La lutte pour l’égalité scolaire ne se limite pas à l’éducation prioritaire : « Bien évidemment » dit le CRAP. En effet, c’est évident et les efforts à faire dans d’autres domaines relevant du ministre de l’Education nationale listés par le CRAP sont importants et concourent aussi à cette lutte.
Cela dit, et tel que c’est présenté ici sous la forme d’extrait, on pourrait prêter cette déclaration à n’importe qui, même aux plus réactionnaires, même à l’extrême droite. D’où ce message dans votre forum.
Il faut savoir ce que veut dire « priorité ». S’il y a « priorité » déclarée, alors il faut que cette politique soit prioritaire, donc menée devant les autres. Ces dernières ne sont pas automatiquement oubliées, sinon ce ne serait pas une « priorité » mais une « exclusivité ». Le CRAP a raison de rappeler les autres leviers d’action nécessaires pour la réduction des inégalités, mais une priorité reste une priorité. Ou alors, il y a mensonge.
Encore un mot : le CRAP, parlant de la nécessaire « coopération entre l’école et les territoires », aurait pu s’interroger sur la disparition du ministère de la Ville, ou plus exactement sa réduction à l’un des services d’un petit ministère fourre-tout. La réaction d’AClefeu me semble juste : http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/16/aclefeu-contre-la-disparition-du-ministere-de-la-ville_4402183_823448.html
Le programme de rénovation des cités (PNRU) lancé par la loi de 2003 a entraîné d’énormes dépenses sur le bâti. Bien. François Lamy a voulu, il y a peu, créer un PNRU 2, certes resserré sur 230 quartiers, mais sans les financements adéquats. Après le « désastre Fadela Amara », le travail de François Lamy a créé de fait des attentes qui ne pourront être satisfaites, et à nouveau, ils en ont l’habitude, les habitants des cités se sentiront trahis. Puisse la nouvelle ministre faire son travail (si elle en a le temps, vu ses charges multiples et variées) sans annonces tonitruantes, avec modestie et efficacité.
La tenue de la réunion des 101 responsables de REP+ juste au début de ce ministère est, de ce point de vue, très positif : voilà longtemps qu’une telle réunion n’avait pas eu lieu.
Il faudrait maintenant qu’un séminaire de formation des coordos soit à nouveau organisé comme celui de 2001 à Metz. Les coordos, sans formation spécifique pour la plupart, en ont besoin et l’on sait l’importance décisive que peut avoir cette fonction pour la réussite des REP+.
Merci pour cette citation : je vois que le site de l’OZP recèle des trésors pour les historiens.
Que l’éducation prioritaire fasse partie du programme d’un nouveau gouvernement est certes symbolique, un signal fort, mais l’important est ce que va faire à ce sujet le ministre de l’Education nationale. Or celui-ci semble avoir repris à son compte la réforme mise au point par Peillon. Bon : on va voir ça de près.
En effet !
Voici le passage concerné
Déclaration de Politique générale de M. Lionel Jospin, Premier ministre, à l’Assemblée nationale, le 19 juin 1997
[…] J’engage ce mouvement sans délai dans trois directions :
[…] L’école
Dans les établissements scolaires, il faut donner plus de moyens lorsque la tâche est plus difficile, encadrer davantage lorsque la contrainte sociale est plus grande. L’égalité, oui, mais qui respecte la diversité. Je demande donc que des moyens supplémentaires soient mobilisés, dès la prochaine rentrée scolaire, pour les zones d’éducation prioritaire. De même et bien que le dispositif soit à cette date de l’année largement arrêté, je donne les instructions nécessaires pour que l’on réexamine, dès cette rentrée, les situations les plus difficiles créées par les fermetures de classe.
http://www.vie-publique.fr/documents-vp/decl_jospin_190697.pdf
Jospin avait été ministre de l’Education nationale et, à ce titre, avait décidé et piloté la première relance des ZEP. Il en connaissait donc l’importance. Les autres premiers ministres de la Vème soit n’avaient pas connu directement ce dossier (par exemple Mauroy, Juppé ou Hamon) soit le connaissaient pour l’avoir administré mais n’en faisaient pas un élément intéressant de leur programme de gouvernement (Fillon).
Le discours d’investiture de Jospin en 1997 sera donc le seul, au cours de la Vème République, à comporter l’éducation prioritaire comme élément explicite du travail du gouvernement.
Merci monsieur bourgarel alain de votre générosité et gentillesse pour les cités transit et toutes les écoles de france zep vous étiez mon instituteur en cp à la cité du port de gennevilliers
J’ai eu monsieur bourgarel en cp au port de gennevilliers il était gentil comme instituteur et nous etions heureux même entasser dans une cité transit je me rapel la solidarité entre nous voila je tiens à remercier monsieur bourgarel de tout coeur.
Ce qui serait bien c’est de pouvoir choisir soi-même la pondération des critères afin de pouvoir comparer ce que l’on estime comparable.
C’est une bonne idée d’évolution pour mon site http://www.classement-lycees.com
Bonjour,
Je voudrais connaître la procédure pour s’inscrire au colloque.
Le site indiqué ne fonctionne pas.
En vous remerciant par avance,
Cordialement.
Corine Pons
Bonjour,
Dans le cadre de mon mémoire portant sur la conduite du changement et l’épuisement professionnel, je réalise une enquête afin de recueillir votre témoignage sur la manière dont vous avez vécu le changement au sein de votre entreprise.
A noter que ce questionnaire est anonyme et que votre témoignage est important. J’aimerais montrer que l’épuisement professionnel est quelque chose qu’il faut prendre au sérieux et que c’est du rôle de la direction des ressources humaines et du supérieur hiérarchique de faire attention à la santé mental et physique de ses salariés. J’aimerais montrer grâce à ce questionnaire l’importance du phénomène d’épuisement professionnel mais aussi montrer que le facteur humain dans une conduite du changement est pour la plupart du temps négligé dans sa totalité.
LIEN :
https://docs.google.com/forms/d/1m_jg4sDKlVYNzcvFwiQIAMHA6vd7HyQv_g0FaSxVY0c/viewform
Je vous remercie d’avance d’avoir accepté et consacré quelques minutes pour répondre à cette étude de la manière la plus sincère possible. Je me tiens à votre entière disposition, pour toute information supplémentaire.
Bonjour,
La classe relais Rive Droite de Brest pour le projet intergener@tions était aussi présente dans les 30 actions invitées. Cette classe accueille sur proposition de la CLSA (commission locale de la scolarité alternative) des élèves des collèges environnants. Pour information il existe deux classes relais sur Brest.
Se pose la question de la prime pour les coordonnateurs ... qui n’en ont pas actuellement dans les réseaux ECLAIR. On annonce qu’elle sera triplée en REP+. C’est bien, mais ... 3 fois 0, cela fait 0 !
Faut-il comprendre que les coordos auront enfin droit à cette prime ?
J’ai entendu Thomas Legrand, chroniqueur politique de France-Inter, et j’en ai été éblouie : enfin quelqu’un qui comprend notre vrai problème en ZEP. C’était en décembre et, profitant des vacances, je recherche en vain la trace sur le site de l’OZP. Aussi, je vous la donne :
Il disait, notamment, ceci :
En dehors de tous les outils pédagogiques et même en dehors de toutes les solutions budgétaires en direction des écoles des zones défavorisées, la solution (à moyen terme du moins) est dans l’urbanisme et le logement. Dans le respect beaucoup plus draconien de la loi SRU qui oblige chaque municipalité à tendre vers un taux de 25% de logements sociaux.
Le respect d’une loi sur la construction de logements sociaux pour lutter la dégradation du niveau scolaire ?
Oui, L’inégalité scolaire est d’abord une inégalité spatiale. C’est la mixité, le mélange entre les classes sociales et les origines ethniques (pour ce qui est de la population immigrée) qui créent les conditions d’une relative égalité scolaire. Cette mixité ne peut être réalisée que dans le cadre d’une urbanisation qui favorise les mélanges. Le sociologue, spécialiste de l’urbanisme Jean-Claude Chamboredon –dans les années 70- voulait montrer les limites des effets de la mixité sociale tant vantée. Il disait "la proximité spatiale n’empêche pas la distance sociale"... Mais en matière d’éducation c’est l’inverse. Il est certain qu’un enfant dont les parents ne maîtrisent pas le français a toutes les chances de rater sa scolarité s’il n’est entouré que de ses semblables dans une cité de banlieue parisienne, lyonnaise ou toulousaine. Alors qu’il aurait toutes les chances de la réussir s’il allait en classe à Neuilly, où il n’y a que 3% de logements sociaux !
Le contournement de la carte scolaire par une partie de la population aisée, dans des quartiers où la mixité existe, est attisé par cet esprit de compétition qui ronge l’éducation française et par cette idée que le mélange des populations tire le niveau vers le bas. Les écarts de niveau scolaire entre établissements selon l’environnement urbain est si béant qu’une forme de vertige prend bien des parents à l’idée que leurs enfants se retrouvent en minorité ethnique ou sociale.
La solution pour redresser le niveau scolaire générale est donc entre les mains des ministères en charge de la ville, de l’urbanisme, du logement, de l’aménagement du territoire. Entre les mains de ceux qui sont chargés de faire respecter la loi SRU. Bien plus qu’entre celles du ministre de l’éducation...
Thomas Legrand, France-Inter 04 12 13
Bizarre message pour une jeune enseignante à qui personne n’a jamais dit ça. On ne m’a jamais parlé de ces affaires d’éducation prioritaire, sauf la rumeur : "c’est l’enfer et la prime c’est ridicule". Avec ce que je vis dans mes classes et avec ce que je vois sur votre site, je sais que ce n’est pas l’enfer (pour la prime, la rumeur est juste). Si l’éducation prioritaire c’est vraiment pour les territoires très déshérités, alors il faudrait faire le ménage dans la carte scolaire.