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Françoise Lorcerie analyse le rapport de la mission Azéma-Mathiot sur l’éducation prioritaire (Les Cahiers pédagogiques)

8 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Les Cahiers pédagogiques
N° 558 - Les élèves migrants changent l’école

Au risque de la continuité
Françoise Lorcerie

La mission Territoires et réussite, dirigée par Ariane Azéma, IGEN (inspectrice générale de l’Éducation nationale), et Pierre Mathiot, directeur de Sciences-Po Lille, a rendu son rapport début novembre 2019. Elle s’est placée sur un registre pragmatique et largement continuiste. Elle a cependant négligé de pointer des problèmes décisifs pour son entreprise.

Le rapport opte «  pour une refonte en douceur  », comme a titré La Croix. Beaucoup de ses propositions sont consensuelles. On ne peut qu’adhérer à l’idée de renforcer l’accès des élèves aux aides sociales et de revaloriser les bourses. Ou, pour prendre une proposition plus organique, à l’idée de fondre ensemble les dispositifs Cordées de la réussite et Parcours d’excellence, et de les faire monter en charge. Ou encore, l’idée d’aider les lycées qui reçoivent des collégiens de REP+ (réseau d’éducation prioritaire renforcé) ou des boursiers à soigner la transition 3e-2de.

On attendait le rapport sur la politique d’éducation prioritaire, même si la lettre de mission insistait pour que cette politique soit replacée dans une approche plus large de la relation de l’école à la diversité des territoires. Plusieurs options étaient sur la table, résultant du débat de l’été 2013 : poursuivre l’action impulsée à partir de 2014 en s’aidant du référentiel spécifique, puis évaluer. C’était l’option défendue par l’Observatoire des zones prioritaires (OZP), association de soutien à l’éducation prioritaire animée par d’anciens praticiens [1]. La deuxième option, prônée par le Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire), était de différencier de façon moins binaire que par le zonage REP, et de mettre l’action menée dans les écoles et établissements les plus en difficulté en cohérence avec la politique de la ville. La troisième option, qui existe à l’étranger, était de sortir de la politique de zonage et de label, et d’établir un système intégralement progressif, sur la base de critères définis.

La mission propose finalement de combiner les trois options. [...]

Extrait de cahiers-pedagogiques.net de janvier 2020

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