> VIE SCOLAIRE : Climat, Décroch., Internats, Rythmes, Santé > Internats > Internats (Rapports officiels et Etudes univers.) > "La mise en place des premiers internats d’excellence". Rapport des (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

"La mise en place des premiers internats d’excellence". Rapport des inspections générales, juin 2011, 57 p. (publié le 25.05.12)

29 mai 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

La mise en place des premiers internats d’excellence
juin 2011
Inspection générale de l’éducation nationale
Jean-Paul Delahaye
Philippe Graillot, Vincent Maestracci, Anne-Marie Romulus

Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche
Alain Dulot
Didier Bargas,Christian Bigaut,Patrice Blémont

Lire le rapport intégral (57 p.)

 

SOMMAIRE

Introduction

1. Éléments de contexte et conditions de mise en place
1. 1. L’internat d’excellence dans une histoire
1.1.1. Le lent déclin de l’internat en un demi-siècle
1.1.1.1. Une baisse continue des effectifs depuis plusieurs dizaines d’années
1.1.1.2. Des besoins qui cependant subsistent
.1.1.2. Une politique de relance de l’internat

1. 2. L’internat d’excellence, un dispositif nouveau et original
1.2.1. Un objectif d’égalité des chances
1.2.2. Un public ciblé
1.2.3. Un corrélat essentiel : l’accompagnement

1. 3. Un volontarisme d’État aux conséquences diverses
1.3.1. L’engagement de moyens considérables
1.3.2. Des opérations menées dans l’urgence

1.4. Un portage fort et centralisé
1.4.1. Un pilotage national très présent
1.4.2. Une remarquable mobilisation académique
1.4.3. Un partenariat inégal avec des collectivités territoriales faiblement impliquées

1. 5. Une grande diversité des situations
1.5.1. Beaucoup de solutions provisoires
1.5.2. Des lieux d’implantation et des statuts juridiques très différents
1.5.3. Des formules de scolarisation très variées

2. Internats d’excellence : les réalités du terrain
2. 1. Des moyens d’accueil qui témoignent de l’effort engagé
2.1.1. Des conditions d’hébergement inégales
2.1.1.1. Les casernes désaffectées, une opportunité pour la moitié des premiers internats d’excellence
2.1.1.2. Les autres types d’implantation : des formules très variées
2.1.2. Des budgets de fonctionnement confortables
2.1.3. Des dotations en ressources humaines à double titre exceptionnelles
2.1.3.1. Des ratios d’encadrement très élevés
2.1.3.2. Un profilage des postes

2. 2. Les internes accueillis : recrutement et identité
2.2.1. Des modalités de recrutement quelque peu improvisées
2.2.2. Des profils sociaux et scolaires assez semblables d’un site à l’autre
2.2.2.1. Tous les internes ne relèvent pas de la politique de la ville
2.2.2.2. La part des élèves boursiers est importante sans être écrasante
2.2.2.3. Les niveaux collège et lycée sont très largement majoritaires
2.2.3. Un public qui n’est pas toujours celui attendu
2. 2. 3. 1. Les aléas du recrutement sur dossier
2. 2. 3. 2. Des niveaux scolaires parfois décevants
2.2.3.3. Des difficultés d’adaptation, des démissions et des exclusions

2. 3. Un important dispositif d’actions à destination des internes
2.3.1. Des projets d’inégale consistance
2.3.2. Une prise en charge renforcée des élèves
2. 3. 2. 1. Un emploi du temps très contraint
2. 3. 2. 2. Des règles de vie collective exigeantes et fermes
2.3.3. Un accompagnement pédagogique partout présent
2. 3. 3. 1. Une démarche fondée sur l’aide et le soutien
2. 3. 3. 2. Une pratique limitée de l’innovation
2.3.4. Une offre socioéducative riche et diversifiée
2.3.5. Des modes de régulation interne qui se cherchent

2. 4. Un ressenti positif de la part des bénéficiaires
2.4.1. Une satisfaction nuancée des internes
2.4.2. Des parents reconnaissants envers l’institution
2. 5. Une évaluation qui n’en est qu’à ses prémices

3. Les difficultés identifiées et les voies de remédiation
3.1. Quatre points de vigilance principaux ont été identifiés
3.1.1. L’internat d’excellence, un concept parfois mal compris
3.1.1.1. Une perception pas toujours claire de l’objectif
3.1.1.2. Une absence de consensus sur le principe même
3.1.1.3. Une réponse trop partielle à des besoins plus larges
3.1.2. Des incertitudes sur la « soutenabilité » financière du dispositif
3.1.2.1. Des coûts de fonctionnement élevés
3.1.2.2. Des coûts d’investissement dont le volume hypothèque l’avenir
3.1.3. Sur le terrain, une situation et des pratiques imparfaites
3.1.3.1. Une cohabitation parfois difficile entre les différents publics
3.1.3.2. Les risques d’une offre surabondante
3.1.3.3. À l’inverse, des lacunes dans l’accompagnement des internes
3.1.4. Enfin, les dysfonctionnements de la formule des places labellisées
3.1.4.1. Le dispositif permet à certains élèves d’accéder à l’internat et de bénéficier de quelques actions
3.1.4.2. Une série de lacunes et de difficultés ont été identifiées

3.2. Préconisations
3.2.1. Assurer la pérennité financière de l’opération
3.2.2. Reformuler les objectifs des internats d’excellence
3.2.3. Mieux définir la procédure de recrutement
3.2.4. Trouver un équilibre raisonnable et pertinent, dans l’offre proposée aux
élèves, entre activités scolaires et « périscolaires »
3.2.5. Responsabiliser davantage les internats d’excellence eux-mêmes en leur permettant d’être davantage acteurs de leur projet
3.2.6. Mieux mobiliser les corps d’inspection territoriaux
3.2.7. Mettre en place des dispositifs d’évaluation
3.2.8. Donner un véritable contenu au dispositif des « places labellisées »

Conclusion
Annexe : principaux sigles utilisés

 

Note : Ce rapport avait fuité dans Le Monde du 28.02.12 : Un rapport de l’Inspection générale sur les internats d’excellence, non publié, s’interroge sur le concept même d’excellence et dénonce le coût élevé du dispositif

 

Voir la liste des 17 rapports des inspections générales publiés le 25.05.12

 

S’agissant des internats d’excellence, l’un des piliers du plan Espoir banlieues de 2008, les deux inspections se félicitent de leur mise en oeuvre rapide mais s’interrogent à la fois "sur le profil des internes accueillis, sur les actions mises en place à destination des internes, ou sur le bilan encore décevant des places dites labellisées". De plus, elles s’inquiètent de leur financement à venir et préconisent que "les collectivités territoriales prennent le relais en matière de fonctionnement et assument les charges prévues par les lois de décentralisation". "Il semble impossible, dans la perspective d’une création de nouveaux internats d’excellence, qu’elles ne soient pas associées également aux dépenses d’investissement", ajoute le rapport.
Récemment interrogée par Localtis, l’association Ville et Banlieue avait indiqué pour sa part qu’il fallait "veiller à ne pas vider les quartiers de leurs meilleurs éléments et contribuer ainsi à leur ghettoïsation".

Extrait de localtis.info du 25.05.12 La rue de Grenelle veut jouer la transparence

 

Les internats d’excellence, présentés comme une révolution par le candidat Sarkozy, décrits comme une des grandes réussites du quinquennat et appelés à servir de référence : le rapport de suivi de mise en œuvre qui vient de paraître pointe le coût très élevé de ces internats : jusqu’à 10 000 euros par an et par élève à Sourdun, hors masse salariale. Ils sont donc condamnés à rester à la marge et ne peuvent en aucun servir d’étalon ou de méthode à grande échelle. Pire, la question de leur pérennité est posée : « ils ont bénéficié grâce au grand emprunt de « moyens exceptionnels » qui, par nature, ne sont pas renouvelables ».

Extrait de lexpress.fr du 26.05.12 : Sous le tapis de Chatel

 

Les huit inspecteurs généraux qui ont signé un rapport sur « La mise en place des premiers internats d’excellence » ne sont pas tendres avec l’une des réformes phares du gouvernement sortant. Ces internats devaient symboliser la priorité accordée au mérite et à l’effort sous Nicolas Sarkozy, en donnant plus - de très bonnes conditions d’études - à ceux qui ont le moins - des élèves de milieux modestes.

Extrait de liberation.fr du 27.05.12 : Les internats d’excellence : un dispositif trop cher

 

Ainsi tel internat compte à la fois un fils d’enseignant et un fils de proviseur dans ses élèves. Globalement seul un tiers des élèves relèvent de la politique de la ville. La plupart du temps on a inscrit en internat d’excellence non pas des élèves brillants mais de jeunes perturbateurs. Un élève sur quatre a d’ailleurs démissionné en cours d’année à Sourdun.

En conclusion, les auteurs estiment que " l’observation des premières expériences suscite, à ce stade, non pas des réserves mais certaines interrogations qui, comme on l’a vu, portent principalement sur le profil des internes accueillis, sur les actions mises en place à destination des internes, ou sur le bilan encore décevant des places dites « labellisées »". La question de leur pérennité est ouvertement posée. [...]

Extrait de cafepedagogique.net du 28.05.12 : Internats d’excellence : Le jouet coûteux du Prince

Répondre à cet article