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Protestations d’enseignants et parents contre des projets de répartition de la mixité sociale entre deux établissements à Paris et à Marseille

10 décembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Parents et professeurs s’opposent à un projet d’expérimentation dans deux établissements du 18e arrondissement de la capitale.

Ce sont deux collèges du 18e arrondissement de Paris, distants de 600 mètres l’un de l’autre. Il y a celui du « nord » et celui du « sud ». Celui qu’on dit « à éviter » et celui qu’on dit « plus attractif ». La « ZEP » et le collège réputé « bobo ».

Le premier s’appelle Hector-Berlioz. De son secteur dépendent notamment les quartiers proches du périphérique nord, où une population précaire et immigrée se concentre. Ces dernières années, le collège, contourné par une partie des familles mieux dotées, n’a cessé de se ghettoïser. Environ la moitié de ses élèves sont issus de milieux défavorisés – ouvriers, chômeurs, inactifs.

Le second, Antoine-Coysevox, accueille 46 % d’enfants de cadres, d’enseignants, de professions intellectuelles ou libérales, et, selon les sources, entre 12 % et 19 % de catégories défavorisées.

Zone test
Pour la municipalité, l’écart est trop grand. « Il est raisonnable de penser qu’on peut aboutir à un équilibre à peu près parfait : 33 % de catégories favorisées, 33 % de moyennes et 33 % de défavorisées, dans chacun des deux collèges », souligne Philippe Darriulat, adjoint au maire (Parti socialiste, PS) du 18e arrondissement chargé des affaires scolaires.

Coysevox et Berlioz font partie des quatre zones tests de la capitale concernées par l’expérimentation – prévue pour la rentrée 2017 – de « secteurs multicollèges », au nom de la mixité sociale.

Le principe : chaque élève dépendrait, en fonction de son adresse, des deux collèges et non d’un seul...

Extrait de lemonde.fr du 10.12.16 : Collège à Paris : un effort demixité qui passe mal

 

L’attractif collège Antoine-Coysevox doit être regroupé dans un secteur unique avec Hector-Berlioz, situé à 600 mètres mais classé en Réseau d’éducation prioritaire (REP). Le futur mode d’affectation des collégiens (qui reste à définir) permettrait de rapprocher les niveaux sociologiques des deux établissements.

Mais sur place, ça coince. La fronde est partie fin novembre des enseignants de Coysevox, vexés de n’avoir pas été informés avant les parents d’élèves.

Extrait de Marianne.net du 06.12.16 : Ecole : fronde contre la mixité sociale dans le 18e arrondissement de Paris

 

[...] Le conseil départemental envisagerait de ne plus affecter les élèves de Bois Lemaître au collège Chénier mais à Jaques-Prévert. Un établissement REP+, plus distant. « On ne comprend pas une telle décision, ne serait-ce que d’un point de vue géographique contraire à l’intérêt des enfants », insiste Nathalie Almansa, parent d’élève déléguée à la FCPE, qui avait appris la mesure au conseil d’administration du collège Chénier. [...]

Extrait de lamarseillaise.fr du 08.12.16 : Marseille : le mauvais jeu de la carte scolaire pour l’école Bois Lemaitre

 

Voir aussi Mixité sociale dans le 18e arrondissement de Paris, des parents divisés : le reportage de Véronique Soulé (le Café pédagogique)

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