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Georges Felouzis : "La politique d’éducation prioritaire, qui consiste à accepter la ségrégation sociale et ethnique et à en limiter les effets par plus de moyens... est un échec."

25 février 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Professeur de sociologie des politiques éducatives à l’université de Genève, Georges Felouzis est notamment l’un des coauteurs de L’Apartheid scolaire (éd. Seuil, 2005). Il répond à « la question du mois » de l’Ajéduc.

[...] Pourra-t-on sortir l’école de ce bourbier ségrégatif qui la décrédibilise et l’empêche d’accomplir ses missions les plus élémentaires ?
La politique d’éducation prioritaire, qui consiste à accepter la ségrégation sociale et ethnique et à en limiter les effets délétères par plus de moyens aux établissements ghettoïsés est un échec.
Remettre en cause l’apartheid scolaire consisterait à définir une politique explicite et volontariste de déségrégation, ce qui demande une imagination et un sens de l’innovation politique. Ce n’est qu’à ce prix que les conditions du « vivre ensemble » seront véritablement renouvelées et peut-être restaurées à l’école. »

Propos recueillis par Luc Cédelle

Extrait de ajeduc.WordPress ;fr du 24.02.15 : Georges Felouzis : « La politique d’éducation prioritaire ne sort pas l’école du bourbier ségrégatif

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1 Message

  • Une fois de plus, monsieur Felouzis déploie sa haine contre l’éducation prioritaire et utilise le procédé qui consiste à mentir sur sa nature et sa fonction : elle consisterait, selon lui, « à accepter la ségrégation sociale et ethnique ». Simplement ! Bravo ! Mais comment les profs, les parents d’élèves, les gouvernements successifs depuis 1981, le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel n’en ont rien dit ?

    Ce genre de saloperie insulte ceux qui se crèvent pour leurs élèves, et même ceux qui, plus simplement, font honnêtement leur boulot dans l’éducation prioritaire. La qualité de « professeur d’université » donne du vernis et de l’éclat à ces déclarations, alors on ne peut laisser passer ça. Pauvres universitaires qui doivent supporter un collègue enfermé dans son idéologie et son ressentiment !
    De plus, il croit, lui aussi, que l’éducation prioritaire consiste à « limiter les effets délétères des établissements ghettoïsés par des moyens ». Comme si la question des moyens était suffisante et première. N’importe quoi.

    Si ce monsieur proposait quelque chose d’autre, avec détails et programme d’action, on le lirait volontiers. Il reste au conditionnel : « Remettre en cause l’apartheid scolaire consisterait à définir une politique explicite et volontariste de déségrégation, ce qui demande une imagination et un sens de l’innovation politique. » En effet. Alors, on attend son programme : lui, il doit savoir la définir cette politique car il doit avoir de l’imagination et un grand sens de l’innovation politique.

    On le lira avec attention et, a priori, avec intérêt.

    En attendant, il observera que la Loi SRU dont l’un des objectifs est justement d’améliorer cette situation, 15 ans après sa promulgation, n’est toujours pas appliquée et qu’après les municipales, les départementales et les régionales il ne sera plus du tout possible de l’appliquer.

    Ah ! Qu’il est doux de voir ces choses du haut de sa chaire couronnée de lauriers et d’insulter ceux qui travaillent chaque jour dans l’éducation prioritaire.

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