Cette idée de déterminer des "carrés" de 200 m de côté qu’on retrouve dans l’article 2 est intéressante car elle permet de dénicher des poches de pauvreté connues localement mais ignorées des études cantonales et départementales.
En 1990, après la mise en place de la nouvelle "Politique de la Ville", une étude en Ile-de-France sur chaque "îlot insee" avait aussi permis de repérer les quartiers éligibles à ce dispositif mais ignorés car inclus dans des communes plus riches (ou moins pauvres).
Une fois le repérage fait, la question est celle de la prise en charge : j’estime que l’argent national doit parvenir à ces "carrés" de 200 m de côté qui sont entourés d’autres carrés semblables, façon de dire que le département des Hauts-de-Seine (budget = à celui de la Grèce) devrait assurer sa propre politique de la Ville, de même que les Yvelines et d’autres...
La politique de la Ville, au niveau national, devrait intervenir dans des îlots de pauvreté entourés de quartiers proches de la pauvreté, et situés dans des départements peu riches. Le résultat serait une intervention massive de l’Etat dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Lorraine, l’est lyonnais, Marseille et, quelques coins du Languedoc. C’était la première carte des QDS où les 3/4 des académies n’avaient pas de DSQ en face des ZEP qu’on trouvait (bêtement) dans tous les départements, sauf 2.
Il aurait été bienvenu que la redéfinition de la politique de la Ville reprenne cette pratique de 1982 (mais avec réalisme car, à l’époque, la Seine-Saint-Denis en était pratiquement absente). C’est aux voisins d’intervenir quand il y a une zone de pauvreté et c’est à l’Etat d’intervenir quand les voisins, eux aussi, ne peuvent assurer cette solidarité.
La question de fond reste la mise en oeuvre d’une "priorité" : si celle-ci s’étend à un grand nombre, elle ne pourra exister, il lui faut un petit nombre d’applications.
Pratique !
Merci à l’OZP.
Pour moi, pas d’accès à l’école en ce moment : j’en profite pour rassembler mes archives personnelles en ce qui concerne mon REP+ (nouvelle appellation, après ZEP, RAR, CLAIR et ECLAIR... ouf !).
Que le collège est calme au début août ! Je mets des archives de côté, c’est un rare moment pour le faire tranquillement. :-)
Bonjour
le refus d’inscription sont encore nombreux en outremer notamment en Guyane . Environ 10% des enfants ne sont pas scolarisés ce qui fait que ce nombre augmente au cours des ans en valeur absolue
Les analyses de l’INSEE font apparaitre que ces refus d’inscription touchent en priorité les enfants de l’ouest guyanais où vivent majoritairement des populations descendant des "marrons " esclaves qui se sont libérés dès leur arrivée sur les plantations et ont obtenu leur autonomie des 1760. Ces populations sont aussi mal vues qu’ici les Roms
Les mairies de Matoury et Saint Laurent exigent des justificatifs de domicile impossibles à fournir
A Mayotte aussi il y a des refus d’inscription
Cela ne fait pas beaucoup de bruit...
J’ai eu alain bourgarel en maternelle au port de gennevilliers il était gentil et chaleureux comme instituteur vraiment je savais lire en maternelle quelques mots voila je te remercie vraiment tu as aidé des misérables de cités transit.
Oui, ces 32 années nous intéressent !
L’OZP
Archives des ZEP : notre collège est dans l’éducation prioritaire depuis septembre 1982. Est-ce que les 32 années vous intéressent ? Nous n’avons plus grand chose avant la relance de 1990.
La question a déjà été posée en ce qui concerne la prime
Qu’en est-il du service des professeurs documenalistes ? Ne sont-ils pas enseignants certifiés ?
Bonjour,
Mince, je ne pensais pas qu’un simple titre de livre provoquerait une telle agressivité. Mais cela prouve que le sujet touche et que donc il est intéressant d’en parler, d’écrire des romans… de discuter. Je vous suggère quand même de lire ce récit, car s’il peut glacer dans sa première partie, comme lorsqu’on traverse un orage cinglant, les perspectives qu’il ouvre, laissent filtrer un soleil d’optimisme tout à fait réconfortant. C’est en tout cas le message de ce roman. Lisez-le, et revenez ici en parler.
Un mot encore, avec l’espoir de rassurer ceux que ce titre pourrait effrayer. Voici un extrait d’une chronique faites par une jeune enseignante qui tient un blog littéraire. C’est sur Lirado.com : « [...] Surtout, j’ai beaucoup aimé le dernier tiers de ce roman qui nous apporte donc sur les ZEP un regard très différent. En tant que prof, la manière dont Antoine Vachet va envisager ses élèves de ZEP, nous parle.
Je crois que ce livre remonte le moral quand on a l’impression qu’on fait mal les choses dans son enseignement et avec les élèves.
Un Prof en enfer est donc une lecture très instructive, qui m’a beaucoup apportée, mine de rien, et m’a fait changer mon regard sur les ZEP, puisque l’année prochaine, j’irai moi aussi faire mon petit tour par là ^^. Mais avec ce livre, et peut-être est-ce une illusion, j’appréhende beaucoup moins ( on verra si je dis toujours ça dans un an !). »
Arthur Ténor
Suite à notre échange, on va mettre les archives qui vous intéressent de côté et on en reparle à l’automne avec vous. Votre proposition nous a servi : on avait oublié ce qu’on avait et il y apparait des trésors ! Merci.
J’ai une collection de journaux ZEP sur 20 ans. Je mets de l’ordre dedans et vous les enverrai. JMD
Oui, cela rentre dans le cadre des archives des ZEP.
L’OZP
Merci de votre proposition mais il s’agit là d’un ouvrage (publié par le CRDP de Grenoble).
Il a donc fait en son temps l’objet d’un dépôt légal à la Bibliothèque nationale et, à ce titre, n’est pas accepté par les Archives.