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L’Ecole : le défi de la gauche. La première rentrée de Vincent Peillon, par Maryline Baumard, Plon, août 2013

29 août 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

"L’école : le défi de la Gauche, la première rentrée de Vincent Peillon", Plon, 223 p., 17 € (en vente le 29 août)

La présentation éditeur

 

C’est un des grands livres de la rentrée. Journaliste au Monde en charge des questions d’éducation, Maryline Baumard interroge la capacité de la gauche revenue au pouvoir à "refonder" l’Ecole. En 200 pages alertes, appuyées sur une documentation incroyable, une chronologie et un lexique du jargon EdNat, elle nous fait découvrir les acteurs et les moments de la refondation. Avec une certitude : si la gauche échoue dans son projet, alors l’école libérale viendra balayer l’éducation nationale dès 2017.

Interview de l’auteure :
Justement vous présentez longuement les acteurs de la nouvelle équipe ministérielle, d’où ils parlent, quel a été leur parcours, leur enfance. On découvre des personnalités bien différentes dans l’attelage qui pilote le ministère. Entre le philosophe, le pédagogue et l’inspecteur des finances comment cela peut-il fonctionner (et durer !) ?

Ils ont un point commun qui est le goût de l’Ecole et d’un modèle d’école qui serait l’antithèse de l’école libérale vantée par les ministres précédents. Tous trois ils ont la volonté de lutter contre les inégalités à l’école tout en restant dans une école de structure classique. Ils veulent la changer mais en réformant la pédagogie. Pour eux, le changement doit se faire dans la classe, dans les rythmes, dans la formation des enseignants, au plus près de l’élève. Pas en créant une école commune du CP à la 3ème par exemple. Evidemment ils le font chacun à leur façon. Alexandre Siné, le directeur de cabinet, avec son tableur. Peillon avec sa philosophie. Et Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire, avec sa culture de l’institution. Ils ont ce trait d’union. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de heurts entre eux car ils sont trop différents.

Extrait de cafepedagogique.net du 27.08.13 : L’école : Un défi pour la gauche ?

 

"Il faut dix ans pour reconstruire une école", explique Maryline Baumard dans "L’Ecole, le défi de la Gauche". Responsable du service éducation du Monde, elle est l’une des journalistes qui a le plus d’ancienneté dans la rubrique et elle a déjà vu bien des ministres et des gouvernements annoncer leur intention de réformer notre système scolaire. Elle décrit par le menu l’an I de l’ère Peillon, et nourrit ses portraits des principaux acteurs, à commencer par celui du ministre, de toutes ces anecdotes que l’on recueille en marge des interviews, qui n’ont pas leur place dans un quotidien, mais qui contribuent à expliquer l’Histoire qui se construit au jour le jour.

"Vincent Peillon est une personnalité complexe (...), un être pluriel avec sa facette planquée de père de famille, un côté éternel ’prof’, sa grille de lecture ’philo’ qu’il plaque sur le monde et sur la vie, et le côté politique ambitieux qu’il joue à ses heures (...) Des vies, il veut en mener plusieurs de front, au gré de ses humeurs changeantes."
Maryline Baumard prend un plaisir évident à conter par le menu tel incident, comme la déclaration sur la dépénalisation du cannabis, mais elle reprend aussi un par un tous les dossiers en cours, les rythmes scolaires, les ESPE et la loi d’orientation notamment, et dresse un état précis de leur degré d’avancement, de leurs forces et de leurs points faibles. Elle revient aussi sur les tentatives faites précédemment par la Gauche pour réformer l’école. Elle évoque "la revalo" de Lionel Jospin qui a laissé "l’impression d’un ratage" et tous les obstacles que rencontre nécessairement tout pouvoir qui veut "reconstruire une école", à commencer par une temporalité qui n’est pas celle du politique.

Si la journaliste s’amuse, dans son dernier chapitre à décrire l’école dans 10 ans, selon que Vincent Peillon aura réussi sa refondation ou que la Droite, revenue au pouvoir, aura confié à Benoist Apparu le soin de réaliser le programme qu’il a esquissé lors du débat parlementaire de ce printemps, elle pose de fait la question qui hante "la rue de Grenelle", et qui fut à nouveau posée lors d’un des premiers déjeuners que le ministre a organisé quand il a pris ses fonctions, avec Antoine Prost et Claude Lelièvre : quelles leçons tirer de l’Histoire ? A quelles conditions la Gauche peut-elle "refonder" l’Ecole ?

Extrait de touteduc.fr du 23.08.13 : "Il faut dix ans pour reconstruire une école" (M. Baumard, L’Ecole : le défi de la Gauche)

 

[...] Dans la deuxième partie du livre (« Quinze mois à la loupe »), Maryline Baumard reprend un par un l’historique des principaux dossiers en cours. Et cela peut être fort utile pour qui veut se situer au mieux en ces matières complexes, car c’est fou ce que l’on oublie vite ( j’avoue en avoir fait encore l’expérience en lisant cette partie, alors que je suis pourtant un observateur voire un participant assez assidu !). Quelques titres pour donner le ’’ton’’ : « Rentrée 2012, deux mois pour sauver les meubles » ; « Rentrée 2013, le changement invisible » ; « Le grand bazar des rythmes » ; « Changer les profs pour changer l’école » ; « Pourquoi la loi d’orientation est un texte en creux » ( attention : pas « creux », mais « en creux » ; formule foncièrement juste d’ailleurs).

Extrait du blog Mediapart de Claude Lelièvre du 28.08.13 : L’Ecole : le défi de la gauche

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