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Selon un sondage Ifop/DDV (Licra), les lycéens ont une grande tolérance à l’égard des manifestations de religiosité dans l’espace scolaire et, plus en EP qu’aileurs, sont plutôt hostiles à ce qui peut heurter les minorités

4 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 06.03.21

Les lycéens français et la laïcité : « trente ans d’erreurs éducatives » ?
La publication d’un sondage sur la laïcité effectué auprès des lycéens est l’occasion pour Catherine Kintzler de déplorer « trente ans d’erreurs éducatives ». Quand l’approche idéologique prend le pas sur le débat politique indispensable en matière éducative, la politique éducative ne risque pas d’avancer.

Les résultats d’un sondage IFOP-Licra auprès des lycéens sur la laïcité[1], publié dans le numéro de mars de Le DDV[2], dans le cadre d’un dossier intitulé Laïcité : what else ? ont suscité bien des commentaires médiatiques et d’experts membres du conseil des sages de la laïcité. Parmi eux, Catherine Kintzler fait le lien, dans Le Point[3], entre les résultats de ce sondage et « trente ans d’erreurs éducatives ». Cela mérite d’aller voir de plus près les résultats du sondage et les erreurs éducatives pointées par C. Kintzler.

Extrait de blogs.mediapart/jean-pierre-veran du 05.03.21

 

Sondage exclusif. Les lycéens d’aujourd’hui sont-ils « Paty » ?
« Droit au blasphème », laïcité, liberté d’enseignement... Une enquête Le DDV / Ifop / Licra auprès des lycéens sur la laïcité et la place des religions à l’École et dans la société

[...] Au regard de cette enquête menée auprès d’un échantillon représentatif d’un millier de lycéens – constitué à partir des dernières données ministérielles (Repères et références statistiques, RERS 2020) –, la population scolarisée dans le second cycle du second degré apparaît imprégnée d’une vision très « inclusive » de la laïcité dans laquelle celle-ci est assimilée au principe de neutralité de l’État tout en étant associée à une grande tolérance à l’égard des manifestations de religiosité dans l’espace scolaire (voile…). Ces jeunes, et tout particulièrement les lycéens musulmans et/ou scolarisés dans les zones d’éducation prioritaire (REP), se distinguent aussi par leur hostilité à toute critique susceptible de heurter la susceptibilité des minorités.

[...] Sans être encore majoritaire, l’étiquette diffamante d’« islamophobie » colle ainsi à ces grandes lois au point qu’un nombre élevé de lycéens (37 %) les jugent désormais discriminatoires envers les musulmans. Et ce sentiment n’est pas l’apanage des musulmans (81 %) : il est également partagé par beaucoup d’élèves scolarisés en zone d’éducation prioritaire (55 %), en lycée professionnel (43 % en bac pro) ou se percevant par les autres comme « non blancs » (64 %). Déjà observée par Olivier Galland et Anne Muxel dans leur enquête auprès des lycéens en 2016[3] – tout particulièrement dans les lycées très populaires et à forte proportion de jeunes d’origine étrangère – cette « solidarité » de segments non musulmans de la population lycéenne serait d’après Olivier Galland le produit d’un « phénomène d’acculturation leur faisant rejoindre les opinions de leurs camarades musulmans lorsque ceux-ci sont très représentés dans l’espace scolaire [4] ».

Un « droit au blasphème » rejeté par une (courte) majorité de lycéens
Récemment remise sur le devant de la scène par l’affaire Mila (2020), le « droit au blasphème » clive profondément une opinion lycéenne qui penche contre ce droit pourtant acquis depuis plus d’un siècle (1881) : 52 % des lycéens contestent la liberté de se montrer irrespectueux vis-à-vis une religion et ses dogmes, soit une proportion quasi identique à celle observée chez l’ensemble des Français (50 %).

Extrait de leddv.fr du 03.03.21

 

Sondage : les lycéens rejettent majoritairement la « laïcité à la française »
Dans une enquête inédite réalisée pour la revue « Le Droit de vivre » et la Licra, l’Ifop révèle une profonde fracture générationnelle.

Le coup sera rude pour les partisans d’une laïcité « de combat » : leur idéal n’est plus porté par les jeunes générations. Dans un sondage commandé par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), dont la revue consacre un numéro spécial à la laïcité, l’institut Ifop s’est penché pour la première fois sur la façon dont les lycéens perçoivent l’un des fondements de la République française, inscrit dans la Constitution. Et les résultats de son enquête, réalisée en janvier auprès d’un échantillon représentatif de 1 006 lycéens selon la méthode des quotas, révèlent des fractures béantes. Plus d’un lycéen sur deux (52 %) se dit ainsi favorable au port de signes religieux ostensibles dans les lycées publics, soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population (25 %). 49 % ne voient pas d’inconvénient à ce que les agents publics affichent leurs convictions religieuses. Et 38 % sont favorables à ce qu’une loi autorise les élèves à porter un « burkini » (une proportion qui atteint 63 % chez les seuls élèves scolarisés en REP, et 76 % chez les lycéens se déclarant musulmans).

Extrait de lepoint.fr du 03.03.21

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