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Protestations de "référents éducatifs" communaux chargés de l’interclasses de midi à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) (Maville.com)

26 octobre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « Maville.com » du 22.10.04 : interclasses à Saint-Nazaire (44)

La pub du Temps de midi passe mal : pour le personnel, la plaquette ne correspond pas à la réalité.
Coup de colère chez les personnels de l’OMJ qui coordonnent les activités éducatives sur le temps de midi dans les écoles maternelles et primaires. Ils dénoncent la différence entre le contenu d’une plaquette distribuée aux parents et la réalité vécue sur le terrain.

« La plaquette sur le temps de midi dans les écoles remise aux parents par le biais des enfants, c’est un peu de la provocation. La couverture présentant des jeux, alors que l’on sait que ces jeux ont été supprimés, de qui se moque-t-on ? » Parole de parent d’élève qui ne pourra que donner du baume au cœur des référents éducatifs qui assurent la coordination des différents intervenants dans l’occupation des enfants entre midi et deux heures, dans les restaurants scolaires.
A l’initiative des déléguées syndicaux CFDT et CGT de l’OMJ (Office municipal de la jeunesse), ces référents ont tenu une conférence de presse pour « manifester leur colère ».

« Où est la convivialité »
Colère née de la diffusion de cette fameuse plaquette vantant les actions et animations mises en place sur ce temps de midi. « D’abord, cette plaquette a été réalisée sans que nous ayons été mises au courant, et, surtout, elle ne correspond pas aux réalités vécues sur le terrain », avancent Maryline Torzec, de la CFDT, et Ghislaine Broussaudier, de la CGT. Une référente va plus loin : « C’est même de la publicité mensongère. »

Et d’expliquer la situation : « Le référent, un seul par site scolaire, a pour charge de coordonner les différents intervenants (aides maternelles, personnels d’entretien et de cuisine) tout en assurant lui-même sa part dans l’animation, à l’exception des secteurs ZEP où il est dégagé, et la responsabilité des enfants. Comment peut-on faire quand il faut s’occuper d’un enfant malade ? » Les référents dénoncent une charge de travail trop importante qui n’est pas « compensée financièrement ».

Mais ce n’est pas là le plus important. « Bien des choses annoncées dans la plaquette ne sont pas mises en place dans la plupart des structures. Pour ne citer qu’un exemple : qu’en est-il des « locaux insonorisés et des petits espaces pour le calme et la convivialité » avec des groupes de plusieurs enfants ? » Ils évoquent également les animations thématiques sur six semaines (journal d’école, exposition, spectacle, fabrication de maquettes). « A la lecture de la plaquette, on peut croire que c’est une action continue sur l’année, dans les faits c’est une fois par an en secteur hors ZEP et deux fois en zone ZEP. » Si les parents trouvaient déjà la couverture de la plaquette quelque peu provocatrice, l’éclairage sur le contenu donné par les référents ne va pas les rassurer sur le bien-être éducatif de leurs enfants entre midi et deux !

Eric Martin.

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