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Campagne présidentielle : - Lycée professionnel, apprentissage et emplois non pourvus (Le Monde) - "Orientation dès la 5ème" (Emmanuel Macron) - La réaction de J.-P. Delahaye

1er avril

"Orientation dès la 5e"
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https://www.ozp.fr/spip.php?article28447

 

Présidentielle 2022 : le lycée professionnel, sujet surprise de campagne
Souvent considérée comme secondaire dans les débats éducatifs, cette voie fait l’objet de nombreuses propositions à l’occasion de cette présidentielle, avec des philosophies différentes selon les candidats.

De mémoire d’enseignants, on n’avait jamais connu ça. Souvent ignoré voire méprisé, le lycée professionnel s’installe dans les débats de cette campagne présidentielle – peu nombreux, il est vrai – autour de l’éducation. Plusieurs candidats mettent en avant leurs propositions pour cette filière qui forme aujourd’hui 650 000 élèves, du CAP au bac pro. Emmanuel Macron, en premier lieu.

Le président candidat a remis l’accent sur « l’une des grandes réformes » qu’il veut porter s’il est réélu, lors de son déplacement à Dijon lundi 28 mars, pendant lequel il a visité le lycée polyvalent des Marcs d’Or. Parmi ses mesures-phares : augmenter de 50 % les périodes de stages en entreprise et rémunérer les lycéens dans ce cadre. Il en est convaincu : « Il faut remettre les entreprises, les débouchés professionnels au cœur de leur projet et donc ouvrir des filières là où il y a des besoins et en fermer quand il n’y en a pas. »

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Le candidat La République en marche (LRM) à sa réélection n’est pas le seul à mettre le lycée professionnel sur la table. Valérie Pécresse (Les Républicains, LR) s’inscrit dans la même lignée, avec l’objectif d’en confier la gestion aux régions, pour « rapprocher les lycées professionnels des entreprises ».

Pour Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), ministre délégué à l’enseignement professionnel de 2000 à 2002, il faut avant tout ouvrir de nouvelles filières professionnelles pour augmenter le niveau de qualification des jeunes et répondre aux « besoins de la bifurcation écologique ». Le candidat LFI propose une « garantie autonomie » de 1 063 euros par mois pour les lycéens professionnels à partir de 16 ans. Yannick Jadot (Europe-Ecologie-Les Verts) se place aussi sur le terrain de la valorisation de la voie professionnelle, « indispensable à la transition » écologique.

Emplois non pourvus
Pourquoi une telle focalisation sur ces filières, souvent les grandes oubliées du système éducatif ? La crise des « gilets jaunes » puis la pandémie de Covid-19 ont mis en avant ces « premiers de corvée ». « Nos diplômés, aides à domicile, préparateurs en pharmacie, caissières, font partie des invisibles qui sont devenus visibles et ont même été enfin perçus comme essentiels ces dernières années », constate Pascal Vivier, secrétaire général du Snetaa-FO, le premier syndicat de l’enseignement professionnel. Les questions de la réindustrialisation de la France, d’une part, et des nouveaux métiers que doit faire émerger la transition écologique, d’autre part, pèsent aussi.

Extrait de lemonde.fr du 02.03.22

 

Macron veut orienter dès la 5ème
En visite à Fouras (17) le 31 mars, E Macron a donné une précision sur la réforme de l’orientation qu’il veut mettre en place. En réponse à un restaurateur qui se plaignait de ne pas trouver d’employé, E Macron répond : "On a besoin de faire mieux connaitre ces métiers. Donc alternance, apprentissage et orientation dès la 5ème pour faire connaitre ces métiers". Des propos qui rejoignent les craintes du Snuep FSU. "E Macron organise le séparatisme de la jeunesse lycéenne. Il y aura ceux qui poursuivront des études supérieures et ceux qui à 16 ans iront en entreprise. C’est un projet totalement réactionnaire qui annule des décennies de lutte", nous disait S Gérardin, co secrétaire générale du Snuep le 29 mars. Jean-Paul Delahaye, ex Dgesco, a réagi sur Twitter. "L’apprentissage junior déjà tenté en 2005 pour casser le collège unique et orienter précocement les enfants des milieux populaires a été un lamentable échec", rappelle t-il. "Ceux qui le proposent à nouveau savent que ça ne concernerait pas leurs enfants".

Macron

Extrait de cafepedagogique.net du 01.03.22

 

Jean-Paul Delahaye
@octavegreard
19h
En réponse à
@PresneauJ L’apprentissage junior déjà tenté en 2005 pour casser le collège unique et orienter précocement les enfants des milieux populaires a été un lamentable échec. Ceux qui le proposent à nouveau savent que ça ne concernerait pas leurs enfants. https://editionsbdl.com/produit/lecole-nest-pas-faite-pour-les-pauvres/

 

 

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