> VIE SCOLAIRE : Climat, Décroch., Internats, Rythmes, Santé > INTERNATS > Internats (Rapports officiels et Etudes) > Patrick Rayou (dir.), Aux frontières de l’école, Institutions, acteurs et (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Patrick Rayou (dir.), Aux frontières de l’école, Institutions, acteurs et objets, Presses universitaires de Vincennes (avec une analyse des internats d’excellence)

4 décembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Patrick Rayou (dir.), Aux frontières de l’école , Institutions, acteurs et objets, Presses universitaires de Vincennes,

Résumé et sommaire

[...] Vous publiez un article sur les internats d’excellence très éclairant. On pourrait penser que dans cet univers clos la frontière est affirmée. Or vous montrez que la frontière est poreuse et que tous les élèves ne s’y retrouvent pas forcément.
L’idée que parce qu’on va mettre des jeunes dans des lieux préservés ils oublient leurs racines culturelles relève vraiment de la croyance. On le voit bien dans les activités culturelles que l’on propose aux jeunes des filières spéciales type Sciences po ou Essec. Au début, les propositions sont nombreuses. Et puis le volume diminue. Il ne suffit pas de mettre les gens devant la culture. Il faut aussi qu’ils aient acquis la manière de s’incorporer cette culture.

Ces internats proposaient aussi des études pour faire les devoirs sur place avec un accompagnement. Mais là aussi vous montrez que ce n’est pas aussi simple...
Dans la plupart des internats d’excellence (tous sauf deux), les élèves sont inscrits dans un établissement scolaire différent. Le fait de les mettre en internat avec une aide aux devoirs les met dans une situation proche de ce qu’on a pu voir ailleurs : il y a peu de concertation entre ce qui se fait en classe et les activités extérieures. D’ailleurs dans un des internats le directeur avait même imposé un livret scolaire bis sans aucune concertation avec le livret fait dans le collège de rattachement des internes..

Déplacer les enfants sur le territoire ne règle pas la question éducative. Quand on n’est pas capable de régler la question là où elle se pose et qu’on tente de la résoudre en déplaçant les personnes, on fait bouger les frontières mais on ne les supprime pas. Dans le livre, de beaux articles montrent cela à propos des devoirs ou de l’entrée en 6ème. Les frontières bougent mais ne disparaissent pas.

Extrait de cafepedagogique.net du 03.12.15 : Patrick Rayou : Régler les questions pédagogiques là où elles se trouvent plutôt que déplacer la frontière

Répondre à cet article