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Maternelle. Un collectif de chercheurs et personnalités proteste dans une tribune du Monde contre le questionnaire de la Depp

12 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Questionnaire sur les enfants de trois ans : l’opposition de personnalités reconnues dans le monde de la petite enfance

Laurent Chazelas, président de l’AFPEN (les psychologues de l’Education nationale), Agnès Florin (psychologie de l’enfant, U. de Nantes), Sylvain Grandserre (enseignant et auteur), Christine Hélot (sc. du langage, U. de Strasbourg), Evelyne Lenoble (pédopsychiatre), Sophie Marinopoulos (psychologue, psychanalyste), Philippe Meirieu (sc. de l’éducation, président des CEMEA), Pierre Suesser (co-président du syndicat des médecins de PMI), Chantal Zaouche (psychologie de l’enfant, U. de Toulouse) signent une tribune publiée dans Le Monde daté de demain 12 février, pour dénoncer l’initiative de la DEPP qui lance le processus de suivi longitudinal d’une cohorte d’enfants à partir de 3 ans. Le service statistique de l’Education nationale, dans une phase expérimentale préalable, demande à des enseignant.e.s de petite section de renseigner "une grille d’observation comportementale".

Le collectif se souvient de l’initiative de l’INSERM qui se proposait en 2005 de "repérer dans les crèches et les écoles maternelles les enfants censés porter (...) les avant-stigmates d’une évolution délinquante ultérieure" et de sa mise en échec par les 200 000 signataires de l’appel "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans". Même si la finalité est différente, ils n’en jugent pas moins la démarche comparable. Ils pointent le risque d’un "effet Pygmalion", l’enfant se conformant à ce que l’adulte pense qu’il est. Ils soulignent aussi le caractère non pertinent des items, puisqu’ils correspondent à "des attitudes somme toute parfaitement banales et habituelles à cet âge". Ils dénoncent une "anthropométrie performative et comportementale à haut risque" et ils ajoutent que mieux vaudrait noter des points positifs que négatifs. "On apprend toujours plus en comptabilisant ses réussites (d’un enfant) qu’en comptabilisant ses échecs." Ils demandent au ministre de l’Education nationale de "renoncer à l’usage de tels outils".

Extrait de touteduc.fr du 12.02.21

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