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Les 4 conceptions du rôle des surnuméraires (expérimentation des postes d’"animateurs de ZEP" menée dans l’Essonne au tout-début des années 90)

6 février 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

Le bulletin de liaison des écoles du département de l’Essonne, dans un dossier "Spécial ZEP" d’avril 94, publie un article sur le rôle des "animateurs de soutien ZEP".
Le département de l’Essonne avait été choisi en 1990-1991 pour expérimenter en ZEP dans plusieurs villes, notamment à Epinay-sous-Sénart, la formule des "écoles avec maîtres supplémentaires". Un rapport avait été publié après trois années de fonctionnement par l’auteur de cet article, Michel le Bouffant, IA adjoint de l’Essonne, ancien responsable national de l’AFEF, décédé en 2003)

"Les zones d’éducation prioritaires se caractérisent par la volonté de mettre en place une politique éducative adaptée à des enfants qui, dans leur grand nombre, ne disposent pas de tous les atouts propres à faire de leur scolarité un parcours de réussite.
Pour favoriser une pédagogie adaptée, les instituteurs appelés « animateurs soutien ZEP » sont mis à la disposition des écoles. Ils constituent un apport de moyens qualitatifs qui s’ajoute à celui des instituteurs chargés en propre d’une classe. L’utilisation de ces moyens illustre les diverses conceptions complémentaires, que
l’on peut avoir de leur rôle et donc aussi de ce qu’est le « soutien » en ZEP

La première conception, la plus connue, s’inscrit dans la perspective d’une pédagogie de compensation : le maître ZEP prend en charge, « en soutien », des groupes restreints d’élèves appartenant à une ou plusieurs
classes. Il leur apporte une aide dans un domaine où ils ont des difficultés (en français et en mathématiques le plus souvent).

La seconde conception est fondée sur une approche « par le tutorat » et l’aide individualisée : le maître ZEP intervient avec le collègue titulaire de la classe, dans le cadre d’une activité particulière (production d’écrits, ou résolution de
problèmes en mathématiques). Il aide chacun à découvrir la meilleure façon, la meilleure stratégie pour réussir. Ce maître peut intervenir aussi lors des moments organisés pour le travail individualisé.

La troisième conception, proche de la précédente, consiste à permettre le travail en groupes plus petits (dédoublement entre une ou plusieurs classes) de façon régulière, pour assurer un enseignement préalablement défini, mais dans
lequel des démarches complexes sont mises en oeuvre : c’est le cas par exemple des sujets d’étude en histoire, géographie, sciences et technologie,
qui impliquent recherche ou observation de documents, utilisation d’un matériel
particulier.

La quatrième conception s’inscrit dans la perspective d’un enrichissement des pratiques culturelles au sein de l’école, dans le cadre d’un atelier ou de l’animation
en BCD par exemple.

D’autres formes d’utilisation de ces moyens spécifiques existent. La pertinence de leur emploi tient à l’existence d’un projet pédagogique élaboré par l’ensemble de l’équipe, qui définit, préalablement, ce que seront les priorités."

Michel Le Bouffant
Inspecteur adjoint à l’inspecteur d’académie

Extrait de ac-versailles.fr ble91. Spécial ZEP

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