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Dans une interview à Libération, Eric Maurin explique pourquoi, d’après certaines recherches, l’aide aux ZEP ne donne pas toujours de résultats. "Il faudrait passer à des initiatives plus temporaires, mais plus massives"

7 février 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

Eric Maurin (1), directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), revient sur la politique de réduction de postes dans l’Education nationale.

A la question de savoir si l’écart entre les deux s’était réduit grâce au surcroît de moyens en ZEP (classes plus petites, primes pour les profs), [Francis Kramarz et les chercheurs de l’INSEE] n’ont rien constaté. Cela peut sembler démoralisant. En réalité, cela s’explique assez bien.
D’une part, le surcroît de ressources en ZEP n’est pas gigantesque, d’environ 10%. D’autre part, lorsqu’on labellise une école ZEP, nombre d’enseignants expérimentés partent, le turnover augmente et l’ancienneté des profs diminue brutalement. En plus, le contexte social de la zone classée ZEP se détériore : les classes moyennes ne viennent plus s’y installer. Au total, le véritable surcroît de ressources en ZEP est proche de zéro et il n’y a donc rien d’étonnant à ce que cette politique n’ait en moyenne pas d’effet repérable." [...] Il faudrait passer à des initiatives plus temporaires, mais plus massives.
[...]

Extrait de liberation.fr le 05.02.11 : « L’éducation, un investissement qui a de super rendements »

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