Ce qu’écrit M. Guillaume est important. Je me permettrai ici d’ajouter quelques compléments.
Dès 1981, quand les ZEP furent créées chacun savait que ce dispositif ne résoudrait pas les problèmes posés par l’objectif du Plan Langevin-Wallon de démocratisation de l’enseignement. C’est l’une des raisons du désintérêt manifesté alors pour ce dispositif par de grandes organisations liées à l’école publique.
Pour réduire la transmission de génération en génération de la pauvreté il faut agir sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi, au-delà des politiques menées par les gouvernements qui ont eu cet objectif de démocratisation (il y en a eu aussi qui s’en sont moqué), un travail spécifique a été mené à différentes époques. Ainsi, en 1990 – 1991 une réflexion partenariale a été menée par le recteur Joutard sur le thème « grande pauvreté et la réussite solaire ».
Ce travail a été poursuivi dans le cadre d’un atelier spécifique issu des assises nationales ZEP de Rouen en 1998. Catherine Moisan et Jacky Simon, qui les avaient organisées, savaient bien que les élèves pauvres ne se trouvaient pas que dans les ZEP, d’où la création de cette commission nationale en prolongement de Rouen. Plusieurs stages nationaux furent organisés mais la commission fut supprimée en 2002.
En 2006, Béatrice Gilles, Anne Armand et d’autres inspecteurs généraux visent à nouveau la partie la plus défavorisée du public scolaire en publiant un rapport où l’on aborde dans le détail les problèmes pédagogiques que posent non seulement les élèves de ZEP mais aussi tous les élèves dont le rapport au savoir induit par leurs conditions de vie freinait la scolarité.
Ainsi, le travail sur l’éducation prioritaire a engendré des travaux spécifiques sur les « enfants pauvres », catégorie inexistante dans la recherche en France jusqu’au colloque de mars 2003 organisé par le Conseil de l’Emploi, des revenus et de la cohésion (CERC) dont on peut regretter qu’il n’ait pas eu de suites, tout au moins directes.
Mais l’histoire n’est pas terminée : après une période où les questions de pauvreté n’étaient plus d’actualité rue de Grenelle, où les acteurs du terrain ont néanmoins continué leurs recherches-actions dans ce domaine, l’objectif national de réussite scolaire pour tous revint à la page. Résultat, en 2014, on vit aboutir le plan de rénovation de l’éducation prioritaire (intégrant le remarquable « référentiel » utilisé bien plus largement que dans les seuls REP) et, simultanément, s’élaborer un nouveau rapport sur la grande pauvreté et la réussite scolaire dont le principal acteur était M. Jean-Paul Delahaye.
Ce rapport a été construit en collaboration avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE), entraînant donc dans la réflexion les organisations syndicales de salariés et du patronat ainsi que d’autres forces vives du pays. Le Rapport Delahaye est exhaustif dans ce domaine : tout y est recensé. Il s’agit bien de scolarité des enfants pauvres et l’éducation prioritaire, citée dans le rapport, y est analysée comme un dispositif particulièrement précieux et utile, mais nullement capable d’atteindre la majorité des élèves pauvres. L’affaire est claire, pas d’illusions !
Ce retour sur les 35 dernières années montre la nécessité, pour parvenir à rompre la transmission de génération en génération de la pauvreté et pour empêcher la création de nouvelles pauvretés, d’adapter le système scolaire à deux réalités : l’existence d’une pauvreté engendrant l’échec scolaire sur tout le territoire, rural comme urbain, et l’existence de concentrations localisées de la pauvreté où les difficultés se multiplient les unes aux autres.
Ce retour montre aussi que les efforts d’adaptation existent de manière éparpillée quand les politiques générales ne traient pas la question mais que ces efforts prennent de l’assurance et de l’efficacité quand les politiques générales, y compris au-delà de l’Education nationale, s’en préoccupent.
Encore deux mots puisque, sur ce site, il n’y a pas de limite à la longueur des réactions :
-Tout d’abord il faut souligner ce que M. Guillaume a écrit : les problèmes pédagogiques posés aux élèves pauvres sont bien plus difficiles à résoudre dans les concentrations de familles en difficulté sociale, comme les cités de relégation sociale (Cf. le rapport de Jean-Marie Delarue 1991), d’où l’idée de ZEP. Cela ne signifie pas qu’un enfant pauvre vivant dans un milieu aisé (l’exemple facile est celui des enfants de nounous africaines habitant les chambres de bonne du XVIe arrondissement de Paris) sera à égalité avec ses pairs : le service public de l’Education nationale devra s’adapter à lui (Cf. Rapport Delahaye pour le « comment ») comme à ceux des quartiers de relégation. L’actualité nous le rappelle : les enfants SDF de Lyon (octobre 2017) ne sont pas scolarisés en REP.
- Enfin, M. Guillaume le sait mieux que d’autres, les définitions, nombres et pourcentages d’élèves « favorisés » ou « défavorisés » laissent à désirer, c’est le moins qu’on puisse dire. Quant aux élèves « en situation de grande pauvreté » c’est encore plus flou ! J’espère que, définitivement, nous avons, en France, mis de côté l’idée de « handicap social ». Car, on l’a oublié, de 1965 à 1982, cette catégorie a existé dans notre système scolaire. Ses effets ségrégatifs ont été si forts qu’on en a heureusement abandonné l’idée, d’autant plus qu’elle n’avait jamais eu de base scientifique. Mais les débats sur l’école, au Parlement comme sur les réseaux sociaux montrent qu’elle plait toujours à certains. Sur le handicap social dans l’Education national, voir les travaux les travaux du Crésas-Inrp (années 70 et 80) et, en 2016, l’historique établi par une universitaire, Lydie Heurdier.
FC
Bonjour
J’ai pris connaissance de cet article ce matin :
Bien cordialement.
Dhiaf
« Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l’éducation prioritaire ». Ce constat tiré d’une étude du Centre d’Observation de la Société a provoqué sur les réseaux sociaux des commentaires du genre : « Est-ce à dire que la carte des ZEP est dépassée ? Qu’en pense l’OZP ? » Ces réactions traduisent un contre sens persistant dans l’opinion publique et les medias sur le sens de l’éducation prioritaire.
L’OZP est d’accord pour l’essentiel avec l’étude du COS : les CP à 12 élèves en REP ne concerneront en effet qu’un quart des élèves des catégories dites défavorisées. Cela signifie que la politique des ZEP ne peut à elle seule compenser les inégalités sociales à l’école.
C’est ce que l’OZP a toujours affirmé dans ses Manifestes de 2006 et 2017 : la scolarisation des enfants des classes populaires est une mission normale de l’école de la République. La correction des inégalités dans son ensemble relève d’une politique de refondation de l’école et non d’un dispositif dérogatoire tel que l’éducation prioritaire. Ce dispositif dérogatoire est nécessaire dans les territoires où sont concentrés des élèves qui du fait de leur origine sociale ne sont pas en connivence avec les valeurs et la culture scolaires et où le fonctionnement normal du service public ne peut pas toujours être assuré.
L’éducation prioritaire refondée, inscrite dans la refondation de l’école, a une double dimension : C’est une politique territoriale, aujourd’hui très effacée, faisant converger l’action des institutions et des forces sociales de ces territoires en soutien à leur école. C’est surtout « une entrée par la pédagogie », rendue possible par l’attribution de moyens spécifiques : coordonnateurs de réseau, formateurs des REP+, professeurs référents, assistants pédagogiques, maîtres+, etc. Dans ces réseaux, qui associent écoles et collèges, des collectifs professionnels émergent et les pratiques professionnelles s’enrichissent. Au plan national, le référentiel d’éducation prioritaire et, au plan local, le projet de réseau encadrent cette évolution.
La contribution de l’EP à la réduction des inégalités ne se concrétisera pas en augmentant le nombre de ses territoires afin de prendre en charge tous les enfants des classes populaires mais en réussissant à faire du dispositif un laboratoire de la transformation sociale par :
– l’évolution du métier d’enseignant grâce à l’émergence de collectifs professionnels ;
– le développement progressif de fonctions et de dispositifs facilitant la réussite de tous, tels les maîtres+, le travail inter-degrés, la formation à l’intérieur du réseau, etc.
Cette contribution suppose que la refondation de l’école dans le sens d’une réduction des inégalités se poursuive.
Un article sera prochainement proposé sur ce site qui développera une critique de l’utilisation abusive de statistiques.
F.-R. GUILLAUME
En tant que réalisateur du film "Dis Maîtresse !" (en salles depuis le 25/11/2015), je me suis immergé un an dans une TPS... puis six mois dans une salle de montage à voir et à revoir les trente heures de rushes dont les enfants étaient les principaux acteurs.
J’ai ensuite participé à plus de 140 projections-débats de ce film dans la France entière. Partout, il a été reçu comme "C’est vraiment comme ça que cela se passe !" ; autrement dit une école telle qu’elle est et non pas telle qu’elle devrait être.
La vision systémique et statistique du rapport recoupe à la fois la vision impressionniste de la seule réalité que j’ai filmé (une classe) mais aussi les multiples échanges auxquels j’ai participé.
Dans la période actuelle, je ne soulignerai qu’un seul point de convergence parmi tous les autres : la nécessaire stabilité des priorités et des objectifs... Combien de maires ou d’adjoints m’ont dit être prêts à investir dans des locaux dédiés (une nécessité) mais à la condition que ce soit pour plus de cinq ans...
Sur le sujet, à lire les 5 articles de Luc Cédelle consacré au livre "réapprendre à lire". Ces articles me paraissent très intéressant dans le débat actuel
http://education.blog.lemonde.fr/
Bonjour,
y a-t-il eu un compte-rendu suite à cette action que vous avez mené ? Je serais intéressé par savoir ce qu’en ont ressorti les élèves.
Merci.
Franck de cinema-paris.com
Et heureusement, car ceux qui vivent dans les quartiers "prioritaires" ne bénéficient que de peu de choses et subissent la concentration de la misère sociale et l’effondrement des dispositifs d’aide de plein fouet. Il serait temps de regarder si les fameuses "politiques des quartiers prioritaires, du DSQ à la ZEP, du contrat de ville à l’ECLAIR, des RAR aux REP + ont eu un effet bénéfique pour les habitants. IL EST EVIDENT QU ILS NE SONT PAS EFFICACES. Les fonds ne parviennent pas aux intéressés pour ce qui serait prioritaire de faire. Il y a plus de "2ans" scolarisés en privé qu’en ZEP. Il y a plus d’argent donné aux classes prépas qu’aux REP + et l’an prochain les CP à 12 vont se faire sur les ruines des Pdmqdc, des RASED, des CMPP, et de la médecine scolaire. 100 % de réussite : tout le monde sait que cela ne sera pas possible. Mais ce sera tellement pratique d’accuser les maîtresses de CP au moment de faire avaler le gel de tous les avantages sociaux...
Maitres+ et ou CP à 12 ? La lecture du texte de Bruno Suchaut faisant du dédoublement des CP, un choix préférable à celui des maitres+ oblige à le renvoyer à la lecture du compte rendu de la rencontre OZP et au communiqué de l’OZP publiés sur ce site le 26 juin. En résumé :
1) Aucune mesure administrative créant des postes de maitres+ ou pour le dédoublement des CP ne peut à elle seule changer l’école et produire une réussite significative.
2) Les études purement quantitatives montrent parfois des progrès, en moyenne, dans les performances des élèves, mais ces progrès ne sont jamais significatifs par rapport à l’ampleur de l’échec scolaire. Ces progrès moyens masquent une forte dispersion des résultats entre réussites et échecs.
3) L’important est d’identifier ce qui se passe, aussi bien quand « ça marche » que lorsque ça ne marche pas. Il est dommage que des chercheurs en sciences de l’éducation renoncent à faire ce travail d’analyse pédagogique pour s’en remettre aux conclusions des économistes dont les chiffres parleraient d’eux-mêmes.
4) La constitution de groupes plus petits, (jusqu’à l’individualisation), est un allant de soi de la culture professionnelle enseignante (mais aussi de l’opinion publique). Le groupe de suivi du dispositif « plus de maîtres que de classes » peut lui aussi se traduire par un dédoublement. Les deux dispositifs que l’on oppose rencontrent donc le même problème : à quelles conditions l’enseignement en petits groupes peut-il être efficace ?
5) Pourquoi l’OZP soutient-il les maitres+ ?
D’abord parce qu’il est inacceptable, qu’une fois de plus l’éducation prioritaire ne bénéficie de la continuité nécessaire. Mais surtout parce que ce dispositif fait évoluer les pratiques professionnelles et amorce la constitution de collectifs professionnels.
François-Régis GUILLAUME
Espé de Créteil : le ministère et la rectrice répondent au CLR (15 mai 17)
15 mai 2017
Voici la réponse que nous avons reçue aujourd’hui même du directeur de cabinet de la ministre de l’Education nationale.
"Cher Monsieur,
Voici ci-après des éléments transmis par la rectrice, qui confirment mes propos.
Bien à vous
Olivier Noblecourt
« Monsieur le directeur de cabinet,
Je vous confirme les éléments de réponse au mail que vous m’avez transféré du Comité Laïcité République.
Le colloque est organisé par l’UPEC sur le site de Bonneuil, qui se trouve par ailleurs être un des sites de l’ESPE, qui n’est pas co-organisateur. À ce titre, le président de l’UPEC fera l’ouverture des travaux.
Le site internet de l’ESPE ne fait nullement mention dans son actualité du colloque et de son programme et ne fait pas publicité du lien d’inscription.
Enfin, les enseignants de l’académie de Créteil n’ont pas été convoqués pour participer à ce colloque dans le cadre du plan de formation académique, ou à aucun autre titre.
Bien à vous,
Béatrice Gille »
Communiqué du Comité Laïcité République
La confusion règne toujours à l’Espé de Créteil
15 mai 2017
Comme indiqué précédemment, le Comité Laïcité République a interpellé par écrit la rectrice de l’académie de Créteil et le cabinet - encore en fonction - de la ministre de l’Education nationale, au sujet des deux journées d’étude au contenu plus que problématique organisées à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) de Créteil. Il n’a, à ce jour, obtenu aucun retour de la première et des réponses fragmentaires du second.
Ainsi nous a-t-il été confirmé le retrait de cette information du site de l’Espé et le fait que les enseignants en formation à Créteil ne seraient désormais pas conviés à ces journées.
Si nous prenons acte avec satisfaction de ces décisions, nous persistons toutefois à penser que celles-ci n’auraient pas eu à intervenir si la simple vigilance républicaine que l’on est en droit d’attendre d’un recteur d’académie ou d’un directeur d’Espé avait été à temps et clairement exercée.
De plus, ces décisions - aussi timides que tardives - n’empêcheront sans doute pas certains étudiants en formation de se rendre à ce colloque. D’autant que l’information figure toujours en bonne place sur plusieurs sites institutionnels tels ceux de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et de l’ENS de Lyon, sans compter nombre de sites associatifs ! Autant dire que le mal est fait et qu’il eut été plus clair - mais encore fallait-il le vouloir - d’annuler purement et simplement la tenue de ces journées au sein de l’Espé. Car là demeure le véritable scandale : qu’une telle ligne anti-laïque et hostile aux lois et valeurs de la République puisse se faire entendre dans ce lieu de formation des futurs cadres de notre école !
Le Comité Laïcité République n’a jamais cherché à interdire de parole des personnes qui tiennent un discours contraire au sien. Tribunes et médias divers ne manquent pas vers lesquels ceux-ci peuvent se tourner. Mais il est clair pour nous que la confusion ne saurait être admise - et moins encore encouragée - dans l’enceinte d’une institution spécifiquement dédiée, comme cette Espé, à l’expression, l’enseignement et la diffusion de nos valeurs laïques et républicaines.
Patrick Kessel
Président du Comité Laïcité République
16 mai 2017
Communiqué du Comité Laïcité République
Les idées racialistes, séparatistes, antilaïques et antirépublicaines diffusées au sein de l’ESPE de l’académie de Créteil (12 mai 17)
12 mai 2017
Le Comité Laïcité République affirme solennellement sa ferme opposition à la tenue des deux « journées d’étude » programmées les 19 et 20 mai prochains à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) de l’académie de Créteil.
Sous couvert de « Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation » – intitulé au demeurant bien abscons et jargonnant ! – il s’agit en réalité d’une pure provocation visant à légitimer un discours communautariste délibérément hostile à la laïcité républicaine, voire mensonger et calomnieux, dans le lieu même où sont censés être formés les futurs enseignants des écoles, collèges et lycées de l’une des plus importantes et sensibles académies de notre pays.
Avec des intitulés tels que « Comment l’institution scolaire fabrique-t-elle le problème musulman ? » ou « Surveiller et sanctionner au nom de la loi du 15 mars 2004. Approche intersectionnelle des enjeux de la discipline laïque à l’école », il ne s’agit rien moins que de donner la parole à des militants connus pour leur vive opposition à la loi du 15 mars 2004 d’interdiction du port de signes et tenues manifestant une appartenance religieuse dans les établissements scolaires publics. Citons encore l’intitulé suivant, qui introduit au sein de l’École de la République, sans aucune distance critique et au mépris de nos lois, la notion de race ! « La prise en compte du genre et de la race par les enseignant.e.s du premier degré : perspectives comparées et intersectionnelles ».
Nous serions pourtant en droit d’attendre que lors de journées de formation d’enseignants – ces fonctionnaires d’État qui, selon la charte de la laïcité à l’école, ont à transmettre et incarner la laïcité et les valeurs de la République – se fasse entendre une autre parole que celle de proches ou de militants du collectif contre l’islamophobie en France ou du parti des indigènes de la République, dont les représentants n’hésitent pas à avancer des thèses racialistes et séparatistes en contradiction absolue avec les principes et avec l’idéal d’émancipation de la République laïque.
Cette initiative nous apparaît d’autant plus inconcevable qu’elle a lieu au sein même de ce qui fut, voici quelques années encore, sous l’égide notamment de Jean-Louis Auduc alors directeur des études, l’un des tout premiers IUFM à avoir organisé des formations exemplaires sur la laïcité.
Il y a urgence à réagir ! Maintenir l’accueil de ces journées à l’Espé de Créteil constituerait un précédent d’une extrême gravité et, dans le contexte présent, apporterait de l’eau au moulin de courants xénophobes qui ne manqueront pas de s’emparer de cette manifestation caricaturale pour en faire une arme électoraliste, dans une période de fortes tensions.
Nous avons par lettre demandé à Madame la Rectrice, d’user de tous ses pouvoirs pour interdire la tenue de ces journées au sein de l’Espé de son académie, journées dont le programme bafoue les principes qui guident l’enseignement laïque et républicain et en particulier la formation des maîtres.
Nous avons alerté le cabinet de Mme la Ministre de l’Éducation nationale. Nous n’avons reçu aucune réponse de la première. Interrogé par nos soins, le cabinet nous a fait savoir que ce colloque était retiré du plan de formation des maitres. À ce jour, il figure toujours sur le site.
Nous engageons tous les laïques à visiter le site web de cet établissement d’enseignement supérieur public destiné à la formation des maîtres pour prendre la mesure de l’effarant programme de ces journées.
Nous les appelons à protester, en faisant part de leur profond désaccord auprès de l’Académie de Créteil et de L’Espé, par mail, aux adresses suivantes : brigitte.marin@u-pec.fr et recteur@ac-creteil.fr.
Pour l’honneur de l’École publique, laïque et républicaine, une telle manifestation ne peut avoir lieu dans les locaux et avec le soutien de l’Espé et, de fait, de l’Académie de Créteil, du Ministère de l’Éducation nationale et de celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, double-tutelle de cet établissement.
Comité Laïcité République
le 12 mai 2017.
Bonjour ,
J ai habité avec ma famille dans la cité de transit du port de Gennevilliers dans la 51 puis dans la 9, j aurais vraiment aimé voir un documentaire concernant cette époque où j ai grandis , je me souviens de notre instituteur monsieur Savary qui nous chantais à la guitare dès chanson d Hugues auffray avec son accent provençale , ainsi que Mr fontaneau avec son singe sur l épaule, j ai tant de souvenir que je rêverais de pouvoir un jour voir ce film , ainsi que me procurer le livre qui rassemble les souvenirs de chacun d entre nous .
merci encore pour cette belle initiative .
Bonsoir,
Que sont-ils devenus ?
En 2007, prof de maths sorti du CAPES avec 4 années de contractuel derrière moi, mon IPR m’a proposé un poste de professeur surnuméraire (c’est comme cela qu’on dit chez nous) dans la banlieue lyonnaise.
Mi-temps dans le collège avec 2 classes en responsabilité et le reste dans les écoles primaires et maternelles de mon réseau.
J’ai appris, lu, je me suis documenté, j’ai cherché, je me suis formé, informé, j’ai discuté, j’ai essayé, fait des erreurs, ... en me donnant 5 ans pour faire le tour. 10 ans après, les IEN, principaux et IA-IPR référents se sont succédés et j’y suis encore, selon les mêmes modalités !
L’année prochaine, les pilotes du réseau parlent de regrouper les heures d’interventions et de distribuer par tranches de 3 heures dans d’autres disciplines comme cela se fait dans certains REP+ exRAR.
Aucune considération pour ces 10 années !
Dégout, juste envie de tout plaquer. Trop tard les mutations sont passées...
Thomas
En tant qu’ancien principal du collège, je ne peux que me féliciter des trajectoires de ses anciens élèves.
Statistique de la scolarisation à 2ans. Ce compte rendu d’un projet intéressant commence par une erreur courante dans les statistiques de la scolarisation à 2 ans : on oublie que les âges de tous les élèves sont comptés par année civile, donc à compter du 1 janvier et que le nombre d’élèves accueillis est calculé au jour de la rentrée, le 1 septembre. Par conséquent le taux maximum, si tous les 2 ans étaient accueillis est de 66% ? Accueillir un élève sur 5 donnerait un taux de 13%. Ce n’est qu’un détail, mais il vaut mieux ne pas minimiser ce qui est fait.
F R Guillaume