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Présidentielle 2022. - Les 43 propositions de la Fcpe. - Les propositions de la Pepp (ToutEduc)

2 avril

Additif du 04.03.22
Présidentielle : le projet de la PEEP pour l’école adressé aux candidats
La proximité de l’élection présidentielle est l’occasion, pour les parents d’élèves de la PEEP, de préciser leur projet pour l’Ecole, sous la forme de "propositions" à la future, au futur président.e de la République.

La question du numérique revient dans un grand nombre de leurs propositions. Les élèves devraient être initiés au codage informatique dès le primaire et bénéficier d’une "dotation d’ordinateurs portables à l’entrée du collège et du lycée". Les salles de classes devraient être équipées pour "permettre l’enseignement hybride synchrone". Les parents demandent que les enseignants laissent une " trace écrite complète du cours" sur l’ENT pour les élèves "contraints de s’absenter".

Il faudrait par ailleurs que soient mis "à disposition des parents d’élèves des ordinateurs dans les écoles et les établissements scolaires" et que ceux-ci soient formés, "dans un lieu dédié au sein de l’établissement", à l’utilisation de l’ENT, au vote électronique, à Affelnet, Parcoursup... Les parents devraient pouvoir voter électroniquemnt aux élections des représentants de parents d’élèves.

Autre sujet d’importance, les toilettes. Il faudrait "affect(er) du personnel dédié en permanence à l’entretien et à la surveillance des équipements sanitaires. Ainsi assurer la propreté, la maintenance des lieux, la fourniture de papier hygiénique et de savon, et contribuer à en améliorer l’intégrité et la sécurité."

D’autres propositions sont davantage attendues. "Favoriser les circuits courts" pour la restauration scolaire, réduire le nombre d’élèves par classe, "remplacer les enseignants dès le premier jour d’absence", limiter le poids des cartables, renforcer "très significativement" la médecine scolaire et "garantir enfin la présence suffisante permanente d’infirmiers et de psychologues au sein des écoles et établissements scolaires ou à proximité", "lutter contre la pénurie d’orthophonistes", "renforcer les moyens et les effectifs de la vie scolaire", "mieux sécuriser les établissements scolaires".

La PEEP s’interroge sur les contenus d’enseignement et la citoyenneté. Elle prône "l’apprentissage des langues étrangères dès le cours préparatoire", "le développement de l’esprit critique dès le CM1", "le développement des compétences transverses comme la capacité à travailler en groupe en mode projet", "le développement des activités sportives et culturelles en après-midi dès la primaire grâce à l’usage d’intervenants spécialisés", "une formation aux gestes de premiers secours dès le cycle 3. Il faut aussi "renforcer le lien école-collège" et "augmenter les heures d’accompagnement personnalisé pour plus de soutien dans les matières ou les élèves éprouvent des difficultés". un BFFC (brevet de formation du futur citoyen) suivrait l’élève "dès la 6e jusqu’au lycée inclus".

En matière de vie scolaire, elle voudrait que soient privilégiées "les sanctions réellement éducatives", mais surtout que les emplois du temps en 6ème et 5ème soient réguliers afin que les élèves "ne soient pas trop rapidement livrés à eux même pendant la journée". Il faut aussi "favoriser le sentiment d’appartenance aux établissements scolaires".

L’orientation est également un sujet de préoccupation. La PEEP considère qu’il faudrait "aborder de façon progressive et explicite les questions d’orientation dès la 5e et permettre un premier stage d’observation facultatif dès la 4ème". Quant aux Régions, elles doivent avoir "toute (leur) place dans les établissements, dès le collège", et exercer pleinement leur compétence "d’information à l’orientation et de gestion de la carte des formations sur le bassin".

L’inclusion des élèves en situation de handicap ou en grande difficulté suppose que soit améliorée la formation des enseignants "à s’adresser à un public hétérogène". Le dépistage par les services de PMI des signes prédictifs d’un trouble du langage doit être systématisé, les AESH doivent être en nombre suffisant, les effectifs des classes réduits, la "continuité d’accueil entre les temps scolaires et les temps d’accueil de loisirs des élèves allophones, en situation de handicap ou en difficultés de vie" doit être garantie. Et les parents doivent être associés à l’élaboration des projets (PPS, PAP ou PAI), des moyens doivent être prévus pour leur accompagnement.

Et il faut enfin "renforcer la représentation des parents d’élèves", notamment en instaurant "une instance décisionnelle au niveau communal", où les parents siégeraient "afin de définir le projet éducatif territorial qui deviendrait obligatoire".

Extrait de touteduc.fr du 04.03.22

 

Trop de baratin, donnons-leur un coup de main !
L’objectif de notre interpellation : Alors que la campagne présidentielle peine à passionner les Français – le virus ayant volé la vedette, et la guerre ayant surgi dans nos vies –, la FCPE entend jouer son rôle d’organisation représentative des parents d’élèves, et être leur voix. Objet d’une conception passéiste ou de propositions utopistes, le sujet de l’éducation est maltraité par les candidats ! À moins d’un mois du premier tour de l’élection, la FCPE souhaite confronter les candidats à ses revendications. Nous vous présentons dans ce document l’ensemble de nos idées concrètes pour l’école de demain : « L’école réinventée par ceux qui la vivent » Notre volonté : dire notre vérité de parents aux candidats, analyser « objectivement » leurs propositions, confronter leurs promesses à la réalité, leur demander de s’engager sur des mesures fortes et durables.

Extrait de fcpe.asso.fr d’avril 2022

Voir page 13 de ce document un Tableau comparatif des programmes éducatifs des douze candidats

 

Présidentielle : le projet de la FCPE pour l’école

Les parents de la FCPE veulent voir s’ouvrir les portes des écoles, collèges, lycées. C’est l’un des éléments qui ressort de leur interpellation des candidats à la présidentielle. Ils proposent notamment de favoriser "l’accueil de professionnels extérieurs conventionnés avec l’Éducation nationale pour accompagner l’inclusion des élèves sur le temps scolaire", et de "signer des conventions avec des professionnels de santé spécialisés pour intervenir dans les établissements scolaires publics". Ils proposent aussi d’ "ouvrir les établissements scolaires de la voie professionnelle à des partenaires du monde professionnel pour permettre un meilleur développement des filières".

Ils souhaitent par ailleurs donner davantage de place aux élèves dont il faudrait "écouter la parole sur la question des enjeux environnementaux et sociétaux de demain en les incluant dans les décisions stratégiques éducatives locales, départementales, nationales et internationales". Il faudrait également travailler avec eux "sur la connaissance et l’exercice de leurs droits", en s’appuyant notamment sur la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE)".

La FCPE demande bien sûr à voir "renforcé le statut de parent délégué, avec à la clé, un vrai droit à la formation, un accès simplifié à l’indemnisation pour siéger dans les instances y compris locales, et une réelle application du décret de 2006 (horaires des réunions, moyens d’action...) par l’ensemble des écoles et établissements scolaires". Elle attend "une véritable campagne nationale de valorisation et de reconnaissance du rôle de parent d’élève".

Elle entend privilégier l’école publique, à laquelle serait réservé l’argent public et dans chaque département serait publié un rapport annuel sur les établissements privés hors contrat.

Autres thèmes qui reviennent dans plusieurs de ses propositions, l’inclusion et la santé scolaire : "valoriser le statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)", "assurer l’égalité d’accès au temps périscolaire des élèves en situation de handicap", "revaloriser les salaires des infirmières scolaires pour les aligner sur ceux du privé" et donc accueillir dans les établissements d’autres professionnels.

Les remplacements constituent également un sujet de préoccupation puisqu’il faudrait notamment "redéfinir un cadre légal des brigades de remplaçants" et "favoriser le déplacement pour une durée limitée, des remplaçants d’un territoire à un autre".

A noter encore parmi les propositions de la FCPE, l’adaptation du calendrier scolaire aux rythmes de l’enfant, la présence d’une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) par classe, la réduction des effectifs par classe, "une restauration scolaire bio, locale, durable". Elle demande aussi qu’il soit mis fin à l’exclusion définitive des élèves en cas de problèmes disciplinaires.

Elle se prononce enfin pour "un lycée modulaire et polyvalent où il n’existe plus de séparation entre des voies générales, technologiques et professionnelles".

Extrait de touteduc.fr du 04.04.22

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