programmée par le gouvernement va-t-elle détourner certains parents de l’enseignement privé ? « Nous ne sommes pas du tout inquiets ! », s’exclame Véronique Gass, présidente des parents d’élèves de l’enseignement libre (UNAPEL), qui participait hier à une journée nationale de l’enseignement catholique, à Paris.

« Il faudra plus de moyens »

Car cette année encore, l’enseignement catholique va refuser du monde : environ 30 000 élèves resteront à la porte, faute de places. Les établissements les plus débordés par les demandes d’inscriptions, situés dans la région parisienne, dans le sud ou l’est de la France, s’apprêtent à ouvrir des classes de plus de 35 élèves.

Paul Malartre, le secrétaire général de l’enseignement catholique, déplore que, en raison de la clé de répartition de postes entre public et privé (80/20) qui n’a pas changé depuis 15 ans, les établissements catholiques vont se voir retirer 300 postes à la rentrée, alors que leurs effectifs augmentent.

La réflexion sur la carte scolaire intéresse néanmoins « beaucoup » l’enseignement catholique, même s’il n’y est pas soumis. Paul Malartre a conscience que le succès du privé tient parfois à la rigidité de la carte scolaire. Mais « on nous choisit le plus souvent pour la qualité de notre projet éducatif, insiste-t-il. Pour nous, l’objectif d’égalité des chances peut être atteint en diversifiant les filières de formation, plutôt qu’en s’appuyant sur la sectorisation. »

Pour atteindre cet objectif, le privé se dit prêt, par exemple, à développer des structures d’enseignement adaptées aux élèves en difficulté. Ou à ouvrir des établissements dans des quartiers en difficulté, comme l’avait suggéré Nicolas Sarkozy pendant la campagne. « Pourquoi pas ? Mais il nous faudra plus de moyens », glisse Paul Malartre. En clair, c’est donnant donnant. Il n’existe actuellement qu’une poignée d’établissements catholiques implantés en zone d’éducation prioritaire (ZEP), notamment en Seine-Saint-Denis ou à Marseille.

Avec ses deux millions d’élèves et un succès qui ne se dément pas, l’enseignement catholique entend aujourd’hui relever le défi de la diversité.

Marie-Estelle Pech

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