> INEGALITES SCOLAIRES, MIXITE SOCIALE, PAUVRETE, ETHNICITE, OUVERTURE (...) > Pauvreté, Aide sociale > Mise en oeuvre du rapport "Grande pauvreté". Un dossier de bilan très (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Mise en oeuvre du rapport "Grande pauvreté". Un dossier de bilan très détaillé. Revalorisation de 25% des bourses de collège et retour sur la refondation de l’éducation prioritaire

28 février 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Une école solidaire pour la réussite de tous
Ce lundi 27 février 2017, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a annoncé la revalorisation de 25% des bourses de collège, dans la suite de la mise en œuvre des recommandations du rapport Grande pauvreté et réussite scolaire de l’inspecteur général Jean-Paul Delahaye, remis en mai 2015.

Après avoir augmenté les fonds sociaux des établissements scolaires de 80%, allégé la facture des familles pour la rentrée scolaire et réduit le non-recours aux bourses en prolongeant notamment la période pour déposer une demande, fait à la rentrée 2016 une première augmentation des bourses de 10 % en lycée, une nouvelle étape de mise en œuvre est franchie avec la majoration de 25% du montant des bourses de collège à la rentrée 2017.

En effet, l’arrivée au collège représente souvent un surcoût important pour les familles et l’un des moments du parcours où les inégalités se creusent.

Le rapport Grande pauvreté et réussite scolaire avait souligné la nécessité d’engager une simplification du dispositif et d’encourager les familles éligibles à effectivement demander la bourse. Enfin, il soulignait que le montant des bourses devait faire l’objet d’une revalorisation.

Cette hausse de 25% concerne les 840000 collégiens boursiers et contribue à lutter contre les inégalités et la grande pauvreté. Ainsi, à l’échelle d’un collégien, cela conduira à une augmentation annuelle de 21 € pour une bourse échelon 1, de 58 € pour une bourse échelon 2 et 90 € pour une bourse échelon 3.

 

Le sommaire détaillé du dossier "Une école solidaire pour la réussite de tous" :
Des pratiques pédagogiques et un accompagnement attentifs aux besoins de chaque élève
Faire réussir tous les élèves avec la loi de refondation de l’École et la refondation de l’éducation prioritaire
Intégrer dans la formation initiale et continue une connaissance concrète de la grande pauvreté et les approches pédagogiques favorables à la réussite de tous
Sensibiliser les équipes à l’accompagnement au travail personnel des élèves, veiller à la mise en œuvre effective de l’accompagnement personnalisé au collège et au lycée
Assurer un meilleur suivi pédagogique de tous les élèves avec le livret scolaire unique
Des moyens financiers et humains en augmentation
Mieux utiliser les fonds sociaux qui ont augmenté de plus de 85%
Réduire le non recours aux bourses et poursuivre l’augmentation de leurs montants
Déployer les infirmiers dans les zones urbaines et rurales défavorisées
Augmenter le nombre d’assistants sociaux dans les écoles en zones urbaines et rurales défavorisées
Une plus grande attention apportée aux conditions de vie des familles
Faire des demandes raisonnables de fournitures scolaires
Permettre à tous les élèves de participer aux sorties scolaires
Coopérer utilement avec les parents : les espaces parents, les mallettes des parents et le dispositif
Promouvoir les partenariats avec les associations solidaires et de parents
Déployer les programmes de réussite éducative dans les écoles et collèges des REP+
Intégrer aux missions des CESC le suivi des actions des partenaires de l’école
La trousse à projets expérimentée dans cinq académies
La plateforme solidaire de financement participatif des projets des enseignants et de leurs élèves
La déclinaison académique du plan
Au collège Georges Rouault : une amélioration visible des résultats

Voir le détail du dossier Une école solidaire pour la réussite de tous

 

EXTRAIT SUR l’Education prioritaire

La politique d’éducation prioritaire a elle aussi changé afin que les exigences (le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, les programmes) y soient les mêmes qu’ailleurs même si le contexte social et économique est différent.

La politique d’éducation prioritaire refondée se traduit par :
un travail en réseau pour les enseignants du premier et du second degré afin de partager leurs compétences pour une action pédagogique et éducative cohérente et durable jusqu’au brevet des collèges ;
une refondation pédagogique avec un référentiel élaboré à partir de l’expérience des personnels, des apports de la recherche et de l’expertise des inspections générales pour constituer une base solide et validée de savoirs sur les principes d’action les mieux adaptés aux besoins des élèves ;
des indemnités revalorisées et des conditions de travail des personnels qui ont évolué : dans les REP+, le temps enseignant intègre maintenant le temps de la formation et du travail collectif ;
la formation de près de 250 formateurs académiques pour l’éducation prioritaire venus renforcer les personnes-ressources ;
des moyens prioritairement affectés dans les écoles et établissements de REP et de REP+ : dispositif plus de maîtres que de classes, scolarisation des moins de trois ans, déploiement de nouveaux personnels sociaux et de santé.

Faire réussir tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale, nécessite prioritairement de développer des pratiques pédagogiques qui s’adressent à tous en prenant en compte dans l’ordinaire des classes les besoins des élèves les moins familiers de l’univers scolaire. Ces élèves peuvent peiner à comprendre le sens réel des activités menées, se méprendre sur ce qu’il s’agit d’apprendre au-delà de ce qu’il s’agit de faire. Des compétences essentielles à la réussite, semblant "aller de soi" mais en réalité socialement construites restent insuffisamment enseignées. C’est pourquoi "enseigner plus explicitement", c’est-à-dire s’attacher à clarifier les enjeux des tâches scolaires, à enseigner les compétences et les procédures qui permettent de réussir et d’apprendre, est indispensable.

L’enjeu de la réduction des écarts entre l’éducation prioritaire et le reste du système éducatif est bien sûr primordial pour les élèves et leur famille, il l’est tout autant pour le système éducatif dans son ensemble.

Extrait de education.fr du 27.02.17 : Une école solidaire pour la réussite de tous

 

Un communiqué du parti socialiste

Yannick TRIGANCE
Secrétaire national adjoint à l’éducation et aux lycées professionnels
Colombe BROSSEL
Secrétaire nationale à l’Éducation et à la formation, et vice-présidente du Conseil national

Le Parti socialiste salue l’annonce par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la revalorisation de 25% des bourses de collège, dans la suite de la mise en œuvre des recommandations du rapport Delahaye, « Grande pauvreté et réussite scolaire », remis en mai 2015.

L’entrée au collège représente souvent un surcoût important pour les familles et l’un des moments du parcours scolaire où les inégalités se creusent. Cette mesure concerne 840.000 collégiens boursiers et sera mise en œuvre à la rentrée 2017. Concrètement, à l’échelon 1, l’allocation annuelle passera de 84 euros à 105 euros, à l’échelon 2 de 231 euros à 289 euros et à l’échelon 3, de 360 euros à 450 euros. Sur un an, cela représente un coût de 45 millions d’euros.

Cette annonce est une nouvelle étape dans les mesures prises depuis la Refondation de l’école pour lutter contre les impacts de la pauvreté sur le parcours scolaire des élèves. Le Parti socialiste se félicite en particulier de l’augmentation des fonds sociaux de 80% alors qu’entre 2002 et 2012 ils avaient été diminués drastiquement de 72 millions d’euros à 27 millions d’euros.

La Refondation de l’école a engagé depuis 5 ans une politique volontaire pour réduire le poids des déterminismes sociaux à l’école et mettre la réussite de tous les élèves au cœur des priorités éducatives de la Nation. Il serait catastrophique de stopper cet effort, de revenir en arrière à une école toujours plus inégalitaire, comme le préconisent Marine Le Pen ou François Fillon dans leurs programmes.

Extrait de parti-socialste.fr du 28.02.17 : Revalorisation des bourses de collège : le Gouvernement poursuit son action pour réduire les déterminismes sociaux à l’école

Répondre à cet article