Je suis tout à fait d’accord avec la prise de position de Didier BARGAS sur le redoublement.
Je doute que la majorité des acteurs de l’Instituton partagent son avis, et partant, qu’une suppression progressive et consensuelle soit réalisable en quelques années.
Qu’on le veuille ou non la décision de faire doubler un élève, même si l’on est convaincu que c’est avant tout pour son bien, a aujourd’hui une dimension de sanction : "il n’a pas progressé comme on attendait de lui qu’il le fasse, quel que soit son parcours scolaire vers la sortie des études, il devra y consacrer une année de plus de sa vie, avec des plus jeunes que lui, les autres ont progressé, lui il régresse."
Bien sûr si aucun soutien personnalisé, dans et à l’extérieur de l’établissement n’est mis en place, seul le constat d’échec de l’éleve et dans une certaine mesure de l’Institution sera anticipé. Mais si en définive un élève doit de toute façon quitter le lycée sans obtenir un Bac dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est totalement hors de sa portée, n’est-ce pas un avantage pour lui d’en avoir fini avec ce parcours voué à l’échec, un, deux, ou trois ans plus tôt qu’à l’heure actuelle ? Au passage je pense que le doublement doit rester possible l’année du diplome de fin d’études.
Ma pratique de bénévole du soutien scolaire personnalisé en Z.E.P. m’a amené à la conclusion que le principal handicap de nombreux jeunes, est l’absence d’une maitrise suffisante de la langue Française qui leur permette de suivre les cours d’une part et d’utiliser leurs manuels d’autre part. bien souvent ils tentent d’apprendre des textes dont ils ne comprennent pas le sens, et doivent résoudre des problèmes dont ils ne comprennent pas l’énoncé. De plus, comment peut-on espérer apprendre une autre langue si l’on n’en maitrise pas au moins une ?
L’accession au Français d’usage devrait être l’affaire de tous, dans et autour du collège.
Enfin je crois que l’on ne résoudra rien sans revaloriser aux yeux de tous la filière professionnelle et que cette croyance qu’il n’est point de salut hors de la filière générale est un fléau contre lequel il faut lutter, en particulier au sein de l’Institution.
En dernier lieu, je voudrais féliciter Régis GUYON et ses collègues pour leur courage et la direction prise dans leur travail, même si comme je crois le comprendre ils ne sont pas encore pleinement satisfaits des résultats, je suis convaincu qu’ils sont sur la bonne voie et je leur souhaite bonne route.
Je n’ai pas bien compris en quoi cet article constituait une position de parti sur les ZEP à moins de considérer que c’est à l’appel de la LCR que "des écoles sont occupées (comme à Bobigny, récemment, pendant un mois), contre la remise en cause des ZEP et l’abandon des quartiers les plus déshérités".
Je comprends, par contre, que la LCR se sert de la grève du collège République à Bobigny pour illustrer sa stratégie d’appel permanent à se mobiliser tous azimut contre le gouvernement.
J’ai l’impression que la lutte en faveur des Zep aboutit à ce curieux paradoxe dans le 93 : les collèges qui en ont le plus besoin refusent des moyens supplémentaires. Mais sans doute ai-je mal compris le sens profond de la stratégie mise en œuvre dans ce département par les avant-gardes militantes.
Émile Pinard
On peut lire dans un récent document destiné à toutes les écoles et signé de l’Inspecteur d’académie de l’Oise, à propos de stages filés pour les PE1 ou 2 ,qu’il est hors de question qu’ils fassent ce stage dans des classes de petits et tout-petits, classes où (je résume...) il n’y a pas suffisamment de pédagogie pour un futur enseignant.
A quand le passage de ces classes aux collectivités locales ?
Bonjour,
Je souhaiterai relativiser la baisse car je connais au moins une école qui n’accepte les tout-petits qu’avec un forcing des parents, sachant qu’il y a encore 11 places (minimum) en théorie (si on s’arrête à 25 par classe), je ne compte que les deux sections de petits-tout-petits. Alors, qui ne veut pas les scolariser, l’état ou les écoles ?
Merci, bonne continuation !
Attention aux généralisations hatives et abusives....Il y a des collèges et des réseaux où les candidatures sont nombreuses voire très nombreuses...et d’excellentes factures ! C’est le cas à Besançon (Diderot) où, pour 5 postes on a compté 31 candidats et 50 candidatures...En ce qui concerne les assistants pédagogiques on peut déjà travailler au recrutement des 18 postes à pourvoir....avec une base de candidatures (écrites) de 70 !...dont 48 qui préparent un concours d’enseignement ou se destinent au métier !
Il y a forcément de la résistance de la part des enseignants les plus conservateurs qui craignent qu’on leur demande autrement ou plus que mieux ! l’habillage syndical est par ailleurs beaucoup plus prudent qu’on le dit....et cela pour une raison simple. Si l’on se reporte aux motions, textes syndicaux des années 90 et début 2000 on voit la proposition de ces enseignants volontaires se destinant à des publics fragiles....On demandait alors surtout des moyens en plus...De fait, un bon nombre de mesures vont dans le sens d’anciennes revendications !
Il y aura des problemes : materiels, techniques, institutionnels...c’est évident ! L’absence des collectivités ou leur retard au decollage vont coûter très cher ! (pas de budget de fonctionnement, aucune mesure d’investissement....) L’implication des corps d’inspection se mesurera sur la réalité de la présence sur le terrain et sur le soutien à l’innovation et l’expérimentation. Il n’y a pas de raison objective de condamner une opération qui ne demande qu’à être évaluée périodiquement !
chez nous aussi c’est du redéploiement, mais pas forcément à l’intérieur de chaque ZEP (pour autant qu’on arrive à comprendre, car c’est très flou... difficile d’apprécier les conséquences précises pour le fonctionnement des établissements, la situation des personnes concernées et la viabilité des projets existants ou futurs !
chez vous, ça se passe comment ? les Assistants d’Education en place restent, mais changent de "casquette" et de missions ? ou bien des postes d’Assistants d’Education vacants (suite à fin de contrat ou démission) sont convertis en postes d’Assistants Pédagogiques, qui seront pourvus (ou non...) par recrutement de personnes nouvelles ?
et dans les deux cas, quid des tâches qui étaient jusqu’à présent assurées par ces Assistants d’Education ? on est censé embaucher des chômeurs sans qualification en contrats de 6 mois (CAE-EVS) pour boucher les trous à la Vie Scolaire ou dans les CDI ?
Chez nous, c’est le top : on prend des postes d’ assistants d’éducation dur la ZEP et hop ! on les transforme en assistants pédagogiques sur le RAR ... Ah ! Ah ! Il fallait y penser...
qu’on fait les enseignants ?
G envie de dire, plus on réfléchit plus on devient égoîste
Je suis élève de seconde au lycée Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse, lycée classé zone d’éducation prioritaire , je cotoie dons chaque jour des élèves qui habitent dans des quartiers dits "sensibles". Mais cette année on m’a proposé de faire partie d’un projet en partenariat avec l’ESSEC intitulé "Une prépa, une grande école : pourquoi pas moi ?", cela fait donc une année ou un peu moins que mes camarades et moi nous rendons à l’ESSEC pour suivre des séances de tutorat avec des étudiants de cette préstigieuse école de commerce . Nous ne suivons pas des cours visant à nous faire entrer à l’ESSEC mais nous assistons à des ateliers comme des ateliers langues , codes sociaux , théatre ou encore à des débats sur des sujets divers et variés . Pour l’instant je n’en tire que du positif dans ce programme car il m’a vraiment permis de sortir de mon "cocon" , de pouvoir rencontrer des gens extaordinaires comme de grands chimistes et militaires ( lors d’un séminaire organisé à l’Ecole Polytechnique) . J’aimerais dons connaitre votre position sur ce dispositif et ne pensez-vous pas que c’est là une réelle oportunité qui est offerte à des jeunes comme moi qui ont la volonté de réussir ?
La dotation globale des crédits pédagogiques de notre collège EP1 Ambition réussite passent de 6900 l’an passé à ... 3600 cette année ! Cherchez l’erreur. En 10 ans de coordination, je n’ai jamais ressenti un tel découragement des collègues !!!
Autre sujet : Où en êtes vous des définitions de poste et du recrutement des Assistants péda ?
S’il fallait encore un coordo inquiet, en voilà un. Pire, déçu, pas que pour lui, futur secrétaire à mi-temps d’une ZEP qui malgré ses deux temps complets ne manque pas de travail, mais, pour les élèves !!!! Eh oui, ce que personne ne dit, c’est qu’avec cette réforme issue entre autres d’une interprétation douteuse d’un article d’un journal national, les ZEP qui "réussissent" à force d’énergie, d’engagement, de temps (bénévole) sont logées à l’enseigne d’un discours généraliste qui n’a d’autre objectif que de justifier son mépris de la fonction publique.
Ce n’était vraiment pas le moment de démotiver des équipes qui avaient bien du mérite à le rester et l’histoire nous retrouvera sûrement trop vite.
aucun enseignant ne s’était porté volontaire, malgré la bonne rémunération.
à voir !!!!!!
Vraiment c’est pas facile en ce moment, même si on avait envie d’y croire, mais voir tous les petits mic-macs pour gratter des postes à droite et à gauche pour faire croire qu’il y a de nouveaux moyens sur EP1 ... et les autres, ceux qui ne sont que EP 2 ou 3 , qui sont catrrément abandonnés. Je suis moi aussi une coordo inquiète, et je sens qu’on va stagner dans ces eaux saumâtres jusqu’en 2007....
Que deviendront tous ces coordos qui ont accumulé des compétences spécifiques ?
mêmes bruits de couloir, même inquiètude ... déjà 1 poste sur 2 devenu discrètement à mi-temps lors du dernier mouvement ... et l’IA qui annonce ne pas vouloir signer le projet RAR si on ne supprime pas (entre autres) l’objectif : "Conforter le rôle du coordonnateur au service de la totalité du réseau y compris dans sa dimension partenariale pour assurer la pérennité des projets."
Pendant ce temps là, les incidents graves se multiplient dans nos établissements, profitant sans doute d’un découragement et d’un épuisement des équipes qui ont pris tant de temps à rédiger des objectifs ... pour lesquels ils n’auront ni les moyens, ni la reconnaissance.