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Pierre Merle fait un bilan critique de la refondation de l’école (et de celle de l’éducation prioritaire) au regard de l’objectif d’égalité

26 novembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

« Pourquoi le nombre d’élèves par classe varie peu selon le niveau scolaire des élèves alors que le nombre d’options varie sensiblement en fonction de ce niveau ? » A mi-parcours du quinquennat Hollande, le sociologue Pierre Merle fait le bilan de la politique éducative au regard de l’objectif d’égalité sociale. Pour lui l’école reste inégalitaire et par suite « un ferment de l’extrémisme ». P Merle ne fait pas de cadeau.
Mais il propose aussi : lier les dotations aux établissements à des objectifs sociaux, imposer ceux-ci au privé sous contrat. Pour une ministre qui veut répartir les moyens sur de nouvelles bases, voici des pistes…

[...] Relance et non refondation de l’éducation prioritaire
Un autre chantier a été celui de l’éducation prioritaire. Beaucoup de consultations, trop peut-être, ont fait oublier l’objectif initial. Le passé est parfois plus rassurant que l’avenir si bien qu’une énième relance, après celles de 1997 et 2006, s’est substitué à la refondation promise.
Certes, les établissements relevant de l’éducation prioritaire ont été redéfinis avec la création des « REP + » (Réseau d’Education Prioritaire), et les enseignants en poste dans ceux-ci vont désormais bénéficier d’une réduction de leur service hebdomadaire.
Au-delà de ces changements, sources inévitables de polémiques pour les établissements qui ont perdu leur label, les problèmes restent entiers : le label Education Prioritaire fait toujours fuir les élèves des catégories moyennes et aisées ; les populations d’élèves immigrés et d’élèves en grande difficulté demeurent massivement concentrées dans ces établissements ; le nombre d’élèves par classe n’a guère baissé alors que des recherches convergentes, nationales et internationales, montrent qu’il s’agit d’une politique particulièrement efficace pour les élèves en difficulté. La réduction du service hebdomadaire des professeurs en poste dans les REP + risque, de surcroît, de rendre encore plus difficile la nécessaire baisse des effectifs par classe dans les établissements qui concentrent les élèves en difficulté.

Extrait de cafepedagogique.net du 26.11.14 : Pierre Merle : La réforme de l’école, quel bilan à mi mandat ?

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