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Présidentielle. "Le Collège, l’oublié du système", Bernard Desclaux (Educpros) à propos des interventions d’Anne-Christine Lang et de Paul Devin

24 février

Le Collège, l’oublié du système
L’éducation s’invite tout doucement dans la présidentielle, la revue de presse des Cahiers pédagogiques[1] à laquelle je participe en témoigne depuis quelques semaines. Plusieurs candidats ont formulé des propositions. Et l’on attend le futur candidat Emmanuel Macron sur ce terrain. Son camp commence à bouger, et il semble que la question du collège, de sa place, de son organisation, de sa fonction, s’invite peut-être dans le débat pour la présidentielle.

Le collège comme lutte des corps
Le collège transforme l’enfance en adolescence. Les corps se transforment avec des phases différentes entre garçons et filles. C’est la lutte des corps, silencieuse et parfois bruyante et violente. Mais il ne s’agira pas ici de celle-ci.

L’aile gauche de la macronie[2] lance un thème scolaire pour la présidentielle avec la tribune dans Le Monde : Anne-Christine Lang : « La réforme du collège est un enjeu de société majeur »[3]. Paul Devin, actuellement le président de l’Institut de Recherches de la FSU, a réagit par une autre tribune cette fois-ci sur Médiapart[4].

Évitons pour commencer de reprendre le constat d’échec du collège dressé par Anne-Christine Lang, mais relevons que cet échec serait dû à une absence d’intervention sur ce chainon du système qui se serait centré sur les deux bouts, le primaire d’un côté et le lycée de l’autre. Amusant que tout le travail de détricotage, réalisé par Jean-Michel Blanquer, de la réforme du collège lancée sous le ministère de Najat Vallaud-Belkacem soit ainsi totalement oublié, à moins que cet oubli ne le dédouane de cet échec. Cet « échec » n’est pas aussi soudain comme nous le verrons.

[...]
Dans mon dernier post[13] j’évoquais la distinction de Henri-Wallon entre une démocratisation individualiste et une démocratisation par l’élévation de tous. Le débat pour le collège n’est toujours pas tranché, et les enseignants se trouve toujours coincés dans un paradoxe pragmatique, faire acquérir le socle commun à tous les élèves et en même temps les différencier pour justifier la répartition-orientation à la fin du collège.
Que ce soit le corps primaire ou le corps secondaire qui l’emporte, si rien n’est remis en cause pour ce qui concerne la fonction du collège et non simplement son organisation, ce corps sera toujours soumis à la tension du paradoxe entre unir et différencier.

Extrait de blogs.educpros.fr du 23.02.22

 

Voir aussi
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Présidentielle. "Réforme du collège : toujours les mêmes lubies" : la réponse de Paul Devin à la tribune d’Anne-Christine Lang dans Le Monde

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