> EDUCATION. Généralités (hors EP) > Education. Généralités (Positions) > Education. Généralités (Positions politiques et syndicales) > Appels d’associations à faire barrage au Rassemblement national : (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Appels d’associations à faire barrage au Rassemblement national : Crap-Cahiers pédagogiques, Fcpe, Ligue de l’Enseignement

12 avril

Faire clairement barrage à l’extrême droite
Communiqué du Crap-Cahiers pédagogiques du 12.04.22

« N’ouvrez au loup sous aucun prétexte, car il pourrait vous manger. […] Mes pauvres chéris,
le loup est aussi rusé que méchant, il pourrait se déguiser pour vous tromper. »
Le loup et les sept chevreaux, Frères Grimm.

Oui, il faut empêcher la candidate d’extrême-droite de parvenir au pouvoir.
Bien sûr, il y a énormément à dire sur le quinquennat précédent, et pour en rester au domaine qui est le nôtre, sur la gestion de l’Éducation nationale : oui, bien sûr, nous avons mille reproches à faire à la politique autoritaire, mais aussi incohérente au moment de la pandémie, d’un ministre qui est loin d’avoir construit une école plus juste et plus efficace. Oui, bien sûr, nous avons eu à souffrir de l’arrogance, du mépris, et de l’autosatisfaction, de réformes bâclées ou idéologiques, ou de l’incompétence menant à des décisions souvent incohérentes ou démagogiques.
Une fois cela dit, et au-delà du jugement global qu’on peut porter sur la politique d’ensemble
du quinquennat Macron, que faire le 24 avril ?

Comment ne pas voir que l’élection de Marine Le Pen signifierait une catastrophe pour notre école, pour tous ceux qui la voudraient plus égalitaire, plus ouverte sur le monde. Les premiers à payer le prix seraient bien sûr les enfants issus de l’immigration, mais aussi les innovateurs, les syndicalistes, les enseignants dans leur ensemble, contraints à terme d’enseigner un « récit national » comme en Hongrie ou en Russie ? Comment ignorer que cela signifierait des tensions accrues, un climat nauséabond de rejet de l’autre pendant que se reconstitueraient des classes de niveau et que s’accentuerait la sélection sociale ?

Pour ces raisons et bien d’autres, nous, au CRAP-Cahiers pédagogiques, n’hésitons pas à appeler à faire barrage à cette extrême-droite qui, même si elle montre patte blanche et emploie une voix mielleuse comme dans le conte, est avant tout dangereuse et, de plus, prête à détruire la solidarité européenne face à Poutine, ce qui n’est pas rien.
Il faut donc mettre dans l’urne un bulletin Macron.

Le CRAP-Cahiers pédagogiques
12 avril 2022

 

Le 24 avril : une seule voie possible, faire barrage à l’extrême droite
La FCPE appelle l’ensemble des parents d’élèves à se rendre aux urnes, dimanche 24 avril 2022, pour faire barrage au Rassemblement national lors du second tour de l’élection présidentielle. Aller voter, c’est se mobiliser massivement pour défendre une école publique, laïque et gratuite. Aller voter, c’est faire barrage aux obscurantismes, à la haine et au repli sur soi qui sont aux antipodes des valeurs de l’école de la République qui doit être juste, solidaire et émancipatrice. Aller voter, c’est réaffirmer la devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Devise qui est aussi la matrice de l’engagement des militants de notre fédération, fondée il y a 75 ans.
Depuis de nombreuses années, l’extrême droite milite pour exclure et discriminer les élèves, elle refuse la co-éducation et que les parents d’élèves soient partie prenante du système éducatif. Rétif à l’innovation pédagogique, son projet n’est que celui d’une école de la répression, d’une prétendue autorité du maître sur les élèves et sur leur famille et d’une école de la méritocratie. Ce projet politique qui ne cherche qu’à diviser, à fragmenter l’idéal républicain repose sur des thèses xénophobes, dangereuses pour les libertés fondamentales. Il est à l’opposé du projet éducatif de la FCPE. La FCPE défend l’idée que l’immigration est une chance pour notre pays, comme elle l’a été depuis si longtemps. Pour cela, il faut une école qui accueille tous les enfants, d’où qu’ils viennent et quelles que soient leurs différences, et s’oblige véritablement à les faire tous réussir. Il faut une école qui exclue compétition et chacun pour soi qui, au contraire, développe la coopération, le vivre-ensemble et la construction de projets. Il faut une école qui respecte les enfants comme des individus à part entière, et des citoyens en devenir.

Extrait de fcpe.asso.fr du 11.04.22

 

D’abord refuser le pire
presidentielle_2022
Avec plus de 11 millions de voix accordées à Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, l’extrême droite atteint un record jamais obtenu au cours des 10 élections présidentielles qui se sont tenues sous la cinquième République. Cette situation inédite, liée au rejet de politiques ultralibérales et autoritaires menées au mépris des attentes et des besoins d’une large majorité de la population et dans la déconsidération des corps intermédiaires et de la société civile, met aujourd’hui Marine Le Pen en position de pouvoir devenir présidente de la République française.

Face à cette réalité, on ne peut tergiverser. L’extrême-droite est un poison. Lui donner les moyens de mettre en œuvre son programme c’est accepter que demain notre pays fonctionne sur la base de la détestation de l’Autre : l’étranger, l’homosexuel, la femme, le pauvre, le musulman, la militante des Droits… C’est prendre le risque d’un blocage institutionnel dès les élections législatives. C’est faire le choix de la paralysie économique, de la régression sociale et de la passivité écologique. Enfin, c’est tourner le dos à l’Europe.

C’est pourquoi la Ligue de l’enseignement appelle, non pas à voter pour le meilleur, mais à éviter le pire en faisant battre Marine Le Pen, ce qui nécessite de repousser toute tentation d’abstention ou de vote blanc en votant Emmanuel Macron. Dans un tel contexte, il faudra que le président montre sans ambiguïté qu’il a compris le message du premier tour.

Car les adhérents de la Ligue de l’enseignement ne sont pas dupes. De trop rares actions menées durant le dernier quinquennat peuvent être jugées positives mais la Ligue a des désaccords de fond sur de nombreux sujets importants sur lesquels elle ne cédera rien : justice sociale, politique éducative et de jeunesse, laïcité, politique associative, dialogue civil, politique culturelle, accueil des réfugiés, urgence écologique, politique sportive pour tous…

La Ligue de l’enseignement s’engagera, avec les mouvements d’éducation populaire et l’ensemble des organisations associatives, mutualistes, syndicales et politiques du champ républicain, à un dépassement individuel et collectif. Elle invite les forces de la société civile, à l’issue de ces élections présidentielles, à s’impliquer activement dans la refonte d’un pacte civique et social pour revivifier véritablement et durablement la République. Fidèle à son histoire, elle prendra toute sa place et ses responsabilités dans cette démarche qu’elle inscrit dans le seul intérêt général.

Extrait de laligue.org du 11.04.22

Répondre à cet article