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20 minutes fait le point sur la prime REP+ et les critères d’attribution de la part variable

1er juillet

Additif du 06.07.22
Indemnité REP+ : la part modulable conditionnée pour diviser !
Alors que le ministère Blanquer prétendait développer et renforcer les collectifs de travail, il a instauré la mise en concurrence des écoles et du collège au sein d’un même réseau d’éducation prioritaire renforcé et au sein d’une même académie. La répartition imposée des montants de la prime ne fait que créer des injustices et des incompréhensions légitimes d’une part, tout en organisant la concurrence entre écoles, entre écoles et collèges alors que les équipes sur le terrain s’efforcent de travailler ensemble dans l’intérêt des élèves.

Le versement qui vient d’être effectué sur le salaire de juin, suscite à juste titre de l’agacement chez de nombreux·ses collègues. Si chaque membre de l’équipe enseignante d’une même école touche la même chose, en revanche, selon les écoles, les collègues ont reçu 200€, 360€ ou 600€. Sur quels critères s’est fait ce choix ?

Pour cette année transitoire, le rectorat a imposé, sans prendre l’avis des représentant·es des personnels, les critères suivants afin de déterminer les différentes parts à verser :

Participation à vacances apprenantes / école ouverte
Mise en œuvre de stages de réussite
Taux d’élèves bénéficiaires de devoirs faits (ne concerne que le second degré)
Présence d’une cordée et nombre de cordées de la réussite (ne concerne que le second degré)
On notera donc que seule la mise en œuvre de dispositifs hors temps de travail, déjà rémunérés de surcroît, détermine les écarts de versement de la prime ! De plus, nombre des dispositifs sont à bien des égards sujet à controverse tant ils entraînent une externalisation des difficultés scolaires et un rapport méritocratique à la réussite scolaire qui pourtant est largement documenté comme étant trompeur.

Pour la FSU-SNUipp 72, l’octroi d’une prime ne constitue nullement une réponse satisfaisante aux revendications salariales qui concernent l’ensemble des personnels, quel que soit leur lieu d’exercice, en école rurale comme en école urbaine, en réseau d’éducation prioritaire ou pas.

La FSU-SNUipp 72 souligne également que tous·tes les élèves doivent bénéficier des mêmes conditions d’apprentissages et que tous·tes les enseignant·es ont le droit à la même formation et aux mêmes moyens dans leurs écoles respectives, pour mener à bien leurs missions. Le versement d’une prime, différente en fonction des écoles, qui s’appuie de surcroît sur des critères spécifiques où les élèves sont amené·es à être présent·es sur un temps extra-scolaire, ne sert qu’à mettre en concurrence les enseignant·es sur le terrain.

Si l’indemnité REP+ a pour mission de rendre plus attractif un lieu d’exercice complexe et difficile, elle ne s’attaque pas aux problèmes de fond.

les effectifs ne sont pas allégés sur l’ensemble des cycles mais seulement sur certains niveaux de classe, entraînant des effectifs très chargés et incohérents avec le principe même de l’abaissement des effectifs en Éducation prioritaire,
le nombre largement insuffisant de postes de RASED, de remplaçant·es, la suppression des postes de maîtres.sses de plus,
les temps de formation qui ont été supprimés et remplacés par des constellations qui mettent en œuvre un lean management et un formatage des pratiques engendrant des Risques Psycho-Sociaux destructeurs, et une inadéquation entre les besoins du terrain et les injonctions hiérarchiques centrées sur des indicateurs chiffrés.
Un manque de temps permanent au détriment de réelles concertations et de la mise en œuvre d’échanges de pratique au bénéfice des équipes et des élèves
Si des réelles réponses étaient apportées sur ces différents points, les élèves pourraient alors bénéficier d’un véritable droit aux vacances, sans stage de remise à niveau et autres dispositifs d’affichage masquant mal les besoins criants et grandissants de quartiers en voie de sur-paupérisation.

Il n’y aurait alors que des gagnant·es et aucun·e perdant·es ! Mais la volonté n’est-elle pas de diviser pour mieux régner ?

La FSU-SNUipp 72 appelle l’ensemble des équipes des réseaux d’Éducation Prioritaire à écrire des motions de conseil de maître.esses pour demander un traitement équitable et juste reconnaissant l’engagement de toutes et tous plutôt qu’à instaurer la division entre les écoles/établissements.

Extrait de snuipp.fr du 30.06.22

 

https://www.sgen-cfdt-champagne-ardenne.fr/index.php?id=1079
 

Oui, Emmanuel Macron a en partie tenu sa promesse de verser une indemnité aux profs en éducation prioritaire renforcée
FAKE OFF Un lecteur nous a demandé si le président avait tenu sa promesse de verser une indemnité de 3.000 euros net à tous les enseignants en éducation prioritaire renforcée. Si l’indemnité a bien été mise en place, celle-ci compte en fait une part de variable

[...] Toutefois, tous les enseignants et professeurs ne touchent pas cette indemnité de 3.000 euros dans son entièreté, rappelle à 20 Minutes Anne-Sophie Legrand, secrétaire nationale du Snes-FSU et responsable du secteur collège. La syndicaliste déplore cette situation : une partie de la dernière tranche de 1.000 euros est en effet variable. Sur cette part, tous les enseignants ont la garantie de toucher 400 euros net, ensuite 25 % toucheront 200 euros supplémentaires, 50 % 360 euros et le dernier quart 600 euros.

Les enseignants ne sont pas évalués individuellement pour savoir quel niveau ils vont toucher : les montants sont attribués par établissement. Mais sur quels critères ? C’est la participation à plusieurs dispositifs qui a été scrutée cette année : « les vacances apprenantes, l’école ouverte ou les cordées de la réussite », énumère Anne-Sophie Legrand, qui rappelle que la mise en place de l’indemnité « est très variable d’une académie à l’autre. Certaines l’ont mise en place dès avril, d’autres en mai ne savaient toujours pas quelles primes ils allaient recevoir ». La part de variable est reconduite pour la prochaine année scolaire, confirme-t-elle.

Extrait de 20minutes.fr du 30.06.22

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