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L’éducation et les rythmes scolaires dans le discours de politique générale de Manuel Valls

9 avril 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

"Il faut investir dans l’école de la République et en particulier dans ses enseignants, auxquels nous devons rendre hommage et qu’il faut chérir", a déclaré le premier ministre le 8 avril dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Des paroles flatteuses mais l’Ecole n’est apparue dans son discours que durant deux minutes et en fin de parcours. Elle n’est plus la priorité d’un gouvernement tendu vers le redressement économique. Manuel Valls annonce vouloir garder le cap de la refondation mais il impose une pression administrative et budgétaire importante. Il maintient la réforme des rythmes mais annonce des "assouplissements".

[...] Chaque enfant, quel que soit son milieu social, doit bénéficier des mêmes chances". " Le redressement de l’école doit être poursuivi !" affirme M Valls. Il cite nommément : réforme des métiers, rétablissement de la formation des maîtres, lutte contre l’échec scolaire, priorité donnée au primaire et relance de la scolarisation des moins de trois ans. C’est à dire les aspects déjà engagés par Vincent Peillon. Rien n’est dit des chantiers de l’année : le collège, la réforme du lycée par exemple.

[...] Très attendu sur les rythmes scolaires, Manuel Valls estime que c’est " une bonne réforme" car "grâce à elle, un nombre accru d’enfants accède à des activités périscolaires, sportives et culturelles fortement complémentaires de l’éducation dispensée par les enseignants". La gestion du temps strictement scolaire n’est pas évoquée par le premier ministre. Il ajoute :" j’entends néanmoins les remarques de bonne foi formulées par les élus. Ainsi, le cadre réglementaire sera assoupli après les nécessaires concertations avec les enseignants, les parents, les élus et bien sûr les maires".

Interrogé par le Café pédagogique, le cabinet de Benoît Hamon précise qu’il n’y aura pas d’assouplissement sur la date d’application de la réforme des rythmes. "Il n’y aura pas de report, pas de retard, pas de libre choix". Mais "pour ne pas passer à coté de projets pédagogiques intéressants" et "pour permettre l’application" de la réforme, on "tiendra compte des réalités de terrain". "Le décret reste inchangé" mais les services académiques ont des pistes juridiques pour s’adapter à des situations variées. L’exemple qui est donné est troublant puisqu’il s’agit d’une école qui utiliserait tout le mercredi pour faire du ski, c’est à dire le maintien de l’école sur 4 jours ! L’assouplissement ira-t-il jusque là ? Est-ce juridiquement possible ? Au ministère on annonce des concertations. La réponse n’est pas très claire

Extrait de cafepedagogique.net du 09.04.14 : Manuel Valls : Maintien de la refondation et assouplissement des rythmes

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5 Messages de forum

  • Le discours d’investiture de Jospin en 1997 sera donc le seul, au cours de la Vème République, à comporter l’éducation prioritaire comme élément explicite du travail du gouvernement.

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    • Jospin avait été ministre de l’Education nationale et, à ce titre, avait décidé et piloté la première relance des ZEP. Il en connaissait donc l’importance. Les autres premiers ministres de la Vème soit n’avaient pas connu directement ce dossier (par exemple Mauroy, Juppé ou Hamon) soit le connaissaient pour l’avoir administré mais n’en faisaient pas un élément intéressant de leur programme de gouvernement (Fillon).

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    • En effet !

      Voici le passage concerné

      Déclaration de Politique générale de M. Lionel Jospin, Premier ministre, à l’Assemblée nationale, le 19 juin 1997

      […] J’engage ce mouvement sans délai dans trois directions :

      […] L’école

      Dans les établissements scolaires, il faut donner plus de moyens lorsque la tâche est plus difficile, encadrer davantage lorsque la contrainte sociale est plus grande. L’égalité, oui, mais qui respecte la diversité. Je demande donc que des moyens supplémentaires soient mobilisés, dès la prochaine rentrée scolaire, pour les zones d’éducation prioritaire. De même et bien que le dispositif soit à cette date de l’année largement arrêté, je donne les instructions nécessaires pour que l’on réexamine, dès cette rentrée, les situations les plus difficiles créées par les fermetures de classe.

      http://www.vie-publique.fr/documents-vp/decl_jospin_190697.pdf

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      • Merci pour cette citation : je vois que le site de l’OZP recèle des trésors pour les historiens.

        Que l’éducation prioritaire fasse partie du programme d’un nouveau gouvernement est certes symbolique, un signal fort, mais l’important est ce que va faire à ce sujet le ministre de l’Education nationale. Or celui-ci semble avoir repris à son compte la réforme mise au point par Peillon. Bon : on va voir ça de près.

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        • La tenue de la réunion des 101 responsables de REP+ juste au début de ce ministère est, de ce point de vue, très positif : voilà longtemps qu’une telle réunion n’avait pas eu lieu.

          Il faudrait maintenant qu’un séminaire de formation des coordos soit à nouveau organisé comme celui de 2001 à Metz. Les coordos, sans formation spécifique pour la plupart, en ont besoin et l’on sait l’importance décisive que peut avoir cette fonction pour la réussite des REP+.

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