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D’autres lieux que l’école au service de l’apprendre. "Le défi d’une nation apprenante", Charles Hadji (The Conversation)

18 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

À quand les vacances ? Le défi d’une « nation apprenante »
Charles Hadji

Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes

L’émergence d’une nation apprenante constitue un véritable défi, supposant donc une redéfinition des lieux dévolus à l’activité d’apprentissage, et un redécoupage des temps devant lui être consacrés.

Nouvelle dynamique
Dans une dynamique au service de l’« apprendre », d’autres lieux que l’école peuvent jouer un rôle important, sinon primordial. Le rôle de la famille vient d’être mis en lumière, mais avec l’exigence d’une plus forte association des parents à la dynamique scolaire, et d’une plus grande prise en compte par l’école de la particularité des situations familiales.

L’inventivité et la créativité des parents constituent une ressource sur laquelle on pourrait s’appuyer bien davantage. On peut aussi donner ou redonner une place plus importante au périscolaire, aux associations et mouvements d’éducation populaire, aux centres de vacances collectives, etc. Mais ce qui importe alors est, d’une part, l’équilibre général du système, et, d’autre part, le sens que prendra le mouvement de redistribution.

Du premier point de vue, l’école pourrait être amenée à faire une cure d’amaigrissement, afin de se centrer sur ce qui est, pour elle, l’essentiel, et lui appartient en propre, dans un combat qui la dépasse, mais dont elle est un acteur indispensable. Il lui faut « muscler son jeu », pour « outiller » efficacement les apprenants. En acceptant de voir d’autres intervenants – animateurs, artistes, éducateurs, psychologues, etc. – travailler aussi, chacun dans son espace propre, au développement positif des enfants et adolescents.

Du second point de vue, le risque serait qu’un repli de l’école sur son essence se traduise paradoxalement par une scolarisation de la société ! Le « virus » scolaire viendrait en quelque sorte contaminer tout le corps social. La forme scolaire s’imposerait pour toute activité éducative, et l’on verrait ateliers de musique ou séances de sport adopter des modes d’évaluation ou des dispositions propres à l’école.

Extrait de theconversation ;com du 13.05.20

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