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Quelle marge de manoeuvre pour le nouveau ministre ?, par Claude Lelièvre (The Conversation). Nouvelles nominations à son cabinet

31 mai

À l’Éducation nationale, l’arrivée d’un nouveau ministre peut-elle vraiment changer l’école ?

Normalien, spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis, Pap Ndiaye a été nommé vendredi 20 mai ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Son parcours et ses positions marquent une rupture par rapport à celles de son prédécesseur, ont noté les observateurs politiques. Mais quelle portée un changement à la tête de l’Éducation nationale a-t-il sur le terrain ? De quelle marge de manœuvre un ministre dispose-t-il vraiment à son arrivée étant donné que l’administration ne change pas ? Remise en perspective avec trois questions à Claude Lelièvre, historien de l’éducation.

The Conversation : Pap Ndiaye est historien. Par son domaine de recherche, en quoi s’inscrit-il dans une tradition au ministère de l’Éducation nationale ?

Claude Lelièvre : Deux historiens ont été deux grands ministres de l’Instruction publique : François Guizot, célèbre pour son importante loi de 1833 sur l’enseignement primaire, organisant un système scolaire public, et Victor Duruy, connu pour sa loi de 1865 sur l’enseignement spécial, une sorte de secondaire technologique. C’est ce qui a pu accréditer une « tradition » de nominations d’historiens à la tête du ce ministère. En réalité, ils sont peu nombreux.

Durant la Vᵉ République, avant la nomination de Pap Ndiaye, il y a eu dix ex-professeurs nommés ministres de l’Éducation nationale (sur une trentaine) : quatre agrégés – du supérieur – en droit ou sciences politiques (Edgar Faure, Jack Lang, Luc Ferry, Jean-Michel Blanquer) ; trois agrégés de lettres classiques (Lucien Paye, François Bayrou, Xavier Darcos), un agrégé de philosophie (Vincent Peillon), un agrégé de géographie (René Haby) et un seul agrégé d’histoire (Louis Joxe). On remarquera que tout se passe comme s’il était hors de question que des enseignants d’un autre « rang » puissent être à la tête du ministère de l’Éducation nationale. Et Pap Ndiaye, onzième professeur qui vient d’être nommé à la tête du ministère, est bien un agrégé (d’histoire) et ne déroge pas à la règle. [...]

Extrait de theconversation.com du 29.05.22

 

Trois nominations au cabinet de Pap Ndiaye
Thierry Le Goff est nommé directeur adjoint du cabinet de Pap Ndiaye. Agrégé d’histoire il est passé par l’ENA en 1995 et a été directeur des ressources humaines du ministère de l’éducation nationale de 2007 à 2009 avant d’être nommé directeur général de l’administration et de la Fonction publique de 2015 à 2020. Julie Benetti est nommée conseillère sans affectation particulière. Ephémère rectrice de Corse elle a surtout dirigé le pôle éducation de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Pierre Gael Bessière est nommé chef adjoint de cabinet. Il était chef de cabinet de la ministre du logement.

Extrait de cafepedagogique.net du 31.05.22

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