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25/05 - Martin Hirsch à « Fenêtres sur cours » : favoriser les ZEP

24 mai 2005

Extrait de « Fenêtres sur cours », organe du SNUipp, n°270 du 16 mai 2005 : « La collectivité doit faire plus d’efforts pour les plus en difficultés »

Questions à Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, qui a dirigé la commission « Familles, vulnérabilité, pauvreté » : « La nouvelle équation sociale », rapport disponible sur le site du ministère de la Santé

Votre rapport, qui a l’ambition d’éradiquer la pauvreté d’ici 2020, propose le « revenu de solidarité active » (RSA). De quoi s’agit-il ?

Un million d’enfants vivent dans des familles pauvres, au chômage ou travaillant à temps très partiel. Le RSA veut faciliter le retour des parents à l’emploi par la possibilité de cumuler les prestations sociales et les revenus du travail. Afin d’éviter que les employeurs profitent du RSA pour augmenter temps et salaires partiels, on peut conditionner leurs allégements de charges.

Point central du rapport, la création d’un « service public de l’accueil des jeunes enfants », pourquoi ?

La difficulté pour faire garder ses enfants est un frein majeur pour les familles pauvres. Cet accès doit devenir un droit pour elles. L’ensemble des pouvoirs publics doit planifier les besoins et y répondre. Nous proposons l’objectif d’un taux de couverture de la population de 70 % dans 15 ans (contre 31,8 % aujourd’hui) et suggérons de financer les modes d’accueil plutôt que les prestations incitant à l’arrêt professionnel.

Vous abordez aussi les « discriminations négatives dans l’éducation »...

Il ne faut pas avoir de scrupules à ce que la collectivité fasse plus d’efforts pour les plus en difficultés. Les ZEP doivent vraiment bénéficier de moyens supplémentaires et de classes réduites. Redessiner la carte scolaire pour favoriser la mixité sociale, est également indispensable. S’attaquer aux graves inégalités de santé des enfants aussi. Il faut se donner des objectifs que tout le monde s’engage à suivre : État, syndicats, collectivités locales, patronat, associations. Au possible, nous sommes tenus !

Propos recueillis par Céline Lallemand

Fenêtres sur cours N°270

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