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Crises des programmes scolaires. Vers une école de la conscience !, Roger-François Gauthier, Berger-Levrault, mai 2019. Entretien avec VousNousIls : "Les classes défavorisées veulent du sens tout de suite"

12 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Crises des programmes scolaires
Vers une école de la conscience !

Roger-Francois Gathier
Collection : Au fil du débat
Berger-Levrault
Broché. 200 pages. Format 14 x 20,5 cm. Date de parution : Mai 2019.

Ref. 121BEL752
ISBN : 978-2-7013-2034-2

Présentation
Qui décide des programmes ? Quels intérêts les gouvernent ? A quoi servent-ils ? A passer les examens ? À préparer au marché du travail ?

Les programmes sont nombreux, éclatés, très contraignants pour les enseignants, très mouvants. Comment l’État peut-il tolérer cette situation : ces changements de programmes sans boussole, ce fatras de contenus dont personnes ne répond ?

L’auteur dévoile les procédures et les dispositifs, et examine à la loupe les programmes d’enseignement français qui montrent un étonnant rejet de la vie …

De plus aujourd’hui, la donne cognitive est nouvelle et à l’échelle du monde, qu’il s’agisse d’Internet, des différentes mondialisations, des cohabitations nouvelles et accélérées de cultures très différentes, du volume nouveau des données disponibles et de l’algorithmisation croissante de leur traitement. Les savoirs sont disponibles en un clic : se poser la question des programmes au niveau d’un pays a-t-il encore un sens ?

L’école n’est pas à condamner, mais à redéfinir. Elle ne rendra de services que si elle passe de la focalisation désormais insuffisante de la connaissance, à une focalisation sur la conscience, à la fois des apprentissages et de la valeur des savoirs. Quelques pistes de réflexion (parmi tant d’autres) : - tous les apprentissages doivent être accompagnés d’un versant critique sur les services effectifs qu’ils rendent ; - l’école doit être très claire sur ce qu’elle enseigne et sur ce qu’elle n’enseigne pas ; - elle doit avoir une fonction immunitaire de base contre le mensonge et l’erreur.

Juste le moment venu pour une école de la conscience, qui apportera aux élèves tout ce qui peut les aider dans l’exercice de vivre.

Un ouvrage passionnant et qui se lit…comme un polar !

Table des matières

I - Programmes scolaires en France : est-ce grave, docteur ?
Un étonnant désordre d’État
Un fatras en pleine expansion
"Quelque part en haut lieu..." Histoire et radioscopie de la machine à fabriquer des programmes
Le poids trop lourd des héritages
La lente érosion d’un état dépassé et l’urgence d’inventer autre chose

II- La question curriculaire posée à l’échelle du monde
L’éducation en approche mondialisée : fratures et convergences
Quels savoirs pour l’école dans la société de la connaissance et de l’intelligence artificielle ?
Des savoirs pour l’école dans le monde de la privatisation des savoirs et de la fragmentation des systèmes d’éducation : quel sens pour des programmes scolaires publics aujourd’hui ?
Des savoirs destinés à des élèves : comment penser cela ?
Programmes scolaires : d’incontournables questions de haute politique

Conclusion - Vers une école de la conscience ? Le temps venu !

Extrait de berger-levrault.fr de mai 2019

 

Les programmes scolaires ont-ils fait leur temps ?
Roger-François Gauthier, agrégé de lettres classiques, anciennement inspecteur général de l’Education nationale et professeur de politiques éducatives comparées à l’université Paris Descartes, vient de publier "Crises des programmes scolaires. Pour une école de la conscience" (éditions Berger Levrault). Entretien.

[...] Ce manque de finalité de l’école et de ses programmes explique-t-il en partie les difficultés rencontrées, notamment lors des évaluations internationales ?
L’école en France marche plutôt bien pour les élèves des familles favorisées. Mais la diffusion des savoirs est inégalitaire et l’école est socialement élitiste. Même si les programmes scolaires sont dénués de sens, les élèves des milieux favorisés n’en sont pas trop troublés car ils leurs permettent de franchir les phases de sélection qui mènent aux meilleures filières, aux prépas, aux bonnes écoles… Mais les classes défavorisées veulent du sens tout de suite. Or l’école ne leur apprend pas ce qui pourrait les aider à vivre dans un monde complexe, comme la psychologie, le droit ou même les compétences ordinaires nécessaires au quotidien… Les enfants des milieux aisés l’apprennent à la maison, mais pas ceux des milieux plus modestes.
Il faudrait que l’école évalue sans complaisance ses savoirs, présents et absents. S’agissant des compétences pour vivre, c’est bien joli de faire des dissertations mais apprendre à écrire une lettre, c’est utile. Savoir comment se comporter face à l’administration ou se repérer entre tous les noms de services d’un hôpital aide les élèves à se préparer à leur vie future de manière concrète. Quoi de plus important que d’apprendre à vivre ?
Les disciplines bien sûr sont importantes, mais elles n’ont jamais été pensées pour le bonheur des élèves ni pour les aider à se débrouiller dans le monde.

Extrait de vousnousils.fr du 10.07.19

 

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