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Confinement : une enquête auprès des enfants menée par le laboratoire Bonheurs de l’université de Cergy (tribune dans le Monde)

25 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

« Après le confinement, assurer la continuité relationnelle plus que la continuité pédagogique »

Si la fermeture des écoles a souvent été « éprouvante » et « déstabilisante », « nombreux sont les élèves à retirer aussi des éléments positifs de cette période », notamment dans la relation avec leurs professeurs, expliquent dans une tribune au « Monde » les enseignantes-chercheuses Pascale Haag et Muriel Epstein.

[...] Pour permettre aux enfants de faire entendre leur voix, le laboratoire Bonheurs de l’université de Cergy a lancé dès le début du confinement une première enquête en ligne comprenant une quarantaine de questions. Comment les élèves ont-ils vécu ou vivent-ils cette période inédite ? Qu’est-ce qui leur manque le plus ? Qu’ont-ils retiré de cette expérience ? Dans quelle mesure a-t-elle transformé leurs relations avec les enseignants ?

[...] Gain d’autonomie
Assurément, cette période aura été éprouvante pour les élèves qui sont dans les situations les plus précaires, ceux qui n’ont pas facilement accès aux équipements informatiques et dont les familles ne sont pas en mesure de les accompagner dans leurs apprentissages. Mais l’analyse des premières réponses de ces élèves du CP à la terminale montre aussi qu’ils sont nombreux à retirer des éléments positifs de cette période : ils constatent qu’ils gagnent en autonomie, sont moins stressés, mangent et dorment mieux, apprécient de pouvoir travailler à leur rythme et sont heureux de passer plus de temps en famille. Un lycéen de terminale considère ainsi que « pour le travail, ce confinement est presque parfait ». Une élève de CM2 partage ce constat : « Je suis libre et je me sens plus apaisée et je peux choisir ce que je souhaite apprendre. »

Extrait de lemonde.fr du 19.05.20

 

Voir aussi Continuité pédagogique et inégalités sociales : des pastilles vidéo pour aider les parents (le Café)

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