> INEGALITES SCOLAIRES, MIXITE SOCIALE, PAUVRETE, ETHNICITE, OUVERTURE (...) > Inégalités territoriales > Les chances d’ascension sociale pour les enfants des classes populaires (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Les chances d’ascension sociale pour les enfants des classes populaires varient du simple au double selon les départements, en fonction des inégalités d’accès au supérieur (Note de France Stratégie)

7 novembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

France Stratégie
Note d’analyse 36 - La géographie de l’ascension sociale
Auteur(s) Clément Dherbecourt

Les chances des enfants de classes populaires d’accéder à des postes qualifiés varient aujourd’hui du simple au double selon le département de naissance. La note analyse ces écarts entre les territoires et esquisse les politiques publiques à mettre en œuvre pour les réduire.

Les chances d’ascension sociale des individus d’origine populaire (soit les enfants d’ouvriers et d’employés) varient du simple au double selon leur département de naissance. L’ascenseur social fonctionne bien dans certaines régions — Île-de-France, Bretagne, Midi-Pyrénées — et mal dans d’autres — Poitou-Charentes, Picardie, Nord-Pas-de-Calais.

Pour les individus d’origine populaire, la mobilité ascendante apparaît faiblement liée au dynamisme économique des territoires. Elle est en revanche fortement liée à l’éducation — en particulier à l’obtention d’un diplôme du supérieur.

La massification de l’enseignement secondaire puis supérieur a certes favorisé globalement la mobilité sociale ascendante qui a augmenté au cours des dernières décennies, mais sans faire disparaître les « trous noirs » de l’éducation et de la promotion sociale.
L’analyse économétrique tend à montrer qu’il ne s’agit pas d’un problème de rendement de l’éducation mais plutôt d’accès à l’éducation. Or les inégalités territoriales d’accès au supérieur sont restées inchangées jusqu’à aujourd’hui.

Augmenter les chances de mobilité ascendante dans les territoires défavorisés suppose donc une démocratisation réelle de l’accès à l’enseignement supérieur là où celui-ci est le plus difficile. Au-delà des politiques visant une meilleure égalité des chances face à l’éducation en amont de l’université, cela peut passer par une aide à la mobilité étudiante, une offre universitaire élargie, le décloisonnement des académies ou une coopération renforcée entre les académies d’Île-de-France et celles des régions environnantes. Une telle politique implique de développer les outils de suivi longitudinal des élèves selon l’origine sociale au niveau national [...]

La Note de France Stratégie

[...] « Ces premiers résultats soulignent le rôle que peuvent jouer les politiques publiques pour compenser les écarts liés au lieu de naissance », relève France Stratégie qui préconise des pistes pour améliorer l’accès au supérieur, comme une aide à la mobilité géographique ou des académies décloisonnées.

Extrait de vousnousils.fr du 06.11.15 : http://www.vousnousils.fr/2015/11/0...

Répondre à cet article