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Dans une interview au Modem, Nathalie Elimas présente son plan pour l’éducation prioritaire et le dispositif "e-Devoirs Faits"

21 décembre 2020 Version imprimable de cet article Version imprimable

Nathalie Elimas : son plan pour l’éducation prioritaire
L’éducation prioritaire est une priorité de ce quinquennat. La Secrétaire d’État chargée de l’Éducation prioritaire Nathalie Elimas explique, pour le Mouvement Démocrate, les orientations politiques qui seront déployées dans les établissements scolaires concernés, dès la rentrée 2021.

Mouvement Démocrate - Quelle est votre stratégie pour remodeler l’éducation prioritaire ?

Nathalie Elimas - Notre action pour l’éducation prioritaire s’inscrit dans une politique globale en faveur de l’égalité des chances, grande priorité du quinquennat. La création d’un secrétariat d’Etat dédié auprès du Ministre Jean-Michel Blanquer, première dans l’histoire de notre pays, témoigne de la volonté du Président de la République de fixer un cap qui permettra la réussite de tous nos enfants à l’école.

S’agissant de la méthode, elle repose avant toute chose sur la concertation. J’ai ainsi entamé un Tour de France de l’éducation prioritaire pour aller à la rencontre de ceux qui en sont les moteurs au quotidien. J’y inclus l’ensemble des équipes éducatives, les organisations syndicales, les élus locaux, les familles et l’ensemble des parties prenantes. Enfin, je m’appuie sur les nombreuses publications qui traitent de l’éducation prioritaire, comme les rapports Azéma – Mathiot, Berlioux, ou ceux de la Cour des comptes.

Quelles sont vos propositions pour améliorer le système actuel ?

Nous sommes partis du constat selon lequel la carte actuelle des réseaux d’éducation prioritaire ne couvre pas l’ensemble des besoins. En effet, il s’agit d’un système binaire, dû à une logique de zonage : soit vous êtes dans le réseau et bénéficiez de moyens supplémentaires, soit vous êtes en-dehors. Il est par exemple difficilement justifiable qu’à un pâté de maison près, une école rencontrant des difficultés similaires puisse être labellisée REP, et l’autre non.

Un outil a donc été conçu pour tenir compte de la réalité vécue par chaque école de façon beaucoup plus fine : les contrats locaux d’accompagnement (CLA). Il sera ainsi possible d’observer les problématiques rencontrées par les établissements territoire par territoire, au niveau académique, dans un modèle plus souple et plus progressif que ce qui existait jusqu’à présent. Ces contrats viseront à hausser le niveau des élèves en répondant au mieux à leurs besoins, et permettront notamment de répondre aux problématiques des écoles orphelines, des lycées professionnels et des territoires ruraux.

Sous quels délais ces CLA seront-ils mis en place ?

Dans un premier temps, une expérimentation sera lancée à la rentrée 2021 avec les académies de Lille, Nantes et Aix-Marseille, aux caractéristiques sociales, géographiques et économiques très variées. Les formes et modalités précises de cet accompagnement font l’objet d’une concertation en ce moment même dans le cadre du dialogue social régulièrement conduit avec les représentants des personnels. Une évaluation sera menée : en fonction des retours, je déciderai d’un élargissement ou d’une éventuelle généralisation des CLA à la rentrée 2022.

Pouvez-vous nous parler du dispositif « e-Devoirs Faits » ?

Le dispositif e-Devoirs Faits est la déclinaison en distanciel de Devoirs Faits, qui a déjà connu un franc succès auprès des collégiens : près d’un tiers d’entre eux en ont bénéficié l’année dernière. L’objectif est de réduire les inégalités d’accès au savoir grâce à une aide aux devoirs assurée en-dehors des heures de cours par des personnels volontaires, de façon très simple, via un ordinateur, une tablette ou même un téléphone. C’est une solution qui permet d’abord de faciliter la vie des élèves situés en zone rurale, car ils sont dépendants des transports scolaires pour rentrer chez eux – par exemple d’un bus qui passe une seule fois en fin de journée. De plus, les familles peuvent assister à distance à l’aide aux devoirs, et ainsi mieux comprendre comment épauler leurs propres enfants lorsqu’ils rencontrent des difficultés. Elle présente enfin un avantage lié à la crise sanitaire actuelle, puisque la distance permet de limiter le brassage des élèves dans une même salle de classe.

Extrait de mouvementdemocrate.fr du 18.12.20

 

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