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"Pour une approche laïque des faits religieux dans l’enseignement", Jean-Louis Auduc, éditions "La Boîte à Pandore" (ToutEduc)

16 décembre 2020 Version imprimable de cet article Version imprimable

Un ouvrage pour aider à l’enseignement des faits religieux (J-L Auduc)
"Autrefois, au temps des Celtes, pour fêter le solstice d’hiver (...), on utilisait des branchages à feuilles persistantes (...) comme les branches de sapin mais aussi de gui et de houx (...)." Les druides coupaient le gui en s’exclamant ’O Ghel an Heu’, expression celtique qui signifie ’Que le blé germe !’ (...). Au fil du temps, l’expression s’est déformée pour vouloir dire autre chose : Au gui l’an neuf." C’est l’un des nombreux enseignements de l’ouvrage, à paraître la semaine prochaine, de Jean-Louis Auduc, "Pour une approche laïque des faits religieux dans l’enseignement".

On y apprend aussi que Mahomet a été considéré au XVIIIème siècle, par les philosophes des Lumières, "comme un héros du rationalisme, contre l’obscurantisme de l’église chrétienne", jusqu’à ce que Voltaire, à la lecture du Coran qui venait d’être traduit, change radicalement de point de vue, puis en change à nouveau. Quant aux caricatures, elles ne datent pas d’aujourd’hui, l’ouvrage présente une représentation du Christ en croix affublé d’une tête d’âne et datant du début du IIIe siècle.

Jean-Louis Auduc nous rappelle que "l’enseignement laïque des faits religieux est inscrit dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture" car ce sont des "éléments de compréhension de notre patrimoine culturel et du monde contemporain : rites, textes fondateurs, coutumes, symboles, traces matérielles ou immatérielles, manifestations sociales, oeuvres...". Il ajoute que cet enseignement "ne doit en rien signifier mépriser le sacré, mais plutôt l’approcher comme un élément culturel important permettant la compréhension de la religion. C’est une approche scientifique qui permet de séparer l’approche culturelle d’une approche rituelle ou cultuelle."

Il consacre de nombreuses pages à lister les diverses formes des religions, car "il n’y a pas le christianisme, le catholicisme, le protestantisme, l’orthodoxie, le judaïsme, l’Islam, le Bouddhisme, mais par exemple, les christianismes, les catholicismes, les protestantismes, les orthodoxes, les judaïsmes, les Islams, les Bouddhismes..." et il propose des démarches pédagogiques interdisciplinaires. Il donne l’exemple de "l’Annonciation" de Fra Angelico propre à susciter une réflexion artistique, une comparaison de l’épisode et de la figure de l’ange Gabriel dans les Evangiles et dans le Coran, une étude de la symbolique de l’Annonciation dans la littérature et la poésie... Autre exemple avec la mesure du temps en mois, en heures, minutes et secondes qui "n’est pas liée à une base décimale, mais à une base 12 qui était développée à Babylone", un sujet qui intéresse aussi le cours de mathématiques.

"Pour une approche laïque des faits religieux dans l’enseignement", Jean-Louis Auduc, éditions "La Boîte à Pandore", disponible au format numérique la semaine du 21 décembre (69 p., 15,90 €) et au format papier au mois de février.
A noter chez le même éditeur "Finalement il y a quoi dans le Coran ?" de Rachid Benzine et Ismaël Saidi (ici).

Extrait de touteduc ;fr du 14.12.20

 

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