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L’effet contrasté du niveau de diplôme sur l’inquiétude des jeunes quant à leur insertion professionnelle (Cereq Bref, février 2018)

5 février 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

D’une Génération à l’autre : l’inquiétude des jeunes en question
Catherine Béduwé, Arnaud Dupray
Céreq Bref n°361,
février 2018, 4pp.

 

L’impact contrasté du niveau de diplôme

Comme on pouvait s’y attendre, un parcours scolaire marqué par la réussite (mention au bac) aide à considérer l’avenir professionnel avec optimisme. En revanche, le niveau de diplôme atteint offre, après 5 ans de vie active et à situation comparable, une protection très relative contre l’inquiétude. En effet, dans l’absolu, les jeunes sans aucun diplôme sont – et de loin – les plus inquiets, tandis que les diplômés d’écoles d’ingénieurs ou de commerce sont, du fait de leur titre et de l’excellence de leur parcours, très confiants dans l’avenir.

Après 5 ans de vie active, le rôle protecteur des diplômes s’atténue fortement.

Néanmoins, à situation d’emploi comparable, les diplômes du secondaire (CAP, BEP et bac général) et la licence générale protègent plutôt mieux de l’inquiétude que les diplômes de niveau plus élevé. Le sentiment d’insécurité est ainsi plus fort chez les docteurs et plus faible chez les titulaires d’un CAP ou d’un BEP que chez les bacheliers technologiques ou professionnels.
Il semble donc que, si le diplôme a pu jouer son rôle au moment de l’insertion en permettant l’accès aux conditions d’emploi actuelles, il ne constitue pas (ou plus) la garantie d’un avenir professionnel rassurant. Les conditions d’emploi et les perspectives professionnelles qui lui sont attachées ont alors un effet bien plus important.

Extrait de cereq-bref de février 2018 : D’une génération à l’autre : l’inquiétude des jeunes en question

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