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Le foulard des accompagnatrices scolaires : une question plus civique que religieuse, par Anne-Sophie Lamine, université de Strasbourg (the Conversation)

27 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Le foulard des accompagnatrices scolaires : une question plus civique que religieuse

L’interdiction de sorties scolaires aux mères d’élèves qui arborent un signe religieux vient, une fois de plus, de faire l’objet de débats. Un amendement a été voté dans ce sens par le Sénat le 15 mai, puis a été rejeté le 13 juin par la commission mixte paritaire de députés et sénateurs.

Face à cette polémique récurrente, une question se pose : doit-on attendre des citoyens qu’ils aient démontré leur pleine citoyenneté, selon les normes républicaines, avant de pouvoir contribuer au commun ? Ou, pour le dire autrement, peut-on envisager cette question sous l’angle de la participation sociale ?

Extrait de theconversation.com du 25.06.19

 

Foulards des accompagnatrices et droits civiques
Anne-Sophie Lamine (Université de Strasbourg) publie dans The Conversation une analyse intéressante du mouvement de mamans contre l’interdiction des accompagnatrices voilées. "Contrairement à ce que la majorité des acteurs politiques, éducatifs et médiatiques affirme, ces femmes ne définissent nullement leur mouvement comme un combat pour des droits religieux, mais pour des droits civiques... Cette vision de la démocratie invite à s’interroger sur la fabrication du monde commun, non pas comme un monde totalement neutre dans lequel les acteurs sociaux gommeraient leurs particularités, mais comme un monde qui se fabrique dès lors que ces acteurs, bien qu’agissant de manière très locale (environnement, quartier, école) ou en étant ancrés dans une identité particulière (religion, ethnicité, habitat spécifique…), le font avec une perspective d’un bien commun plus large que celui de leur groupe restreint".

Extrait de cafepedagogique.net du 28.06.19

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