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L’adjoint au maire réagit au rapport de l’IGEN sur la situation scolaire à Paris (Le Parisien)

26 novembre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du « Parisien » du 25.11.04 : visite d’un collège ZEP à Paris

Paris fait la promotion de « ses » collèges

« J’en ai assez d’entendre dire que l’enseignement public dans la capitale ne fonctionne pas ou aggrave les inégalités sociales. C’est faux. A Paris, on scolarise, on intègre, on réussit… »

Adjoint au maire chargé des affaires scolaires, Eric Ferrand n’a que très modérément apprécié les conclusions du rapport que l’inspection générale de l’Education a consacré à l’académie de Paris. Le document dresse un tableau particulièrement noir du système éducatif, décrit comme une machine à exclure les élèves en difficulté.

Aucune maîtrise sur les dérogations

« Cette affirmation, blessante, est surtout dangereuse. Elle conforte l’idée reçue que l’enseignement public fait moins bien que le privé », dénonce Eric Ferrand qui a organisé hier une visite du collège Saint-Blaise (20ème) pour marteler le message inverse. Une opération destinée à la fois à rappeler les efforts financiers de Paris pour le second degré et à mettre en lumière les initiatives éducatives de ce collège situé en ZEP (zone d’éducation prioritaire).

Ravie de montrer que son établissement de 588 élèves n’exclut personne, la principale Anne Poupon ouvre grandes les portes des classes. Ici, c’est une salle de SVT (sciences du vivant et de la terre) dont les équipements viennent d’être entièrement refaits. Là, c’est une salle informatique dotée de 16 postes. Plus loin, c’est le « pôle technologique » également équipé d’ordinateurs et de robots... « Nous accueillons des élèves handicapés, une classe réservée aux élèves non francophones et une classe relais aux effectifs réduits pour les élèves en grande difficulté », insiste la principale. Un détour par la cour, en rénovation, et la visite s’achève dans les locaux occupés par les animateurs du dispositif départemental « Action collégiens » assurant le soutien scolaire après l’école et pendant les vacances. « Les moyens matériels et humains existent pour offrir à tous les mêmes chances de réussite », embraye Eric Ferrand en soulignant que Paris consacre chaque année 16,8 millions d’euros au fonctionnement et à l’équipement pédagogique de ses collèges.

Et l’élu de renvoyer la balle dans le camp de l’inspection académique : « Nous maîtrisons la carte scolaire, établie en fonction de critères démographiques et dans un souci de mixité sociale. Nous n’avons en revanche aucun moyen d’intervenir sur la carte des options proposées par les collèges et sur les dérogations accordées aux familles pour scolariser leur enfant dans un autre établissement que celui de leur quartier. » Le rapport de l’Education nationale citait précisément ces deux causes comme facteurs d’aggravation de la « fracture sociale » à l’entrée au collège.

Benoît Hasse

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