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Les relations école-famille vues par une assistante sociale qui a travaillé longtemps en éducation prioritaire (REP+ Stendhal de Nantes). Un entretien audio de 41mn présenté aussi en 7 vidéos

19 septembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Les relations école-famille du point de vue d’une assistante sociale

Lucette Demouveau est assistante sociale. Au cours de l’entretien qu’elle nous a accordé au début de l’année 2016, elle apporte un éclairage professionnel sur la question des relations école-familles qui sont souvent très chargées émotionnellement et n’ont pas toujours les effets escomptés par les équipes. Tirant les leçons de sa pratique dans différents établissements, elle propose des pistes pour renforcer les alliances école-familles.

Tout au long de sa carrière, Lucette Demouveau a travaillé dans l’enseignement spécialisé et en éducation prioritaire. Elle est actuellement conseillère technique en service social à la DSDEN de Loire Atlantique. L’un des axes principaux de ses recherches et de son action porte sur la collaboration entre les enseignants et les parents d’élèves qui est en général d’autant plus difficile que les attentes de réussite des familles sont fortes. Or s’il est un point commun aux parents, c’est qu’ils souhaitent tous la réussite scolaire de leur enfant. Leur reconnaître ce désir de réussite pour leur enfant est un incontournable pour entamer avec eux un dialogue sincère et constructif.

 

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En éducation prioritaire, certaines familles ont des parcours de vie et parfois une histoire scolaire difficiles. Le cas de Jimmy analysé par Lucette Demouveau indique à quel point l’estime de soi peut manquer chez certains parents et certains élèves. Dès lors, aborder les parents en termes de manques risque d’alimenter ce sentiment d’échec et d’empêcher un peu plus la compréhension mutuelle. Pour sortir de ce cercle vicieux, les parents doivent être considérés comme des ressources.
Autrement dit, l’école peut avoir des attentes vis à vis des parents, mais proportionnées et explicitées pour leur permettre de dépasser la dimension émotionnelle de la rencontre et éviter d’alimenter une culpabilité latente. A défaut, les parents comme les enseignants entrent dans une logique de procès réciproques d’autant plus virulents que la difficulté scolaire est installée.

Pour tenter de dépasser ces blocages, Lucette Demouveau a conduit plusieurs projets au collège [REP+] Stendhal (Nantes) alliant les parents d’élèves et les enseignants, dont un dispositif d’aide aux devoirs à la maison qui perdure encore aujourd’hui. Si l’expérience a montré des limites, notamment pour les élèves les plus en difficulté, le cadre de travail commun a permis de développer la confiance et le dialogue avec les familles et de vérifier que les relations école-famille s’épanouissent d’autant plus que les personnels misent sur l’intelligence des parents en leur soumettant sans détour les questions professionnelles qu’ils se posent.

Lucette Demouveau conclut l’entretien sur la nécessité du travail en équipe, avec les parents et entre professionnels, pour espérer peser positivement sur les destins scolaires des élèves.

auteur(s) : S. Marange
contributeur(s) :
L. Demouveau, conseillère technique du service social

 

Les 7 vidéos

Parcours professionnel d’une assistante sociale

Les parents souhaitent la réussite scolaire de leur enfant

Impuissance contre impuissance : le cas particulier de Jimmy

Considérer les parents comme des ressources

Communiquer quand la difficulté scolaire est installée

Quelques projets menés avec les parents

Miser sur l’intelligence des parents

 

L’entretien audio complet avec Lucette Demouveau

 

Extrait de pedagogie.ac-nantes.fr du 09.09.16 : Les relations école-famille du point de vue d’une assistante sociale

 

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