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L’accompagnement éducatif est plus répandu dans les collèges en éducation prioritaire qu’ailleurs (Note d’information) Une controverse sur l’efficacité de ce dispositif

22 décembre 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

L’accompagnement éducatif dans les collèges publics

Note d’information - N° 11.23 - décembre 2011

L’accompagnement éducatif, fondé en principe sur le volontariat des élèves et des intervenants, a pris davantage d’ampleur dans les collèges de l’éducation prioritaire [avec un taux global d’inscription de 38 %, comparés à 31 % dans l’ensemble] et auprès des élèves les plus jeunes. Il s’est surtout imposé dans le domaine de l’aide aux devoirs et aux leçons, ainsi que dans celui de la pratique artistique et culturelle.

 

Extraits

Mis en place à la rentrée scolaire 2007 dans
les établissements de l’éducation prioritaire
(BO n° 28 du 19 juillet 2007) mais aussi
expérimenté par d’autres établissements
volontaires, l’accompagnement éducatif a
été généralisé à la rentrée 2008 à l’ensemble
des collèges publics et privés sous
contrat avec pour objectif d’accueillir, en
milieu scolaire et après les cours, des
élèves volontaires afin de contribuer à leur
réussite scolaire (BO, encart au n° 25 du
19 juin 2008).

[...] Sur la base des données à valeur nationale
(fournies par la DGESCO) et des données
d’échantillon collectées en fin d’année
scolaire (DEPP), on peut observer qu’une
grande majorité de collèges publics avaient
mis en place le dispositif d’accompagnement
éducatif en 2008-2009, année de sa
généralisation, notamment la quasi-totalité
de ceux qui étaient en réseau « ambition
réussite »
(tableau 1). Plus de deux collèges
sur trois avaient mis en place au moins trois
domaines d’activités sur les quatre (69 %).

Cependant, ce sont les établissements
relevant de l’éducation prioritaire et ceux
qui disposaient d’une certaine expérience,
acquise durant l’année d’expérimentation
du dispositif, qui ont, plus que les autres,
exploité la combinaison des quatre
domaines, ces deux types d’établissement
ne se recoupant qu’en partie.
En outre, si les
collèges implantés en zone rurale n’ont pu,
en proportion, se hisser à l’égal des autres
dans la mise en place de la totalité des
domaines, ils ont été relativement plus
nombreux à en avoir organisé deux ou trois,
peut-être pour compenser autant que faire
se pouvait une offre d’activités moindre.
Au vu des seules données de l’échantillon,
hormis le domaine de l’aide aux devoirs et
aux leçons, pierre angulaire du dispositif, la
pratique artistique et culturelle arrivait en
tête avec six collèges sur sept l’ayant mise
en place ; le domaine de la pratique sportive
existait à peu près dans sept collèges sur dix
et celui de la pratique d’une langue vivante
étrangère, anglais ou autre, dans un collège
sur deux. Les établissements d’éducation
prioritaire,
plus fréquemment que les autres,
ont tiré parti de ces trois domaines : les
collèges concernés y ont vu des opportunités
pour répondre à des besoins ou
améliorer l’accès à des activités dont les
élèves n’auraient pu bénéficier sans cela. [...]

[...] Taux d’inscription élevés en sixième
et dans l’éducation prioritaire

[...] c’est bien en classe de
sixième que le taux d’inscription était le plus
élevé (quatre élèves sur dix), il décroissait
ensuite pour se stabiliser à peu près en
classes de quatrième et de troisième aux
alentours d’un élève sur quatre ou cinq.

Dans les établissements d’éducation prioritaire,
particulièrement en réseau « ambition
réussite », les taux d’inscription ont été
plus élevés qu’ailleurs, et toujours davantage
en classe de sixième où plus d’un élève
sur deux en moyenne aura participé à une
ou plusieurs activités au cours de l’année
scolaire.

En seule référence aux données
d’échantillon, l’implantation de l’établissement
en zone rurale a joué en faveur des
inscriptions au dispositif à tous les niveaux
d’enseignement, sixième incluse.
S’agissant du profil scolaire des élèves inscrits à
l’accompagnement éducatif, plus de deux
chefs d’établissement sur cinq (43 %) ont
indiqué que la proportion d’élèves en grande
difficulté scolaire correspondait à celle de
leur collège dans son entier, plus d’un quart
d’entre eux (27 %) seraient parvenus à les
inclure dans le dispositif plus que proportionnellement,
et un sur cinq (21 %) moins
que proportionnellement.
À l’opposé, les
élèves aux résultats scolaires bons, voire
très bons, ont été sous-représentés parmi
les inscrits dans plus de la moitié des
collèges (52%) mais en proportion conforme
à celle de l’établissement dans un collège
sur quatre (25 %), leur surreprésentation
ayant été peu répandue(10%des collèges).

[...] [Cibler les publics] Sans vouloir
se leurrer sur la portée de leur intervention,
reconnaissant volontiers que l’aide
prodiguée ne profitait qu’à un certain type
d’élèves et que l’évaluation était rendue
difficile à mener en raison de l’hétérogénéité
et de l’instabilité des groupes, plus
d’un sur deux (54 %) a préconisé de cibler
plus soigneusement le public d’élèves
bénéficiaires. Ils ont réitéré la nécessité de
tenir compte non seulement de la motivation
des élèves – l’assiduité dont ils faisaient
preuve et la qualité de leur participation
en étant la marque –, mais aussi de leurs
besoins, sans que soit remis en cause le
principe du volontariat auquel une majorité
restait attachée. Le traitement de la difficulté
scolaire a été cité en tête des priorités
de formation (61 %)

[...] [Conclusion] Au total, la variété des suggestions des
intervenants pour stabiliser ou développer
le dispositif, alliée à l’insistance d’une
partie des chefs d’établissement pour en
rappeler l’intérêt, témoigne d’une volonté
partagée de voir l’accompagnement
éducatif pérennisé dans les collèges, tant
du fait de son utilité pour les élèves, notamment
ceux en difficulté scolaire et sociale,
que du fait de la dynamique enclenchée
qui semble conduire à une amélioration du
climat scolaire au sein des établissements.

Extrait de education.gouv.fr, décembre 2011 : L’accompagnement éducatif dans les collèges publics

 

L’Expresso du 23.12.11 fait remarquer que "Là encore cette nouvelle Note d’information traite d’une époque bien ancienne : 2008-2009".

L’Expresso du 04.0112 revient longuement sur cette Note d’information à propos d’un article du Figaro du 03.01.12 présentant de façon très positive l’accompagnement éducatif.

L’article du Figaro

L’Expresso du 04.01.12 : L’accompagnement éducatif aide-t-il les élèves

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