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Une note d’analyse du CAS : La prise en compte de critères ethniques et culturels dans l’action publique, une approche comparée

28 avril 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

Le cadre républicain français est très attentif au principe d’égalité et à la neutralité au regard de tout critère lié à l’origine ou à la religion. Il s’agit, selon la terminologie en vigueur, d’un modèle "color-blind". D’autres pays insistent plutôt sur une approche "color-conscious" : selon eux, cette approche permettrait d’une part de lutter efficacement contre les discriminations et d’autre part de promouvoir le "vivre-ensemble" à travers la reconnaissance de spécificités culturelles.

En France, cette question fait l’objet de vives controverses. Pour les uns, la focalisation sur l’origine des individus est susceptible de masquer les problèmes liés aux inégalités sociales. Le risque est également d’assigner aux personnes des identités non choisies, ou encore de contribuer à promouvoir un modèle "communautariste". Pour les autres, cette prise en compte est au contraire une condition de réussite de l’intégration et de succès de la lutte contre les discriminations. Dans les faits, plusieurs dispositifs sont d’ores et déjà fondés sur des critères "ethniques" ou "culturels", de façon plus ou moins assumée.

Dans le but d’éclairer la réflexion française sur ces questions, cette note examine certaines expériences étrangères afin de présenter les compromis trouvés entre l’application de règles universelles et la prise en considération des différences. Cette démarche requiert, d’une part, l’étude des objectifs visés par ces actions, de leurs modes opératoires (identification des publics-cibles, description des dispositifs) et des évaluations disponibles ; d’autre part, l’analyse des outils de mesure de la diversité et des traitements discriminatoires.

Cette note montre que, en France comme dans d’autres pays, les questions identitaires sont étroitement liées aux problématiques sociales et économiques.

- Auteurs : Noémie Houard et Marie-Cécile Naves, département Questions sociales du Centre d’analyse stratégique.

Extrait de stratégie.gouv.fr du 27.04.11 : La prise en compte de critères ethniques et culturels dans l’action publique, une approche comparée

 

Mais, sur le terrain, des critères ethniques ou raciaux sont déjà pris en compte. Des concours parallèles ont été créés par des grandes écoles comme Sciences Po (officiellement pour les élèves de ZEP, mais aussi pour recruter des élèves issus des minorités). Des Chartes de la diversité ont été adoptées dans des entreprises. Or, ces initiatives, pas toujours formalisées ni évaluées, et qui restent parfois à l’état de bonnes intentions, ont des limites, souligne le CAS.

Extrait de lejdd.fr du 28.04.11 : Statistiques ethniques : les pistes étrangères

 

Fidèle miroir de la société française, l’école en reproduit les clivages. Fracture sociale, mais aussi ethnique. En 2000, Georges Felouzis a mené l’enquête dans 333 collèges de l’académie de Bordeaux.
Les parents jugent sur « des critères ethniques plus que sociaux »

Conclusion ? La ségrégation ethnique y est encore plus forte que la ségrégation sociale. « Le problème, c’est la géographie de la ville, pas la carte scolaire », analyse Françoise Sturbaut, proviseur du collège Roger Martin du Gard, à Épinay-sur-Seine (93). « L’école subit de plein fouet la ségrégation urbaine ! »

Extrait de rue89.com du 27.04.11 : La réforme de la carte scolaire a rendu l’école plus injuste

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