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09/11/05 - Education, instruction et discrimination, G. de Robien s’adresse aux enseignants de ZEP

9 novembre 2005

Extrait du site du ministère de l’Education nationale, le 09.11.05 : Installation du Haut Conseil de l’éducation

discours du ministre Gilles de Robien, le 8 novembre 2005-11-08

Monsieur le Président, (...)

Plus que jamais sans doute, à l’heure où de graves troubles secouent notre pays, l’Ecole est aux avant-postes. Je pense à tous les chefs d’établissement, à tous les directeurs d’école, à tous les professeurs, et à tous les personnels de l’Education nationale, qui assurent leurs missions sans désemparer dans des conditions souvent difficiles, en particulier dans les zones d’éducation prioritaires.
Au nom du gouvernement, je veux saluer leur travail, leur ténacité, leur dévouement à la cause de la République. Je veux leur dire le soutien et la gratitude de la Nation. Je veux leur dire que, comme eux, je ressens douloureusement les agressions commises à l’encontre des écoles et des établissements scolaires, car elles s’attaquent au bien le plus précieux de la République, celui que nous mettons au service de l’éducation de nos enfants.

Nous le savons, au-delà de la nécessaire fermeté à l’égard des délinquants, la réponse de fond aux problèmes qu’affronte notre pays passe, comme l’a dit hier soir le Premier Ministre, par l’éducation et l’instruction :
 L’éducation d’abord, qui doit inculquer aux enfants les principes élémentaires de la vie en commun, leur donner aussi la conscience de leur appartenance à la Nation française, et le sentiment de leurs droits comme de leurs devoirs.

 L’instruction ensuite, qui est la meilleure voie vers le travail, l’insertion dans la société, la responsabilité et l’exercice réel de la citoyenneté.

Contre le désespoir et l’absence de perspectives, je le répète, le meilleur remède, c’est l’éducation , - mais à une condition : que les jeunes diplômés issus des quartiers difficiles ne soient pas victimes de discrimination lors de leur entrée sur le marché du travail. Sans cela, nos valeurs ne sont que des mots, nos efforts tombent dans le vide, et nous nous préparons des lendemains encore plus durs. Une prise de conscience nationale et une mobilisation de toute la société sont nécessaires ! Ce n’est pas un choix, c’est une obligation collective. Il en va de l’avenir du pays.

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