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Un rapport de l’OCDE souligne le rôle de l’éducation comme vecteur important d’intégration des immigrés

6 juillet 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

"Les pays n’aident pas suffisamment les immigrés et leurs enfants à s’intégrer. Ce rapport tire la sonnette d’alarme et souligne la nécessité de renforcer les politiques d’intégration en vue de tirer le meilleur parti de l’immigration, pour nos économies et nos sociétés, mais aussi pour les immigrés eux-mêmes", déclare Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, suite au rapport qui vient de paraître intitulé "Les indicateurs de l’intégration des immigrés 2015 : Trouver ses marques."

Ce rapport présente la première comparaison internationale détaillée des résultats des immigrés et de leurs enfants sur le marché du travail, en termes d’éducation, de revenus, de conditions de logement, de santé, d’engagement civique et de cohésion sociale dans tous les pays de l’OCDE et de l’UE.

D’après le rapport la population immigrée a augmenté de plus de 30% depuis 2000. Une personne sur dix vivant dans l’UE et l’OCDE en 2012 était née à l’étranger, soit 115 millions d’immigrés au sein de l’OCDE et 52 millions dans l’UE. Les défis de l’intégration n’augmentent pas avec la part des immigrés au sein de la population, il semble même que les pays qui accueillent le plus d’immigrés en proportion de leur population sont aussi ceux où ces derniers affichent les meilleurs résultats en comparaisons internationales.

Même si les jeunes nés dans le pays de parents immigrés ont en général une meilleure situation professionnelle que leurs parents, ils se sentent plus fréquemment discriminés en raison de leurs origines que ne le sont les personnes qui ont immigré elles-mêmes. Ce constat, vrai dans les pays de l’UE, n’est pas observé dans les pays non européens de L’OCDE.

L’éducation, un vecteur d’intégration

Les résultats scolaires des enfants immigrés et ceux dont les parents sont immigrés progressent globalement, même si, dans l’UE, la part des élèves immigrés issus de milieux défavorisés qui obtiennent les meilleurs résultats aux tests de compréhension de l’écrit de l’enquête PISA est deux fois plus faible que celle des élèves de parents nés dans le pays.

Le rapport souligne qu’une forte concentration d’enfants d’immigrés dans les écoles n’est un problème que si leurs parents sont majoritairement des personnes faiblement éduquées, ce qui est le cas dans la plupart des pays de l’UE.

L’éducation est un vecteur important pour l’intégration sur le marché du travail. Même si les immigrés peu ou pas diplômés enregistrent des taux d’emploi supérieurs à ceux de leurs homologues nés dans le pays, ils restent souvent cantonnés dans des emplois peu rémunérés offrant de mauvaises conditions de travail. Les immigrés pourvus d’un emploi sont deux fois plus susceptibles que leurs homologues nés dans le pays d’appartenir à un ménage dont le revenu se situe en-dessous du seuil national de pauvreté. A cause de leurs revenus plus faibles, les immigrés sont également plus de deux fois plus susceptibles de vivre dans des logements surpeuplés.

Le nombre croissant d’immigrés très qualifiés est considéré par le rapport comme une avancée prometteuse pour les résultats futurs de l’intégration. Mais, si un immigré d’âge actif sur trois dans l’OCDE et un sur quatre dans l’UE sont aujourd’hui titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, ils enregistrent des taux d’emploi inférieurs à ceux de leurs homologues autochtones dans presque tous les pays et quand ils occupent un emploi, ils sont plus souvent surdiplômés que leurs homologues nés dans le pays.

Voir le rapport complet

Extrait de touteduc.fr du 03.07.15 : Un nouveau rapport de l’OCDE sur l’intégration des immigrés "tire la sonnette d’alarme"

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