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Espérance banlieues, Fondation pour l’Ecole, Montessori et l’explosion du "hors-contrat". Dossier de Challenges et précisions de ToutEduc

17 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Hors contrat : le tableau (sombre) de Challenges. Les précisions de ToutEduc

"L’histoire était belle", quand en 2012 est créée à Montfermeil la première école "Espérance Banlieues", rappelle notre confrère Challenges qui souligne que le réseau compte aujourd’hui 16 écoles, 700 élèves, et de nombreux "généreux donateurs", mais a dépensé 5 M€ l’an dernier. "Depuis janvier, la guerre est déclarée (avec la Fondation pour l’école), des plaintes déposées. Un audit a révélé des fautes de gestion", ajoute le magazine qui renvoie dos à dos les deux protagonistes, Eric Mestrallet et Anne Coffinier.

Selon les informations dont dispose ToutEduc, la Fondation pour l’école se serait inquiétée de voir sa responsabilité pénale engagée par la gestion d’une "fondation abritée" et serait à l’origine de cette séparation. Elle a elle-même engagé une réforme et tous les pouvoirs du président, Lionel Devic, ont été transférés au bureau qui a été renforcé.

Challenges situe cet épisode dans son contexte de croissance du "hors-contrat" qui "explose", puisque "rien qu’en 2018, 157 nouvelles écoles indépendantes sont nées". "Dans l’académie de Versailles, en trois ans, les effectifs ont doublé, atteignant 13 000 élèves en 2017." Mais certains programmes sont "farfelus". C’est ainsi que le directeur, limogé depuis, de l’Ecole du Domaine du possible, à Arles, créée par l’ancienne ministre de la Culture Françoise Nyssen et son mari, faisait pratiquer aux élèves "un obscur rituel de spirale de l’Avent". A L’Isle-sur-la-Sorgue, "l’école Candide pratiquait la "ronron thérapie" avec ses 75 élèves et 15 chats : elle vient de fermer". Notre confrère dénonce encore "l’Ecole dynamique" créée à Paris par Ramin Farhangi, "sans programme ni horaires", mais aussi "les écoles de la fraternité Saint-Pie-X, les soeurs dominicaines de Fanjeaux ou les Vignes et Hautefeuille de l’Opus Dei", "des manuels de biologie aux pages sur la sexualité collées" et des cours d’histoire "qui vantent le sauveur Pétain et conspuent les "ingrats qui ont fui en Angleterre".

Il dénonce également "la folie Montessori", "avec plus de 200 établissements et un vrai business de produits dérivés" et les "boîtes à fric". Le Cours Hattemer a été racheté fin 2017 par le fonds d’investissement américain Providence Equity Partners tandis que Aldrick Allal, qui a racheté l’internat de Tersac et voulu en créer plusieurs autres sur le même modèle est "aujourd’hui aux prises avec la justice".

Le magazine estime que la "loi Gatel" a contraint les responsables "à prendre des mesures" avec "la création d’inspecteurs référents et formés aux techniques de l’investigation, maîtrisant l’arabe pour certains". Pour sa part, la Fondation pour l’école fait valoir qu’elle a deux chartes, la Charte de la Fondation et la Charte de protection des mineurs (adoptées en 2017 et 2018, voir ToutEduc ici et ici), que doivent "impérativement respecter" les écoles pour être éligibles au soutien de la Fondation. "Nous ne finançons pas tout et n’importe quoi", ajoute une responsable de la Fondation.

Extrait de touteduc.fr du 15.04.19.

 

Sur le site ozp,
voir le mot-clé du groupe 5 *Enseignem. privé/
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